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Il est temps que Doug Ford se réveille et réponde à la crise correctionnelle!

Une déclaration du président du SEFPO, Warren (Smokey) Thomas, sur le Centre de détention Toronto Sud :

La dernière condamnation de l’état des prisons ontariennes devrait inciter le premier ministre Ford et son gouvernement à prendre des mesures immédiates pour remédier à la crise qui règne dans le système correctionnel.

Un autre juge a encore reproché au gouvernement les conditions de détention épouvantables des prisons de la province.

Le premier ministre et chacun des membres de son Cabinet devraient prendre le temps de lire la décision du juge Andras Schreck concernant un homme logé au Centre de détention Toronto Sud.

Lorsqu’un juge déclare que les conditions de détention inhumaines du Centre de détention Toronto Sud révèlent un « type de comportement répréhensible délibéré de l’État », il est temps que le gouvernement au pouvoir, quel qu’il soit, se réveille et agisse.

Le juge Schreck n’est pas le premier juge à commenter sur les conditions de vie dans cet établissement et ses paroles peuvent facilement s’appliquer à la plupart des établissements correctionnels de la province.

Dans le système judiciaire, les juges ont pour rôle de faire en sorte que les personnes accusées de crimes reçoivent un traitement équitable et humain. Il est scandaleux qu’en dépit du nombre de juges qui ont essayé d’attirer l’attention sur l’état épouvantable des prisons de l’Ontario, nos gouvernements se soient moqués de ces avertissements.

Les paroles du juge Schreck ne surprennent nullement les employés de ces établissements, travailleurs de première ligne fièrement représentés par notre syndicat.

Cela fait des années que le SEFPO supplie les gouvernements libéraux et conservateurs successifs de prendre les mesures qui s’imposent pour remédier au surpeuplement et au manque de personnel et de formation dans notre système correctionnel.

Nos prisonniers ne sont pas incarcérés dans nos prisons, ils sont entreposés. Je rappelle au gouvernement que beaucoup d’entre eux sont en détention présentencielle.

La seule solution humaine au surpeuplement est de mettre un détenu par cellule. Cela nous coûtera-t-il plus? Oui. Toutefois, le système judiciaire n’est pas une entreprise et ne devrait pas être perçu comme tel.

Les conditions de vie des détenus sont les conditions de travail de nos membres.

Les hommes et les femmes qui travaillent dans le système correctionnel de l’Ontario essaient trop souvent de colmater les brèches tandis que le barrage cède tout autour d’eux. Nos établissements correctionnels sont désespérément à court de personnel, et un grand nombre de ces travailleurs ont souffert d’épuisement professionnel, d’ÉSPT et, souvent, de blessures physiques.

Nous avons à maintes reprises soulevé ces questions auprès des gouvernements, mais malheureusement, nos demandes sont tombées dans l’oreille d’un sourd. Quand les conservateurs formaient l’opposition, ils avaient promis de remédier aux problèmes dans notre système correctionnel. Il est temps que le premier ministre, Sylvia Jones, la solliciteure générale, et Monte McNaughton, le ministre du Travail, intensifient leurs efforts et tiennent leur promesse.

J’ai déjà invité le premier ministre à se joindre à moi pour une visite de Toronto Sud, et je l’y invite une fois de plus. Si seulement il prenait le temps d’écouter nos membres aux premières lignes et constatait par lui-même l’état des lieux, il se rendrait compte de l’urgence d’agir.

Le gouvernement doit s’engager à investir des fonds considérables dans le budget cette année, mais le premier ministre ne devrait même pas attendre si longtemps.

C’est maintenant qu’il faut agir. Ce problème a été négligé pendant trop longtemps.

Warren (Smokey) Thomas, président du SEFPO