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SEFPO Pensions et prestations

Ne laissez pas Kathleen Wynne remplacer nos « chiens de garde » par des chiens de poche, dit le président du SEFPO

Retraites et avantages sociaux - SEFPO
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L'article d'opinion de Warren (Smokey) Thomas, président du SEFPO, a été publié dans le Toronto Sun le 20 février 2017.


Les travailleurs et retraités de la Fonction publique de l'Ontario ont l’impression qu’ils vont se faire voler. La première ministre Kathleen Wynne lorgne avec avidité nos fonds de pension durement gagnés et veut utiliser notre argent pour redresser le déficit.

De toute évidence, nous avons besoin d’un « chien de garde ».

Bonnie Lysyk, vérificatrice générale de l’Ontario, notre « chien de garde » le plus important, avait raison lorsqu’elle a dit que le gouvernement n'avait pas le droit d’équilibrer son budget avec le surplus des fonds de pension.

Mais les libéraux n’aiment pas les « chiens de garde ». Ils veulent des « chiens de poche » à la place.

C'est pourquoi Madame Wynne a acheté les gens de son bord les plus chers qui soient pour la « conseiller » sur les pensions.

En utilisant nos dollars d’impôts, les vôtres et les miens, elle s’est procuré un groupe de soi-disant experts pour 2 000 $ par jour par tête, pour des factures scandaleuses qui pourraient atteindre 500 000 $, pour lui dire ce qu’elle voulait entendre.

À ce prix, Madame Wynne savait qu’elle n'achetait pas une réponse honnête; plutôt, ce qu’elle achetait, c’était une déclaration attaquant les paroles de la vérificatrice générale.

Le Syndicat des employés de la fonction publique de l'Ontario (SEFPO) appuie Madame Lysyk.

Si Madame Lysyk ne réussit pas, alors Madame Wynne aura écrasé une fois de plus un contrôle vital sur son autorité. Après tout, la première ministre a déjà castré le directeur de la responsabilité financière de l’Ontario qui avait demandé que les salaires des dirigeants d’Hydro One soient divulgués.

À l’instar du président Trump, Madame Wynne continue d’étouffer les protestations. Elle ne connaît tout simplement pas les limites de son pouvoir.

Au lieu d’écouter les « chiens de garde » du peuple, elle ne prête d'attention qu’à ses riches amis, des banquiers de la trempe d’Ed Clark et des investisseurs qui s’enrichissent grâce à la privatisation.

Encore et toujours de l’élitisme libéral!

Depuis des années, les libéraux ont essayé d’équilibrer le budget sur le dos de nos membres, avec des plans d’austérité et un programme de gel salarial.

Ce n’est pas la faute des travailleurs si les politiciens jettent notre argent par les fenêtres; ainsi, les fonds de retraite des travailleurs de première ligne ne doivent pas être utilisés pour réparer les catastrophes financières du gouvernement.

Qu’importe qu’un « chien de poche » libéral au Toronto Star veuille nous faire croire que ce n’est qu’un argument technique sur des pratiques comptables. Ne vous y trompez pas, c’est une véritable bagarre pour déterminer à qui appartiennent des milliards de dollars gagnés par les travailleurs et investis pour leur retraite. 

Si personne ne lui barre la route, j’ai bien peur que Madame Wynne puisse voler l’argent de nos pensions, ce qui lui permettrait d’avoir encore plus d'argent pour ses consultants et les dirigeants sur la liste Sunshine.

Nous avons vu les chefs d’entreprise jouer à ce jeu dans le secteur privé et, en bout de ligne, ce sont toujours les travailleurs qui paient.

C'est pourquoi je demande à la première ministre de nous dire dès maintenant qu’elle ne touchera pas aux régimes de retraite publics.

Cet argent appartient aux travailleurs de la province – ce sont eux qui l’ont gagné.