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Égalité salariale et équité

Man standing on tall pile of coins, woman standing next on short pile of coins
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Nous traversons tous et toutes une situation difficile avec la crise de la COVID-19, mais pour les femmes, leur situation déjà difficile n’a fait qu’empirer. De nombreuses façons, les femmes sont aux premières lignes de la crise du virus corona. Par exemple, elles se trouvent en plein dans l’œil de la tempête en ce qui concerne les services de soins de santé, de soutien à la personne et aux personnes atteintes d’un handicap de développement, de protection des enfants et de santé mentale des enfants. Et c’est en grande partie des femmes qui travaillent dans les refuges pour femmes et dans les logements supervisés. En ce 31 mars,  Journée de l’égalité salariale, nous songeons aux femmes, à l’équité et à la justice.

Traditionnellement, la Journée de l’égalité salariale nous dit pendant combien de temps les femmes doivent travailler de plus que les hommes pour gagner la même chose dans une année. Les femmes ont dû travailler en moyenne trois mois de plus en 2019 pour gagner autant que les hommes. L’impact économique de la COVID-19 a créé de nouvelles difficultés pour de nombreuses femmes, qui se retrouvent elles-mêmes sans travail en raison des actions d’employeurs trop pressés d’éviter de coopérer dans la lutte contre cette pandémie.

Il est difficile de se concentrer sur quoi que ce soit en ce moment, mais nous devrions tout de même essayer de prendre le temps de réfléchir au problème persistant des femmes qui ne bénéficient pas encore de l’égalité salariale.

Le SEFPO se bat vigoureusement depuis des dizaines d’années pour apporter l’égalité salariale dans les milieux de travail que nous représentons, malgré la résistance des employeurs. Nos membres sont des femmes qui travaillent pour la plupart dans des professions traditionnellement occupées par des femmes, notamment les soins de la santé, les services sociaux, les organismes communautaires, le travail de bureau et de soutien, et l’éducation. Il suffit d’aller faire son épicerie ou de se rendre dans une pharmacie pour voir, une fois de plus, que les femmes sont présentes pour répondre à l’appel dans les emplois traditionnellement mal rémunérés, aujourd’hui reconnus comme étant essentiels à l’économie et à la santé et à la sécurité des Ontariens.

Selon les recherches menées par la compagnie Léger Marketing, les femmes ont gagné en moyenne 51 352 $ en 2019, comparé à 67 704 $ pour  les hommes, soit 24 pour cent de moins. Malheureusement, le Canada enregistre le cinquième écart salarial le plus élevé dans le monde développé. L’écart est encore plus important pour les femmes racialisées, autochtones et qui vivent avec une invalidité. Nous estimons que ces chiffres sont inacceptables et une tache sur l’image du Canada de nation informée et progressiste.

En ce qui concerne les femmes transgenres, l’écart salarial est encore plus grand. Selon l’Institute for Gender and the Economy de l’Université de Toronto, les travailleurs transgenres homme à femme voient leurs revenus baisser de façon substantielle. Les personnes qui se présentent comme femmes souffrent de la même discrimination dont souffrent toutes les autres femmes, en plus de la discrimination dont elles sont victimes en tant que personnes transgenres.

En tant que société, nous nous devons d’agir. Pour commencer, nous devons ramener le salaire minimum à 15 $ de l’heure ou plus. Nous devons réclamer une mesure législative qui obligerait les employeurs à verser une rémunération égale aux travailleurs à temps partiel. Enfin, nous devons adopter un texte législatif en matière de transparence qui oblige les employeurs à divulguer le salaire de leurs employés. Ces mesures contribueraient largement à réduire l’écart.

Au SEFPO, nous continuerons d’exiger une rémunération égale pour un travail de valeur égale ou comparable et que cela devienne la norme dans tous nos milieux de travail.

Durant cette pandémie, nous avons fait preuve de leadership en fermant nos bureaux avant de nombreuses grandes organisations, et notre personnel continue de travailler à partir de chez eux. Cette mesure était particulièrement importante pour les femmes membres de notre personnel, qui sont statistiquement plus enclines à prendre soin des membres âgés de leur famille.

Que nous défendions le principe « à travail égal salaire égal » ou prenions des décisions réfléchies pendant la crise de la COVID-19, nous continuerons de défendre les droits de tous les travailleurs.

Ça nous concerne tous.

Solidairement,

Warren (Smokey) Thomas, président du SEFPO
Eduardo (Eddy) Almeida, premier vice-président/trésorier du SEFPO