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Visite inopportune de la PPO chez un membre du Conseil exécutif

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C'était un vendredi matin comme les autres pour Len Elliott, un membre du Conseil exécutif du SEPO, jusqu'à ce qu'il ouvre la porte de son domicile à deux membres de la Police provinciale de l'Ontario.

« Ils étaient vraiment venus pour essayer de m'intimider », raconte-t-il.

Les policiers en civil font partie du groupe responsable de la sécurité de la première ministre Wynne. Elliott a expliqué qu'ils voulaient savoir quand lui et d'autres membres du syndicat avaient l'intention de manifester à des événements où participeront la première ministre et des députés.

Depuis plusieurs mois, Elliott suit plusieurs ministres et la première ministre. Son objectif est de leur rappeler les questions en suspens concernant le syndicat, les négociations de la FPO et le programme de privatisation.

« Ils voulaient qu'on entame une discussion sur la possibilité de les avertir à l'avance », dit-il.

Entamer une discussion? Voilà des mots qu'aimeraient bien entendre l'équipe de négociation de la FPO et les 35 000 membres qui attendent une conclusion à leurs négociations contractuelles. Mais là, sur le pas de porte, informer des policiers de la PPO pour leur dire quand les membres du syndicat manifesteront leur mécontentement à des événements où participent des députés ou la première ministre? Comment un leader peut-il oser envoyer des policiers harceler les citoyens? Que fait-on de la liberté de parole? Que fait-on de la liberté de se réunir?

La réponse d'Elliott aux policiers a été très brève.

« Ma réponse a été non. »

Selon Elliott, les policiers enquêtaient à la suite d'un événement de la fête du Canada durant lequel des membres du syndicat auraient chahuté Wynne. Ils ont parlé de membres qui se trouvaient dans l'espace personnel de la première ministre.

« Nous ne constituons pas une menace physique. Nous pouvons être bruyants et odieux, mais nous n'avons jamais prononcé de jurons. »

Elliott a déclaré que même les policiers avaient reconnu n'avoir jamais entendu de jurons.

« On ne pourrait pas faire passer notre message principal en étant grossier, a indiqué Elliott. « Nous sommes des membres syndiqués mécontents qui veulent que la première ministre revienne à la table de négociation. »

Elliot a reçu la visite des policiers le 3 juillet dernier. Et il a réitéré son message de résistance avec force, mardi 7 juillet, lorsque des membres ont rencontré Mme Wynne au Harbour Westin, à Toronto. Elliott a filmé cet événement et produit une vidéo.

Premiere Wynne Hudak -Get back to OPS Bargaining… Your OPP are NOT going to Intimidate us!

Cet après-midi-là, les membres assistaient à une conférence de presse du Dr Eric Hoskins, le ministre de la Santé et des Soins de longue durée. On peut voir l'événement dans un reportage de CTV. Elliott, qui a diffusé son propre reportage de cette rencontre sur son compte Twitter, a affirmé qu'il avait été très bien reçu par les membres.

Minister Eric Hoskins PhotoOp- Shame on Liberals get back to OPS Bargaining and leave HydroOne alone!

« Nous continuerons à défendre nos droits de manière légale et légitime. Nous continuerons à faire entendre notre voix. »

 Regarder le reportage de CTV

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