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« Dix sous ne suffisent pas », disent les travailleurs des Services de développement à l’employeur

« Dix sous ne suffisent pas », disent les travailleurs des Services de développement à l’employeur

Services de développement
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Les membres du personnel de première ligne des Services de développement spécialisés du Centre-Ouest (CWSDS) ont tenu un piquet d'information le 17 juillet dernier pour appuyer leur équipe de négociation. Le message communiqué à l’employeur, « dix sous ne suffisent pas ».

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Portant macarons et autocollants disant « Up Your Offer » (Améliorez votre offre), quelque 100 membres de la section locale 249 du SEFPO et leurs familles ont fait le piquet devant le siège social des CWSDS, à Oakville. Eduardo (Eddy) Almeida, premier vice-président/trésorier du SEFPO, Erin Thorson, membre du Conseil exécutif pour la région 2 du SEFPO, ainsi que quelques membres des sections locales voisines du SEFPO se sont joints à eux.

Le personnel des CWSDS prend soin de personnes qui vivent avec d’extrêmes handicaps du développement dans les régions d’Oakville, Burlington, Halton, Dufferin et Peel. Ils décrivent leur travail comme étant hautement spécialisé et gratifiant, mais aussi astreignant, tant sur le plan physique que psychique, et parfois dangereux.

En mai dernier, le personnel de première ligne a rejeté un accord de principe contenant une augmentation salariale de 10 cents de l’heure et voté à 91 pour cent en faveur d’un mandat de grève.

Dans son discours aux piqueteurs, Monsieur Almeida a dit que l’offre de l’employeur était « honteuse ».

« Je sais bien que vous faites ce travail parce que vous l’aimez », a-t-il dit. « Je sais que ce n’est pas une question d’argent, mais en bout de ligne, vous ne pouvez pas faire ce travail si vous ne recevez pas un salaire décent. Il est grand temps que l’employeur vienne à la table avec une offre sérieuse, qui tienne compte de vos compétences exceptionnelles et de votre grande compassion. »

 

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Monsieur Almeida a également fait remarquer que les CWSDS avaient trouvé l’argent pour embaucher davantage de gestionnaires récemment, tandis que James Duncan, directeur général inscrit sur la liste « Sunshine », bénéficiait d’une augmentation de 3 pour cent en 2016. « Il leur suffirait de transférer un peu de cet argent là où le véritable travail se fait, et nous pourrions peut-être conclure un contrat », a-t-il dit aux piqueteurs enthousiastes.

Les cadres des CWSDS disent que les coûts élevés liés aux heures supplémentaires les empêchent d’offrir de meilleurs salaires. Le SEFPO fait valoir que les coûts inhérents aux heures supplémentaires sont dus à un cycle de mauvaise gestion des CWSDS, où plus de 30 postes de première ligne vacants obligent les travailleurs à doubler les quarts. Entre temps, leur équipe démesurée de gestionnaires des RH recourt à une approche de gestion punitive et à des pratiques de gestion lourdes plutôt que de recruter du personnel pour combler ces postes vacants.

Le syndicat a déposé une demande de conciliation et la prochaine rencontre à la table de négociation aura lieu le 8 août.

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