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La commission fédérale sur le plasma est un piège à privatisation

SEFPO Service de sang et diagnostic
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Toronto – Le président du SEFPO, Warren (Smokey) Thomas, a remis en question les motifs d’un groupe « d’experts » du gouvernement fédéral sur la collecte de plasma et le moment du dépôt de son rapport final, qu’il décrit comme un « coup flagrant à notre système de collecte et de distribution du sang ».

Le groupe d’experts, formé par Santé Canada l’an dernier, a publié son rapport final cette semaine dans le cadre d’une discussion permanente sur l’approvisionnement au Canada en plasma sanguin utilisé pour des traitements médicaux et médicaments. 

« À mon avis, le fait que ces soi-disant experts écartent le risque lié au plasma venant de donneurs rémunérés est extrêmement irresponsable », a déclaré Monsieur Thomas. « Et ce, tout particulièrement lorsque ce sont la province et le public qui assument tous les risques, et pas Santé Canada. Il est important de se rappeler que l’Ontario, la Colombie-Britannique, l’Alberta et le Québec ont toutes interdit la rémunération des dons de plasma dans le but de protéger nos réserves de sang. »

Le rapport oublie de mentionner un avertissement de la Société canadienne du sang aux ministres de la santé du Canada, comme quoi la rémunération des dons de plasma ne nous aide pas à sécuriser l’approvisionnement; c’est une « omission marquante » dans un rapport axé sur l’amélioration de la réserve domestique, selon Sean Allen, président de la Division de la Société canadienne du sang et du diagnostic.

« Je ne suis pas choqué de voir que le groupe d’experts soit aussi à côté de la plaque », a déclaré Monsieur Allen. « Ayant participé au processus, j’ai bien vu que ce groupe spécial avait été mis sur pied pour soutenir la position de Santé Canada. Le processus a été formulé de façon telle à ce qu’il aboutisse à la conclusion que le gouvernement fédéral voulait favoriser dès le départ, un véritable piège à privatisation. » 

« Ils ont entièrement ignoré les conclusions de l’enquête Krever sur le scandale du sang contaminé », a encore dit Sean. « Des améliorations importantes ont été apportées à notre système de collecte et de distribution du sang depuis, mais c’est précisément parce qu’il est entièrement public et que les dons sont volontaires. Les dons rémunérés ne sécurisent pas l’approvisionnement, ils ébranlent notre système de dons de sang volontaires.

Les critiques ont qualifié ce rapport de camouflage politique pour Santé Canada, qui avait déjà licencié deux cliniques privées à Saskatoon et à Moncton.

« Nous devons nous interroger sur le moment choisi et les motifs sous-tendant la création de ce groupe d’experts et la publication de ce rapport », a déclaré le président Thomas. « Nous devons nous demander pourquoi Santé Canada a décidé de soutenir une compagnie privée cherchant à profiter de l’une de nos plus précieuses ressources publiques et d’ignorer l’avertissement de la SCS. »

Selon Monsieur Thomas, toutefois, le rapport contient une chose positive, soit la recommandation que le Canada déploie davantage d’efforts pour recueillir son propre plasma et pour réduire sa dépendance vis-à-vis des marchés étrangers.

« L’an dernier, la Société canadienne du sang avait établi un plan d’établissement de 40 nouveaux centres de collecte de plasma », a encore dit Monsieur Thomas. « Nous appuyions entièrement ce plan et avions convenu que des investissements importants seraient nécessaires pour élargir notre capacité et réduire notre dépendance sur les marchés rémunérés. »

« En fin de compte, c’est un choix politique », a encore dit Smokey. « Le gouvernement doit défendre notre système, pas le vendre. Nous devons recueillir davantage de plasma, mais nous devons le faire publiquement. Nous continuerons de promouvoir un plan qui est dans le meilleur intérêt du public. »

Pour plus d’information : Warren (Smokey) Thomas, 613-329-1931; Sean Allen, 613-795-2415