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L'écho n°58 – octobre 2016 – Mot de la présidente et bien plus encore

L'écho n°58 – octobre 2016 – Mot de la présidente et bien plus encore

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Mot de la présidente

Chères consœurs, chers confrères,

J’ai le plaisir de partager avec vous le travail qui a été effectué par votre exécutif divisionnaire et les présidents de section locale durant cette période de prénégociation :

  • Notre Comité anti-privatisation a aidé les membres à organiser neuf piquets d'information à travers la province.

  • Le président du SEFPO, Warren (Smokey) Thomas, et moi-même avons tenu une conférence de presse à Queen's Park, le 30 août dernier, pour discuter de notre position sur l'avenir de la vente de cannabis.

  • Votre syndicat a exercé des pressions afin de faire annuler les modifications aux avantages sociaux qui toucheront les futurs retraités.

  • L'exécutif divisionnaire travaille à la mise à jour des politiques de la LCBO contre le harcèlement et la discrimination.

  • Le Comité provincial de consultation patronale-syndicale, qui est maintenant représenté par votre équipe de négociation, a travaillé avec les représentants de l’employeur sur les enjeux provinciaux qui vous touchent (les procès-verbaux des réunions du comité seront publiés prochainement dans tous les lieux de travail).

Ces derniers mois ont été très occupés et je tiens à remercier tous les membres qui ont organisé des piquets d'information ou qui y ont participé à Windsor, Pickering, London, Toronto, Sudbury, Thunder Bay, Ottawa et Mississauga. Je peux vous dire que tous nos piquets d’information ont été extrêmement bien reçus par le public et ont véritablement lancé notre campagne contre l'expansion de la vente d'alcool dans les épiceries. Plusieurs centaines de personnes ont signé une de nos cartes pour demander à la première ministre de l’Ontario d’arrêter la privatisation progressive de la LCBO. Rendez-vous sur le site Web du SEFPO où vous trouverez des photos et des renseignements sur les piquets d’information qui ont été organisés aux quatre coins de la province.

Vous avez certainement entendu parler du débat sur la commercialisation du cannabis dans la province après que le gouvernement fédéral aura légalisé sa distribution. Le SEFPO et votre exécutif divisionnaire sont convaincus que la LCBO est la mieux placée pour vendre le cannabis et le moyen le plus sûr de le vendre. De plus, un sondage effectué par la firme Nanos Research (commandé par le SEFPO) a montré que la majorité des Ontariens sont d'accord avec nous. Restez à l'affût des nouvelles car nous continuons à exercer des pressions dans ce dossier.

Nous continuons notre combat pour faire annuler les modifications aux avantages sociaux des futurs retraités. Notre position est claire : les participants à la Fiducie de pension du SEFPO (OPTrust) ne devraient pas avoir à payer la moitié du coût des primes de leurs avantages sociaux une fois à la retraite. Au mois de septembre, le président Thomas a écrit une lettre à Liz Sandals, la présidente du Conseil du Trésor, pour souligner les injustices du plan gouvernemental. Il a également appelé les participants à la Fiducie de pension du SEFPO à communiquer leur mécontentement à leur député provincial.

En ce qui concerne le harcèlement en milieu de travail, nous avons obtenu des améliorations à la politique et aux procédures contre le harcèlement en milieu de travail  afin d'assurer un traitement équitable des plaintes. Les améliorations importantes au processus comprennent :

  • des échéanciers pour accélérer le processus;
  • des avis écrits à diverses étapes pour améliorer la transparence; et
  • un rapport écrit sur les résultats des enquêtes pour améliorer la reddition de comptes.

Grâce à ces améliorations, le syndicat pourra mieux suivre les plaintes et mieux représenter les membres qu'ils soient plaignants ou mis en cause dans les cas d'allégations de harcèlement au travail. Il y a encore du travail à faire sur le harcèlement en milieu de travail, mais nous allons dans la bonne direction.

En conclusion, notre réunion d'établissement des revendications finales aura lieu le 5 novembre, à l’hôtel Eaton Chelsea à Toronto. Conformément à l'article 4.5 des procédures de négociation, les délégués à cette réunion discutent (et peuvent modifier) les revendications qui ont été formulées par les sections locales, adoptent leurs revendications finales et les classent par ordre de priorité. Pour notre division, c’est l'occasion de finaliser nos principales revendications pour la prochaine ronde de négociation en vue de conclure une nouvelle convention collective en 2017.

En solidarité,

Denise Davis
Présidente de la LBED
Division des employés de la Régie des alcools du SEFPO (LBED)

Nouvelles de notre campagne contre la privatisation

Du Comité anti-privatisation de la LBED

Nous risquons réellement de perdre des emplois et des heures de travail à l'avenir avec la poursuite de l’expansion de la vente de bière et de vin dans les épiceries, qui aura des retombées directes sur les ventes au détail à la LCBO. Cela pourrait entraîner des suppressions de postes ou des fermetures de succursales.

Notre division a travaillé d’arrache-pied pour empêcher cette expansion, ou à tout le moins, la ralentir. Soixante épiceries vendent déjà de la bière et du cidre à l'échelle de la province. Fin octobre, soixante-dix autres épiceries seront autorisées à vendre de la bière, du cidre et du vin et jusqu'à 450 épiceries privées seront autorisées à vendre de la bière et du vin à l’avenir.

Le SEFPO et votre exécutif divisionnaire estiment que cet élargissement du marché de détail de l'alcool aux épiceries constitue un processus de privatisation lent et occulte. Nous savons toutes et tous que la consommation d'alcool comporte des risques et des dangers. C’est la raison pour laquelle chacun d’entre nous s’efforce de procurer un service responsable et de ne vendre qu’à la bonne clientèle. Il est indéniable que l'augmentation de la disponibilité de l'alcool s'accompagnera d'une augmentation de la consommation, du fardeau financier pour le système de soins de santé et l'application de la loi et d’une baisse de productivité dans les milieux de travail. De plus, il ne faut pas oublier le véritable coût humain de l'alcool sur les familles, les enfants et les collectivités.

La vérité est que la privatisation de la vente d'alcool est une mauvaise politique publique – mauvaise pour les finances publiques et mauvaise pour la santé et la sécurité du public. L'ironie ultime est qu’en affaiblissant la LCBO, la province recevra moins de revenus pour faire face à l’augmentation des coûts en santé et sociaux qui suivront la privatisation du marché de la vente d'alcool.

Pour impliquer le public à notre lutte contre la libéralisation du marché de détail de l’alcool, nous avons organisé des piquets d'information aux quatre coins de la province à l'automne. Tous nos piquets d’information, à Windsor, Pickering, London, Toronto, Sudbury, Thunder Bay, Ottawa et Mississauga, ont connu un franc succès. Nos sections locales ont accompli un énorme travail pour organiser ces piquets d’information et nous avons beaucoup de personnes à remercier : les sections locales bien sûr; le Conseil exécutif du SEFPO, les membres, les dirigeants d'autres secteurs, nos confrères et consœurs et les députés provinciaux du NPD, Peter Tabuns et France Gélinas, qui ont participé à nos piquets d’information à Toronto et à Sudbury respectivement.

Nos membres ont tenu des piquets d’information devant les succursales de la LCBO et discuté avec les clients qui entraient ou sortaient des magasins. Nous avons posé une question très simple aux clients : « Accepteriez-vous de signer une carte pour demander à la première ministre Wynne d’arrêter la privatisation de la LCBO? ». Plus de 90 pour cent des personnes interrogées ont accepté de signer une carte. Le message était simple : « Madame la Première ministre, personne n'a voté en votre faveur pour que vous privatisiez la LCBO! ». Nous ferons parvenir ces cartes signées au bureau de la première ministre pour lui montrer que la population est contre la privatisation de la LCBO.

Cette campagne est une véritable réussite mais nous avons toujours besoin de votre aide. Si vous désirez participer et tenir votre propre piquet d'information, veuillez contacter le président ou la présidente de votre section locale. Il ou elle peut communiquer avec le président du Comité anti-privatisation, Rick Woodall, à Woodall@bellnet.ca.

Pourquoi la LCBO est-elle la mieux placée pour commercialiser le cannabis?

Le gouvernement libéral a promis de légaliser le cannabis récréatif au printemps 2017. Cela signifie que la province aura besoin de mettre en place un système de distribution et un cadre réglementaire.

En dépit de plusieurs tentatives infructueuses des municipalités pour fermer les  dispensaires illégaux, plus d’une centaine ont pignon sur rue dans la région du Grand Toronto à l’heure actuelle. Ils opèrent dans un marché non réglementé, sans effectuer de tests pour vérifier la qualité ou la sécurité de leur produit. Il y a 32 producteurs de cannabis à des fins médicales autorisés et approuvés au pays et Postes Canada est l’unique distributeur autorisé de cannabis à des fins médicales dans le pays. Le marché du cannabis récréatif au Canada est estimé à cinq milliards de dollars.

Le gouvernement a énuméré clairement ses priorités :

  • garder le cannabis hors de portée des jeunes;
  • éviter que des organisations criminelles ne fassent main basse sur les profits;
  • réduire le fardeau de la police; et
  • établir un système strict de production et de distribution afin de garantir la qualité et la sécurité, parmi d'autres priorités.

Parce que la vente du cannabis doit être strictement réglementée, le SEFPO estime que la LCBO est idéalement placée pour gérer la distribution et la vente. Elle assure depuis très longtemps la distribution d'une substance contrôlée et contribue au maintien de la sécurité des collectivités d’un bout à l’autre de l’Ontario. La LCBO est bien placée pour vendre du cannabis parce que…

  1. Les employés de la LCBO prennent très au sérieux le contrôle de l’âge des clients : les employés de la LCBO ont contesté le droit d’acheter de l’alcool à plus de 13,5 millions de personnes l’an dernier et ils ont refusé de vendre des boissons alcooliques à près d'un demi-million de personnes, ce qui réduit le fardeau sur la police et empêche les jeunes d’avoir accès à l'alcool.
  2. Les employés de la LCBO prennent très au sérieux la sécurité des clients : afin de veiller à la sécurité de la population, le Service d’assurance de la qualité de la LCBO a effectué plus d’un demi-million d’analyses l’an dernier.
  3. Les employés de la LCBO sont très bien formés : ils participent à des programmes de formation afin de vendre l’alcool de manière responsable, cerner les problèmes d’alcool chez un client et porter un jugement approprié.
  4. La LCBO a un réseau de distribution incomparable : un réseau de plus de 650 succursales à travers la province permettant de réduire la criminalité et d’instaurer la légalisation du cannabis dans toutes les communautés en même temps.
  5. La LCBO verse un très gros dividende à la province : le marché du cannabis pourrait générer des ventes de 1,9 milliard de dollars par an en Ontario, ce qui contribuerait à financer les campagnes d’information et les programmes de traitement de la toxicomanie prévus par le gouvernement.

Le SEFPO a commandé un sondage à la firme Nanos Research afin de demander aux Ontariens et Ontariennes ce qu’ils pensent de la légalisation du cannabis en Ontario et du meilleur endroit pour le vendre.

Voici quelques faits saillants :

  • Les Ontariens préfèrent la LCBO : 40 pour cent des Ontariens ont classé la LCBO comme leur premier choix pour la vente de cannabis et plus de 60 pour cent appuient la vente de cannabis par la LCBO.

  • Les Ontariens font confiance à la LCBO pour assurer la sécurité des jeunes : 90 pour cent des Ontariens s'inquiètent du fait que les jeunes puissent obtenir facilement du cannabis; 30 pour cent estiment que l’objectif prioritaire du gouvernement devrait être de garder le cannabis hors de portée des jeunes.

  • Les Ontariens veulent que le cannabis soit vendu dans des espaces pour la vente au détail : 65 pour cent des Ontariens appuient l’ouverture d’espaces pour la vente au détail du cannabis dans les succursales de la LCBO.

Le cannabis en vente à la LCBO : ce que le SEFPO a fait jusqu'à présent…

  • Le 8 janvier 2016 : Le député libéral Bill Blair, chargé par le premier ministre Trudeau de superviser le processus de légalisation du cannabis au Canada, affirme que les succursales de la Régie des alcools de l’Ontario seraient les mieux placées pour vendre le cannabis en Ontario.

  • Les 26 et 27 mai 2016 : Le président Thomas fait une présentation à la Canadian Cannabis Business Conference pour expliquer pourquoi la LCBO est le partenaire idéal pour assurer la vente au détail.

  • Le 21 juin 2016 : Kathleen Wynne est d'accord avec le président du SEFPO, Warren (Smokey) Thomas, pour confier la vente légalisée de la marijuana à la LCBO.

  • Le 26 août 2016 : Le SEFPO répond à la consultation publique sur la légalisation de la marijuana qui avait été lancée par le gouvernement fédéral.

  • Le 30 août 2016 : La firme Nanos Research publie un sondage commandé par le SEFPO qui montre qu’une majorité d'Ontariens veulent que la vente au détail du cannabis soit confiée à la LCBO.

  • Le 30 août 2016 : Le président Thomas et Denise Davis, la présidente de la Division des employés de la Régie des alcools, tiennent une conférence de presse à Queen's Park pour discuter des résultats du sondage.

  • Le 31 août 2016 : L'Association médicale canadienne reconnaît que la LCBO est l’endroit idéal pour distribuer le cannabis récréatif et désapprouve les pharmacies.

  • Du 12 au 16 septembre 2016 : Le SEFPO participe à la Canadian Cannabis Business Conference, à Vancouver, en Colombie-Britannique, où nous avons appuyé l'idée de vendre le cannabis dans les succursales des régies des alcools provinciales.

La suite

De nombreuses questions subsistent encore en ce qui concerne la légalisation du cannabis et la manière de le vendre. Le SEFPO continuera de promouvoir la LCBO comme l'option la plus socialement responsable en Ontario. Nous vous encourageons à parler à vos amis, à vos voisins et aux responsables politiques locaux afin de leur expliquer pourquoi la LCBO est le meilleur choix. Dans le même temps, le syndicat saisira toutes les occasions possibles d’avoir son mot à dire dans la législation fédérale et provinciale, comme il l’a fait jusqu’à ce jour. Nous nous attendons à ce que la vente légale de cannabis récréatif en Ontario commence en 2018 – peut-être même plus tôt.

La réunion d’établissement des revendications finales de la LBED (Secteur 26) se tiendra le 5 novembre!

Conformément à l'article 4.5 du chapitre 18.10, Procédures de négociation de la LBED, du Guide des politiques du SEFPO, chaque section locale convoque une assemblée locale des membres dans le but d'élire les délégués qui assistent à la réunion d’établissement des revendications finales pour la prochaine ronde de négociation entre le SEFPO et la LCBO. Les délégués discutent des revendications des sections locales et adoptent les revendications finales et les classent par ordre de priorité.

Date : Samedi 5 novembre 2016 de 9 h à 17 h
Lieu : Hôtel Eaton Chelsea de Toronto
              Salon Mountbatten
              33, rue Gerrard Street Ouest
              Toronto (Ontario) M5G 1Z4

Une dure journée de travail : les progrès du SEFPO en matière de santé et de sécurité à la LCBO

Du Comité sur la santé et la sécurité au travail de la LBED

Le Comité provincial sur la santé et la sécurité au travail continue de rencontrer l'employeur quatre fois par an. À chaque réunion, nous entendons parler de divers projets concernant l’utilisation de nouvelles caisses et de nouveaux équipements dans diverses succursales de la LCBO. La LCBO recueille des commentaires sur tous ces projets pilotes sans consulter les comités et les représentants en matière de santé et de sécurité. Nous avons demandé plusieurs fois à la LCBO d’impliquer les parties syndicales concernées. Nous l’avons également invitée à participer à des projets du syndicat sur les dangers liés à l'ergonomie dans le milieu de travail. La LCBO a décliné notre invitation à chaque fois.

Vous êtes nombreux à faire un travail pénible et physique. Les blessures et les accommodements ont monté en flèche. Saviez-vous que nous représentons quatre pour cent des membres du SEFPO, mais que nous comptons pour un quart de toutes les demandes faites à la Commission de la sécurité professionnelle et de l'assurance contre les accidents du travail (CSPAAT) par les membres du SEFPO? Et ce n’est pas de la tarte que de faire une demande à la CSPAAT! Les politiques régressives de la CSPAAT imputent les causes des blessures à l'âge ou à des conditions préexistantes, ce qui signifie qu’elle refuse souvent les demandes de prestations faites par les travailleurs. L'approche de la LCBO visant à « contourner » les demandes de prestations ne fait qu’empirer les choses.

L’employeur utilise des tableaux de service afin de répartir les tâches pénibles et répétitives et faire tourner les employés réguliers sur les postes pendant la journée de travail. Mais la répartition du travail ne supprime pas le danger à la source. De plus, il est souvent impossible de suivre le tableau de service par manque de personnel ou parce que de nombreux employés ont des capacités fonctionnelles réduites en raison de blessures précédentes. L’employeur attend-t-il que tous ses employés aient subi une lésion ou des restrictions quelconques pour agir? Il est clair que le tableau de service est inefficace pour prévenir les risques et réduire les blessures. Mais il peut, cependant, s'avérer un moyen efficace pour empêcher nos membres de déclarer une lésion à la CSPAAT. Lorsqu’un employé veut faire une déclaration de lésion à la CSPAAT, l'employeur brandit son tableau de service en avançant que toutes les mesures de santé et de sécurité ont été prises et la déclaration est mise à la poubelle.

La LCBO s’occupe également du processus de réintégration au travail en proposant un plan de retour au travail bien avant de connaître les capacités fonctionnelles du travailleur. Cette proposition de retour au travail se moque des adaptations que l’employeur devrait prendre pour répondre aux besoins du travailleur. C’est une stratégie qui prive le travailleur des prestations pour perte de gains de la CSPAAT et qui empêche le travailleur de bénéficier d’un congé de maladie – les deux en même temps. Résultat? Le travailleur est souvent à la maison, blessé, sans aucune rémunération. Ces travailleurs qui retournent au travail dans le cadre de ces plans inadéquats de retour au travail aggravent souvent leurs blessures ou subissent de nouvelles lésions.

C’est pourquoi le Comité provincial sur la santé et la sécurité au travail souhaite élaborer un plan de travail cette année afin d’aider nos membres. En partenariat avec le Centre of Research Expertise for the Prevention of Musculoskeletal Disorders (CRE-MSD) de l'Université de Waterloo, les représentants en matière de santé et de sécurité et les membres du Comité mixte sur la santé et la sécurité utilisent un outil de sondage qui aide les travailleurs à déterminer les risques accrus de lésion dans leur milieu de travail. Le sondage a été envoyé aux membres de la LBED qui peuvent le remplir durant leur temps libre. Les troubles du système musculo-squelettique peuvent se développer à la suite d’une exposition continue à des tâches répétitives, à des efforts excessifs, notamment pour soulever, tirer ou pousser de lourdes charges, et à des positions inconfortable.

Comme vous le savez, l'article 8 (10) de la Loi sur la santé et la sécurité au travail prévoit que « le délégué à la santé et à la sécurité peut déterminer les conditions susceptibles de présenter un danger ou un risque pour les travailleurs. À ce titre, il est habilité à faire des recommandations à l’employeur ». Vous êtes des centaines à avoir subi des lésions au travail et ces informations aideront notre Comité provincial sur la santé et la sécurité au travail à élaborer la description des exigences physiques des divers postes. Pour établir la description des exigences physiques des postes, le Comité se servira également du manuel des exigences physiques qui a été conçu par les centres de santé des travailleurs de l'Ontario. La description des exigences physiques sera un outil essentiel pour les comités mixtes sur la santé et la sécurité et les représentants en matière de santé et de sécurité car elle les aidera à cibler les dangers et à prévenir les troubles musculo-squelettiques.

Le Comité provincial sur la santé et la sécurité au travail a fait des progrès importants pour améliorer la sécurité des lieux de travail à la LCBO et protéger la santé de nos membres. La santé et la sécurité restent un enjeu primordial qui est trop souvent négligé par les employeurs. Non seulement nous sommes tous responsables de la prévention des maladies et lésions professionnelles, mais c'est aussi notre droit d’y participer.

Mise à jour sur les retraites et avantages sociaux à l’intention des participants à la Fiducie de pension du SEFPO

Du Comité des retraites et avantages sociaux

En 2014, le gouvernement de l'Ontario a annoncé des modifications aux régimes d’avantages sociaux concernant les fonctionnaires (y compris les employés de la LCBO) dont les pensions sont gérées par la Fiducie de pension du SEFPO ou le Public Service Pension Plan (PSPP), qui devront payer la moitié du coût des primes de leurs avantages sociaux une fois à la retraite. Ces changements, qui doivent entrer en vigueur le 1er janvier 2017, se traduiront par un coût supplémentaire d'environ 900 $ par an pour une personne célibataire et pas moins de 1 600 $ par an pour une personne ayant la couverture familiale. C'est beaucoup d’argent et votre syndicat est tout aussi furieux que vous. C'est comme recueillir de l’eau de pluie dans un seau en prévision d’une sécheresse, puis de se rendre compte que le seau est percé. Sauf que dans le cas présent, c’est le gouvernement de l'Ontario qui a délibérément percé le seau.

Nous avons dit à la LCBO que notre régime de retraite ne devrait pas être modifié sans notre accord. Il est déplorable que des employés, qui ont travaillé de longues années pour l’entreprise et à qui on avait dit que ces avantages étaient sûrs et sécurisés, soient mis devant le fait accompli sans avoir leur mot à dire.

Au mois de septembre, le président Thomas a écrit une lettre à Liz Sandals, la présidente du Conseil du Trésor, pour lui dire que le plan des libéraux était « carrément injuste ». 

Après l'annonce du gouvernement en janvier 2014, les membres du syndicat ont déposé près de 1 400 griefs individuels pour dénoncer ce changement et le SEFPO a également déposé un grief de principe. Des audiences préliminaires ont déjà eu lieu et d'autres sont prévues en avril et mai 2017.  En conséquence vous êtes nombreux à être dans l’incertitude quant à la planification de la retraite. Si vous êtes admissible à la retraite cette année et que vous souhaitez éviter ces changements potentiels, vous devez prendre votre retraite le ou avant le 30 novembre 2016. Aux autres membres, notre conseiller juridique précise qu’ils doivent prendre leur décision en se basant sur les faits en face d'eux maintenant et non pas sur ce qui pourrait ou non se produire plus tard.

Le SEFPO continue de combattre ces mesures d'austérité mises en œuvre par le gouvernement libéral. Dans sa lettre, le président Thomas a demandé à la présidente du Conseil du Trésor de lui accorder une réunion dès que possible pour tenter de résoudre le problème entre quatre yeux. Mais il s’agit d’une lutte difficile qui nécessite l’implication de toutes les personnes intéressées pour être gagnée. Le président Thomas demande à tous les participants à la Fiducie de pension du SEFPO de s’impliquer et d’exercer des pressions sur les députés provinciaux locaux pour les informer de leur mécontentement. Chacun d’entre nous doit s’impliquer et informer les représentants élus de notre mécontentement et de notre combativité à défendre nos droits.

N'hésitez pas à poser vos questions aux membres du SEFPO qui vous représentent au Comité des retraites et avantages sociaux!

La défense de nos droits

Du Comité des griefs de la LBED

La convention collective définit nos relations avec l'employeur sur le lieu de travail. C’est le résultat d’un énorme travail et, pour nous travailleurs syndiqués, c'est notre document le plus important.

En cas de violation des droits de nos membres, nous avons recours à la procédure de règlement des griefs. Afin que le processus de règlement des griefs puisse se dérouler le plus efficacement et rapidement possible, nous avons tous un rôle à jouer. Les membres de votre Comité des griefs encouragent les délégués syndicaux à suivre les conseils suivants :

  1. Menez une enquête sur-le-champ et rassemblez tous les documents pertinents. Obtenez les faits véritables de l’histoire. Organisez une entrevue pour discuter avec le membre. Faites preuve d’empathie et écoutez-le avec attention. Parlez aux témoins s'il y en a.
  2. Prenez et gardez des notes. Rédigez des notes à chaque étape du processus, à partir de vos entrevues avec le membre et les témoins, ainsi que lors de la deuxième et de la troisième rencontre avec l'employeur.Conservez tous les documents dans un fichier, vos notes, la décision écrite de l’employeur et toute divulgation de l'employeur dans un seul fichier. De nombreux délégués syndicaux trouvent utiles de garder une copie électronique de leurs notes et de tous les formulaires nécessaires.
  3. Veillez à ce que votre bureau régional du SEFPO envoie le dossier complet à l'Unité de l'exécution des contrats du SEFPO, au Siège social, avant la date limite de soumission à l'arbitrage.
  4. Respectez les délais prévus par l’échéancier. Pour chaque étape de la procédure de règlement des griefs, ces délais sont précisés à l'article 28 de votre convention collective.
  5. Tenez tous les dossiers à jour au niveau de la section locale. C’est une aide précieuse pour les membres élus de votre Comité des griefs. Continuez à nous suivre pour de plus amples renseignements sur les bonnes pratiques en matière de règlement des griefs dans les mois à venir.

Nouvelles de la plainte pour atteinte aux droits de la personne

En 2013, le SEFPO a déposé une plainte contre la LCBO au Tribunal ontarien des droits de la personne au nom de plusieurs centaines d’employées occasionnelles. En substance, la plainte accuse la LCBO de discrimination fondée sur le sexe. Après trois années de recherches, de discussions et de demandes d'information et de médiation, la plainte passe à l'étape de la médiation.  La médiation est prévue pour les 21, 22 et 23 octobre et M. William Kaplan sera le médiateur.

L’objectif est d’aider les parties à régler le litige par voie de médiation avant de passer au stade de l’audience au Tribunal des droits de la personne. Si nous réussissons, nous n'aurons pas besoin de passer par le stade de l’audience au Tribunal. Si la médiation échoue, alors nous commencerons l’étape de l’audience à partir du 31 octobre 2016.

Continuez à nous suivre afin d’en savoir plus sur les progrès de notre plainte pour atteinte aux droits de la personne.

Cliquez ici pour télécharger le bulletin en PDF