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Faisons front

Enrayer l'attaque des libéraux contre les avantages sociaux des retraités de la fonction publique de l'Ontario

Le 18 février 2014, le gouvernement libéral de la première ministre Kathleen Wynne a annoncé des changements qui entraineront une hausse des coûts des avantages sociaux des retraités pour les employés de la fonction publique, de la LCBO ainsi que pour d'autres employés de la Fiducie de pension du SEFPO ou du Régime de retraite des fonctionnaires qui prendront leur retraite à partir du 1er janvier 2017. À compter de cette date, le coût des primes des avantages sociaux sera partagé à part égale entre l'employeur et le retraité.

Ces changements coûteront environ 1 500 $ par année pour les prestations familiales et 800 $ par année pour les prestations individuelles (taux d'aujourd'hui) aux employés qui prendront leur retraite à partir du 1er janvier 2017. De plus, la période d'admissibilité pour les avantages sociaux des retraités passera de 10 à 20 ans pour les employés embauchés à partir du 1er janvier 2017. Et ceux qui peuvent se permettre de payer leur part de la prime n'auront droit aux avantages sociaux que s'ils prennent leur retraite avec une pension immédiate non réduite.

Voici la position de votre syndicat à propos de ces changements. Votre syndicat n'a pas été impliqué dans cette décision.

Ces changements ont été annoncés dans un communiqué de presse.

Le gouvernement n'a pas consulté le SEFPO, et il n'y a eu aucune négociation. Si le syndicat avait été impliqué, il aurait été possible de négocier une solution plus juste.

Ces changements sont motivés par des raisons politiques.

Le gouvernement déclare que les économies réalisées sur les coûts des avantages sociaux des retraités serviront à payer l'actuel déficit provincial, mais ces modifications n'entreront pas en vigueur avant la date actuellement prévue pour parvenir au déficit zéro. Des motifs politiques constituent la meilleure explication. Avec le probable déclenchement d'élections provinciales à l'horizon, les libéraux cèdent aux pressions des conservateurs de l'Ontario qui demandent depuis un certain temps des coupures profondes dans les salaires et les avantages sociaux des employés de la fonction publique. Apparemment, les libéraux veulent se démarquer des employés mêmes qui permettent au gouvernement et à ses organismes de fonctionner.

Cette mesure régressive et injuste frappe plus durement les membres du SEFPO que les employés et les gestionnaires ayant des salaires plus élevés.

La pension moyenne d'un retraité de la Fiducie de pension du SEFPO était de 20 005 $ à la fin de 2012. Avec les paiements du Régime de pensions du Canada d'environ 6 000 $ à 7 000 $ par an, un retraité de la Fiducie de pension du SEFPO reçoit en moyenne 27 000 $ par année avant déductions. Un supplément de 1 500 $ par an pour payer la prime du régime d'avantages sociaux équivaut à une réduction de 5,5 pour cent du salaire pour une famille. (Ceux qui ne peuvent pas se permettre de payer 1 500 $ et qui se retirent du régime d'avantages sociaux perdront l'équivalent de 3 000 $ de prestations ou de 11 pour cent de leur revenu de pension annuel.)

En revanche, pour un gestionnaire de la FPO ayant un revenu de pension annuel de (disons) 75 000 $, y compris le RPC, 1 500 $ représentent deux pour cent de son revenu de pension annuel. Plus votre revenu de retraite est élevé, moins ces changements vous touchent.

Ces changements sont discriminatoires envers les jeunes travailleurs.

Dernièrement, les médias d'information ont largement évoqué la prochaine génération de travailleurs qui devra faire face à la précarisation du travail, mais seuls quelques rares commentateurs ont proposé des mesures pour protéger les conditions d'emploi des futurs travailleurs. Il suffirait pourtant d'éviter de toujours faire porter le fardeau à la prochaine génération de travailleurs.

Le gouvernement exagère le montant d'argent qui sera économisé en forçant les retraités à payer plus.

Le gouvernement a déclaré aux journalistes que le modèle de partage des coûts des primes d'avantages sociaux des retraités permettra d'économiser 1,2 milliard de dollars sur 5 ans. Pourtant, même si tous les retraités concernés payaient le taux le plus élevé d'environ 1 500 $ par an, il faudrait 800 000 années-personnes pour économiser 1,2 milliard de dollars. Avec quelque 3 000 à 4 000 employés qui partent à la retraite chaque année, selon les chiffres fournis par le gouvernement, les économies réalisées sur cinq ans seraient de l'ordre de 90 millions de dollars – un montant négligeable pour un gouvernement ayant 116 milliards de dollars de recettes, mais très élevé pour celles et ceux qui doivent payer.

Votre syndicat examine tous les moyens juridiques de s'opposer à ces changements.

À ce jour, les avantages sociaux de tous les retraités de la FPO ont été établis en fonction des avantages sociaux des employés actifs négociés entre le SEFPO et le gouvernement, mais les avantages sociaux ont été définis et financés directement par le gouvernement. L'avocat du syndicat examine les moyens juridiques possibles de s'opposer à ces changements.

Les membres du SEFPO peuvent agir pour contester cette régression.

Si vous êtes mécontent de cette attaque qui menace votre santé et niveau de vie dans l'avenir, faites-vous entendre. Contactez la première ministre Kathleen Wynne directement par téléphone au 416 325-1941 ou par courriel à premier@ontario.ca. Envoyez-lui un message sur Twitter via @Kathleen_Wynne ou sur Facebook via https://www.facebook.com/WynneFans. Faites savoir à Kathleen Wynne que vous êtes mécontent de cette attaque. Dites-lui que vous avez l'intention de voter aux prochaines élections et que vous ne voterez pas libéral à moins que cette décision soit annulée sur le champ.

Communiquez également avec votre député provincial. Vous trouverez les coordonnées en cliquant sur le nom de votre député provincial à www.ontla.on.ca.

Communiquez avec vos collègues sur les médias sociaux via la page Facebook du SEFPO (www.facebook.com/opseu) ou sur Twitter via @OPSEU.

Enfin, participez activement à la prochaine ronde de négociation entre le gouvernement et votre syndicat. À la table de négociation, comme dans les urnes, tout ce qui peut être perdu peut également être gagné.