Skip to content
lbed_opseu_french_banner.jpg

L'écho n°57 – Un mot de la présidente et bien plus encore

We the North
Share on facebook
Share on twitter
Share on email

Mot de la présidente

C’est le mois de juillet. Le temps est splendide et votre équipe de négociation, qui vient d’être élue, est déjà à l’œuvre durant cette période de prénégociation. Dans le dernier numéro de L’écho, j’ai souligné le rôle primordial de chacune et chacun d’entre vous dans l’application du programme Contrôle 25 de la LCBO.  Alors que le nombre d’épiceries qui vendent de la bière, du cidre et, bientôt du vin, ne cesse de croître, je suis très préoccupée par le niveau de diligence dans les contrôles qui y sont effectuées, ainsi que par les conséquences de l’expansion de la vente d’alcool sur les coûts sociaux et la sécurité dans nos collectivités – notre principale préoccupation.

Nous savons que les épiceries veulent vendre de la bière et du vin pour accroître l’achalandage dans leurs magasins. Quand les profits de l’épicerie sont en jeu et qu’une bonne douzaine de produits ont déjà été enregistrés à la caisse, pourquoi se casserait-ils la tête à demander une pièce d’identité avec photo pour confirmer que le consommateur est âgé de 19 ans ou plus quand il achète six bières ou une bouteille de vin? Avez-vous vu les T-shirts rouges que portent les caissiers dans les épiceries? On peut y lire « Une bière bien froide! ». La vente de provisions et de nourriture semble être devenue la chose la moins importante dans ces épiceries.

Notre engagement envers la responsabilité sociale contribue à assurer la sécurité de nos communautés. Nous en sommes tous convaincus. Nos clients le savent aussi. Pouvoir acheter davantage d’alcool ne contribue en rien à la sécurité de nos routes et communautés. De plus, cette décision ne tient pas compte des nombreuses personnes qui souffrent de toxicomanie alcoolique. Avec cet élargissement, nos communautés sont inondées par l’alcool. Que doit-on faire pour les protéger? Nous n’avons pas obtenu de réponse.

Dans cette tourmente, je veux que vous sachiez que votre Exécutif divisionnaire est fier de se battre pour vous. Nous travaillons à vos côtés, chacune et chacun d’entre nous. Nous voyons, jour après jour, votre engagement à fournir un service d’excellence à la clientèle. Assurer la sécurité d’emploi des employés et veiller à une dotation suffisante en personnel afin de procurer le meilleur service à la clientèle ont toujours figuré en haut de la liste des préoccupations de notre syndicat. Mais ces objectifs sont de plus en plus difficiles à atteindre du fait que l’employeur n’emploie pas suffisamment de personnel pour les quarts de travail, n’affiche pas les postes vacants, ne donne pas suite à son engagement de créer 200 postes permanents à temps plein et chamboulent les horaires de travail, de sorte que les employés occasionnels les plus vulnérables et dédiés ne travaillent pas assez d’heures requises pour obtenir un emploi à temps plein ou avoir droit aux avantages sociaux. Je dis que c’est une honte!

Restez à l’affût des nouvelles alors que nous nous préparons à mobiliser tous les employés de la LCBO afin de protéger nos communautés, de défendre les bons emplois et de lutter contre l’élargissement du marché de détail de l’alcool en Ontario.

Continuez à nous suivre et à chercher des moyens d’ajouter votre voix à la lutte.

En solidarité,
Denise Davis
Présidente de la Division des employés de la Régie des alcools du SEFPO (LBED)

Les experts affirment que le système public reste le moyen le plus sûr de vendre de l’alcool

L’alcool est une substance dangereuse. Quelle est la meilleure façon de le vendre?

Les membres du SEFPO répètent depuis des années que le système public – la LCBO – reste le meilleur moyen. Et devinez quoi? Les experts sont d’accord.

Lors d’une conférence qui s’est tenue en mai, un forum organisé par le Groupe de travail pour la vente au détail d’alcool responsable a réuni des experts de partout au Canada afin de discuter de cette question. Ont participé à ce forum des chercheurs, des défenseurs de la sécurité publique, des professionnels en santé mentale et en toxicomanie, des médecins et des infirmières et des anciens buveurs.

En dépit du fait qu’ils venaient d’horizons différents, ils ont tous convenu d’une chose : la meilleure façon de réduire les méfaits de l’alcool est de maintenir le marché de détail de l’alcool dans le secteur public.

Mettre les faits en lumière

Le SEFPO a coparrainé la conférence du 18 mai, avec sept autres organisations : Arrivez sain et sauf; l’Association des infirmières et infirmiers de l’Ontario; Ontario Students Against Impaired Driving; l’Association pour la santé publique de l’Ontario; l’Association des infirmières et infirmiers autorisés de l’Ontario; la section locale 12R24 de l’Union internationale des travailleurs et travailleuses unis de l’alimentation et le syndicat Unifor. Le forum du 18 mai avait pour objectif d’informer les participants et de leur procurer les plus récentes informations sur la consommation d’alcool et les meilleures politiques pour réduire les méfaits liés à l’alcool.

Tim Stockwell, directeur au Centre for Addictions Research of British Columbia, a déclaré aux participants que, lorsqu’on tient compte des sous-déclarations, les Canadiens boivent beaucoup plus que ce qu’ils disent et même bien plus que les limites recommandées.

Monsieur Stockwell a tenu à souligner le fait que sa présentation était « vraiment un appel en faveur du monopole du gouvernement de l’Ontario ». Il a soutenu que, « sans la structure d’un monopole gouvernemental, il est beaucoup plus difficile de faire de la prévention efficacement ». Il a décrit le lien qui relie les monopoles gouvernementaux et la consommation. « Il a pris en exemple l’Australie et le Royaume-Uni, qui n’ont pas de monopoles gouvernementaux, où la consommation d’alcool est de 10 à 30 pour cent plus élevée qu’au Canada. »

Une crise de santé publique

« Nous allons tout droit vers une crise de santé publique au Canada », a déclaré la conférencière principale, Ann Dowsett Johnston, auteure du livre : Drink: the Intimate Relationship Between Women and Alcohol. « Les Canadiens entretiennent des liens étroits avec l’alcool », a-t-elle expliqué, notant que plus de trois millions de Canadiens ont bu suffisamment en 2013 pour être en danger ou pour constituer un danger immédiat, et qu’au moins 4,4 millions d’entre eux étaient à risque d’en subir des effets chroniques sur leur santé. Madame Johnston a souligné la nécessité de mieux sensibiliser la population.

Warren (Smokey) Thomas, le président du SEFPO, a indiqué qu’il n’y a pas eu d’étude approfondie sur les coûts sociaux et de santé liés à l’alcool depuis 2006, et que l’étude du Centre canadien de lutte contre l’alcoolisme et les toxicomanies est fondée sur les données de 2002. Il a vivement critiqué la décision du gouvernement de l’Ontario de modifier le marché de détail de l’alcool dans la province sans avoir effectué les recherches sur les coûts d’une telle mesure.

« Il ne fait aucun doute que la consommation d’alcool entraîne des coûts financiers massifs pour la société en ce qui concerne les soins de santé, les accidents de la circulation, l’application de la loi et la perte de productivité au travail », a déclaré Warren (Smokey) Thomas. « Malheureusement, les libéraux de l’Ontario permettent aux épiceries de vendre de la bière et du vin sans même en connaître les coûts véritables en bout de ligne. Ils libéralisent la vente d’alcool en Ontario sans avoir fait une étude approfondie. »

Le président Thomas a demandé au gouvernement de l’Ontario de financer des recherches indépendantes sur le coût, y compris sur les coûts financiers, de la consommation d’alcool.

« Nous demandons au gouvernement de financer une étude indépendante afin de déterminer le coût financier de la consommation d’alcool pour le gouvernement et la société », a-t-il ajouté. « Un demi-million de dollars, ce qui représente à peu près une heure des profits de la LCBO lorsque ses magasins sont ouverts, permettrait de financer cette étude. »

« Les membres du SEFPO apportent une “perspective unique” à la question de l’alcool », a-t-il ajouté. « Environ 7 000 de nos membres gagnent leur vie en vendant de l’alcool. Dans le même temps, nous représentons des milliers d’autres membres dont le travail consiste à traiter les effets de l’alcool. Ces membres travaillent dans les soins de santé, les services sociaux, les tribunaux et le système correctionnel. De nombreux membres du SEFPO se dévouent professionnellement pour protéger le public et nos collectivités des dangers qui résultent de la consommation d’alcool.

On estime que la consommation d’alcool coûte à la province plus de cinq milliards de dollars par an en soins de santé, justice pénale et temps de travail perdu », a-t-il conclu.

Plus de privatisation, c’est plus de méfaits

Puisque l’Ontario envisage de privatiser encore davantage le marché de détail de la bière et du vin, il est utile de jeter un coup d’œil sur la situation dans les autres provinces.

Il y a trois exemples précédents de privatisation à grande échelle au Canada : Le Québec, l’Alberta et la Colombie-Britannique. Dans ces trois provinces où le marché de détail de l’alcool est privatisé, selon Robert Mann, chercheur principal au Centre de toxicomanie et de santé mentale (CTSM), on constate que les gens ont tendance à boire davantage. L’augmentation de la consommation signifie que les méfaits liés à l’alcool augmentent aussi.

Ces méfaits comprennent les accidents de la route en état d’ébriété, les visites à l’hôpital, l’ensemble des troubles causés par l’alcoolisation foetale (ETCAF), les coûts de justice pénale et les heures de travail perdues.

Pas de réponse de la ministre

Bien que tous les députés aient été invités à assister au forum, une seule, Dipika Damerla, qui était aussi, à l’époque, ministre associée de la Santé, responsable des Soins de longue durée et de la Promotion du mieux-être, a assisté au forum. Madame Damerla a déclaré à l’auditoire que le gouvernement est déterminé à trouver un terrain d’entente pour procurer plus de commodité et de choix à la clientèle tout en maintenant des normes de sécurité et de contrôle. Mais lorsqu’un membre lui a demandé « Comment le gouvernement compte-t-il accroître l’accessibilité de l’alcool tout en respectant son engagement d’assurer le contrôle et la sécurité? », au lieu de répondre directement à la question, elle a dit que les épiceries qui vendent de l’alcool sont soumises aux mêmes règles (y compris les heures de vente) que la LCBO et les magasins Beer Store. Elle a évité de parler du problème de l’élargissement du marché de l’alcool et de son impact prouvé sur l’augmentation de la consommation.

En clôture de la conférence, la présidente de la conférence, Denise Davis, a déclaré : « Nous devons continuer notre combat contre la vente de bière et de vin chez les détaillants privés », a-t-elle martelé. « L’expérience montre que le moyen le plus sûr d’élargir le marché de détail de l’alcool est de le faire par l’entremise des points de vente du secteur public. »

Regardez les faits saillants du forum ici

{“fid”:”29618″,”view_mode”:”default”,”fields”:{“format”:”default”,”filename_field[en][0][value]”:”An Alcohol Strategy for Ontario”},”type”:”media”,”attributes”:{“alt”:”An Alcohol Strategy for Ontario”,”class”:”media-element file-default”,”data-delta”:”1″},”field_deltas”:{“1”:{“format”:”default”,”filename_field[en][0][value]”:”An Alcohol Strategy for Ontario”}}}

Les libéraux vont de l’avant avec la privatisation du marché de détail de l’alcool

Le gouvernement Wynne va de l’avant avec son plan autorisant davantage de magasins privés à vendre du vin.

Les épiceries ont jusqu’au 5 août pour soumettre leur demande d’autorisation de vendre du vin. Soixante-dix autorisations seront accordées au total. Ces épiceries pourraient vendre du vin dès le mois d’octobre.

Soixante épiceries vendent de la bière depuis décembre dernier. Depuis lors, les succursales de la LCBO qui sont situées près d’une épicerie qui vend de la bière ont enregistré une baisse de la vente de bière. Avec le temps, la LCBO estime qu’elle pourrait perdre plus de la moitié de ses ventes de bière. La LCBO ne dit pas combien elle pourrait perdre en vente de vin, mais les enjeux sont élevés. La société de la Couronne vend actuellement plus de 80 pour cent de tous les vins qui sont vendus en Ontario.

La LCBO appartient à la population de l’Ontario et les profits de ses ventes servent à payer nos routes, écoles, hôpitaux et nos autres services publics. Pourquoi le gouvernement transfère-t-il ces profits à des intérêts privés?

Victoire : les épiceries doivent respecter la Loi Sandy

Dans le cadre de sa longue bataille contre la privatisation de la vente d’alcool en Ontario, le SEFPO a remporté une victoire : les épiceries doivent maintenant placer des affiches prévenant les femmes que la consommation d’alcool pendant la grossesse peut causer l’ensemble des troubles causés par l’alcoolisation foetale (ETCAF).

Conformément à la Loi Sandy, les établissements qui vendent de l’alcool sont tenus de placer des affiches. Mais quand les épiceries ont commencé à vendre de la bière, elles n’avaient pas à le faire.

C’est le Groupe de soutien de l’ETCAF de Hamilton qui a porté cette question à l’attention du SEFPO. Le groupe a contacté le gouvernement pour en savoir plus sur cette exception pour les épiceries, mais n’a obtenu aucune réponse. Le SEFPO a publié un communiqué de presse le 11 mai, qui a poussé le groupe de coordination de l’ETCAF de Toronto à écrire une lettre à la première ministre Kathleen Wynne. Dans une lettre ouverte à la première ministre Wynne, la députée provinciale Peggy Sattler, porte-parole du NPD pour les questions féminines, a également exprimé son inquiétude : « Quand on sait que l’ETCAF est la principale cause évitable de déficience intellectuelle en Amérique du Nord, on ne peut qu’être stupéfaits par l’approche de laisser-faire de ce gouvernement », a-t-elle écrit. « La protection des intérêts du public devrait être au cœur de tout mandat du gouvernement. »

L’Association pour la santé publique de l’Ontario (ASPO) est également intervenue pour peser dans la balance. Dans une lettre à la Procureure générale de l’Ontario, l’ASPO a écrit qu’en 2015, « le gouvernement de l’Ontario a conclu, après une série de tables rondes organisées à l’échelle de la province, que les connaissances du public sur l’ETCAF étaient au mieux “limitées”, et qu’un grand nombre de femmes et d’hommes n’étaient pas au courant des risques de la consommation d’alcool avant, pendant et après la grossesse. » Placer des affiches de prévention, écrit l’ASPO, est une partie importante de la stratégie provinciale pour prévenir l’ETCAF.

Finalement, les libéraux ont écouté leurs critiques et la Loi Sandy s’appliquera aussi aux épiceries. Le 24 juin, le gouvernement a adopté un règlement en catimini obligeant n’importe quelle épicerie autorisée à vendre de la bière, du vin et du cidre à placer des affiches d’avertissement. Ce règlement est entré en vigueur le 1er juillet 2016.

Il est troublant d’entendre le gouvernement de l’Ontario répéter constamment qu’il valorise la responsabilité sociale alors qu’il privatise la vente d’alcool dans la province. Il ont affirmé que les épiceries devraient respecter des règles strictes lors de la vente de bière, de vin et de cidre. Et pourtant, ils n’ont pas soumis les épiceries aux mêmes règles que les autres commerces qui vendent de l’alcool jusqu’à ce que la communauté l’exige.

Au Canada, neuf bébés sur 1 000 naissent avec l’ETCAF qui constitue la première cause de lésions cérébrales chez les enfants canadiens. Les enfants atteints de l’ETCAF peuvent avoir de nombreux troubles d’apprentissage et cognitifs toute leur vie durant.

La plainte pour atteinte aux droits de la personne à l’étape de l’audience

En 2013, le SEFPO a déposé une plainte contre la LCBO au Tribunal ontarien des droits de la personne au nom de plusieurs centaines d’employées occasionnelles. En substance, la plainte accuse la LCBO de discrimination fondée sur le sexe. Après presque trois années de recherches, de discussions et de demandes d’information, la plainte passe à l’étape de l’audience. Le calendrier est le suivant :

  • Le 31 août – Les deux parties doivent présenter leur liste de témoins et l’ordre de comparution.
  • Le 8 septembre – Les avocats tiennent une conférence téléphonique de gestion de cas avec la vice-présidente Maureen Doyle pour régler toute question de procédure en suspens.
  • Le 22 septembre – Déclarations d’ouverture.
  • Le 26 septembre – Début des audiences.

Les audiences se poursuivront :

  • Les 26, 27, 28 et 29 septembre;
  • Les 24, 25, 26, 27, 31 octobre;
  • Les 1, 2 et 3 novembre;
  • Les 19, 20 et 21 décembre;
  • Les 24, 25, 26, 27 janvier 2017;
  • Le 28 février et les 1 et 2 mars.

Les parties peuvent toujours tenter de régler les questions en litige par voie de médiation, mais si la médiation n’aboutit pas à un règlement avant le début des audiences, le SEFPO ira directement aux audiences. Le tribunal a stipulé clairement que toutes les audiences commencées seraient menées à leur terme.

Ce que fait votre syndicat pour s’opposer à la vente de bière, de vin et de cidre dans les épiceries

Votre syndicat mène une campagne d’envergure pour s’opposer à la vente de bière, de vin et de cidre dans les épiceries.

Voici ce que nous avons fait jusqu’à présent :

  • Rencontre avec Ed Clark, conseiller spécial de Kathleen Wynne, afin de recommander des moyens d’accroître le dividende de la LCBO sans avoir recours à la privatisation – octobre 2014.
  • Sondage de la population ontarienne – février 2015.
  • Création du Groupe de travail pour la vente au détail d’alcool responsable – mars 2015.
  • Élaboration d’outils de formation et de lobbying à l’intention des membres du SEFPO – avril 2015
  • Production d’épinglettes et de cartes postales : « Pas si vite, Kathleen! » – avril 2015.
  • Présentation aux députés de l’Assemblée législative de l’Ontario – mai 2015.
  • Publication d’annonces dans le magazine : À bon verre, bonne table : « Notre responsabilité envers vous! » – juin 2015.
  • Distribution d’épinglettes aux sections locales de la LBED : « Notre responsabilité envers vous! » – juillet 2015.
  • Diffusion de messages radiophoniques dans la région du Grand Toronto et dans la région des chalets – juillet à septembre 2015.
  • Diffusion de messages radiophoniques à l’échelle de la province, en français et en anglais – octobre 2015.
  • Présentation aux députés de l’Assemblée législative de l’Ontario – décembre 2015.
  • Co-organisation du Forum sur l’alcool – mai 2016.

Négociation de la LBED

Faites connaissance avec votre équipe de négociation

Nous nous préparons à la prochaine ronde de négociations de la LCBO. Votre convention collective expire le 31 mars 2017.

Les membres de votre équipe de négociation ont été élus à la Conférence de prénégociation, le 30 avril dernier. Pour préparer les négociations qui auront lieu l’année prochaine,  nous avons effectué, en mars, un sondage auprès de toutes les sections locales afin de connaître votre avis sur nos revendications. Nous vous enverrons un rapport sommaire de ces revendications prochainement. En août et septembre, nous organiserons des réunions des sections locales pour déterminer les revendications qui seront discutées lors de la réunion d’établissement des revendications finales. Jeff Weston, qui sera notre négociateur, remplacera Mark Kotanen.

Faites connaissance avec l’équipe qui vous représente. Nous luttons pour vous et nous voulons connaître votre opinion!

Denise Davis

Présidente – section locale 378

Je travaille à la LCBO depuis 1983. J’ai d’abord été employée à durée déterminée, puis occasionnelle, représentante du service à la clientèle à temps plein dans une succursale et ouvrière d’entrepôt à temps plein (logistique). En ce moment, je fais partie du personnel administratif de l’entrepôt de Durham. Lors de ces négociations, nous devrons protéger nos acquis, lutter pour obtenir une augmentation du nombre d’employés à temps plein dans tous nos lieux de travail – au siège social, dans les succursales et les centres de logistique. Nous devront faire en sorte que l’employeur cesse de détruire les postes de travail à plein temps. Dans tout milieu de travail, il devrait y avoir assez d’employés pour faire le travail correctement, efficacement et, surtout, en toute sécurité. Des employés perdent pied; nous le savons, car nous avons entendu haut et fort vos préoccupations et revendications. C’est la raison pour laquelle j’ai souhaité vous représenter dans l’équipe de négociation. Je sais que nos employés permanents et à temps plein appuient tous les employés occasionnels et saisonniers au sein de la Division des employés de la régie des alcools du SEFPO. Depuis que je suis employée à la LCBO, j’ai travaillé à la vente au détail et à la logistique. Je connais bien le rythme de travail qui est la norme dans notre milieu de travail. Je connais l’engagement de chacun et chacune d’entre vous pour votre travail et votre souci de servir la clientèle et de faire votre travail le mieux possible. Mais il n’y a tout simplement pas assez de personnel permanent pour accomplir le travail comme il devrait être fait. Tout cela nous ramène à la santé et à la sécurité, qui doivent être la priorité. Il est temps d’en discuter à la table.

Colleen Macleod

Section locale 5107

Je suis représentante du service à la clientèle à temps plein à la succursale 426 à Toronto, présidente de la section locale 5107 et membre de l’Exécutif divisionnaire. Je travaille à la LCBO depuis 2006. J’ai brigué un poste au sein de l’équipe de négociation parce que j’en ai assez des tactiques de l’employeur pour manipuler la convention collective. Nous devons lutter pour que les employés occasionnels aient la possibilité d’obtenir des postes à temps plein. Ayant déjà participé aux deux dernières rondes de négociations, je connais les dispositions dont nous avons besoin pour renforcer notre convention collective.

Mark Larocque

Section locale 499

Je suis employé à temps plein à l’entrepôt d’Ottawa. J’ai brigué un poste au sein de l’équipe de négociation afin de pouvoir dialoguer en tête-à-tête avec notre employeur et défendre un contrat équitable pour tous nos membres. Je me rends compte que cette ronde de négociations sera une des plus difficiles, mais je voulais apporter mon esprit combatif à l’équipe!

Robin Reath

Section locale 163

Je suis conseillère en produits à la succursale 62 à St. Thomas. Je fais partie de l’équipe de négociation parce que, à l’instar des autres membres, je suis préoccupée par la sécurité d’emploi. Alors que le gouvernement autorise les épiceries à vendre de la bière, du cidre et du vin, nous allons subir une pression accrue afin que l’employeur réalise des bénéfices comme jamais auparavant. Chacun d’entre nous espère que l’année prochaine sera meilleure que la précédente. Pourtant, nos employés occasionnels travaillent moins d’heures même s’ils doivent travailler davantage de jours. En août, j’ai affiché le nombre de semaines restantes avant Noël. En dessous, j’ai ajouté : « Attention, plus que deux jours fériés avant Noël. » Pour de nombreux employés occasionnels, ces deux jours sont la fête du Travail et l’Action de grâces. Pourtant ils ne travaillent jamais assez d’heures pour obtenir un poste à temps plein. En ayant assez de voir mes amis et collègues lutter constamment pour obtenir un salaire décent, l’activiste syndicale que je suis a estimé que le moment était venu de s’impliquer pour changer les choses.

Vos mobilisateurs

Une fois que les négociations auront commencé, sept mobilisateurs, un par région du SEFPO, seront en congé syndical afin de pouvoir informer les membres sur les négociations. Les mobilisateurs suivants ont été élus lors de la conférence de prénégociation qui a eu lieu en avril dernier.

Guy Jeremschuk – section locale 162
Bonnie Jolley – section locale 284
Tracy Vyfschaft – section locale 377
Dianne Perry – section locale 497
Craig Hadley – section locale 5109
Amanda Pellerin – section locale 682
Rob Mithrush – section locale 741