Combattre les attitudes et les pratiques racistes à l'occasion de la Journée internationale des migrants

A man with gloves works in an artisanal environment
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À l’heure où le nombre de migrants augmente dans le monde, il est primordial de souligner la Journée internationale des migrants, le 18 décembre.

On a dénombré quelque 281 millions de migrants à travers le monde en 2020. La plupart ont quitté leur pays d’origine de leur propre chef, tandis que beaucoup d’entre eux – dont presque la moitié sont des enfants – ont été contraints de fuir en raison de catastrophes naturelles, de la misère, de la pauvreté, et de conflits armés.

Le Canada a toujours beaucoup compté sur les nouveaux arrivants pour sa réussite – et il continue de le faire. On doit mettre en lumière le thème de la journée de cette année, « Mettre à profit le potentiel de la mobilité humaine », car ce sont les migrants qui apportent leurs connaissances, leurs compétences, leur expérience et leur culture pour construire des communautés plus fortes et une économie plus prospère, compétitive et diversifiée.

Alors que nous commémorons la Journée internationale des migrants et célébrons leurs contributions, nous devons également reconnaître le fait que les migrants figurent trop souvent parmi les travailleurs les plus vulnérables de notre société. Ils sont au nombre de ceux qui cueillent les récoltes qui nourrissent nos villes. Ils figurent parmi le personnel de première ligne qui assure la sécurité et la propreté de nos espaces de travail et de vie. Ce sont les cuisiniers qui préparent les repas dans les cuisines surchauffées des restaurants, et bien plus encore.

Les travailleurs migrants font les tâches difficiles que d’autres personnes refusent de faire. Beaucoup de ces emplois sont occupés par des travailleurs sans papiers qui sont aux prises avec des violations scandaleuses de leurs droits aux normes du travail. Sous la menace d’être déportés à tout moment, ils sont à la merci d’employeurs malhonnêtes.

Tragiquement et injustement, beaucoup ne peuvent pas développer tout leur potentiel en raison de politiques discriminatoires, qui empêchent la reconnaissance de leurs titres de compétences pourtant durement acquis. Il est temps que notre gouvernement ordonne aux organismes d’évaluation des titres de compétences de supprimer les obstacles indûment restrictifs et racistes à la reconnaissance professionnelle.

Les nouveaux arrivants contribuent à l’édification d’un avenir prospère. La réussite de notre pays et de notre province dépend des migrants et de leur capacité à prospérer. En cette Journée internationale des migrants, nous remercions les migrants d’avoir choisi le Canada et nous réitérons notre engagement à faire tomber les barrières qui entravent leur pleine participation à la société.

En toute solidarité,

Warren (Smokey) Thomas, président de l’OPSEU/SEFPO
Eduardo (Eddy) Almeida, premier vice-président/trésorier de l’OPSEU/SEFPO

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