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Les remarques de Doug Ford au sujet de la santé mentale sont choquantes et d’une autre époque, selon le SEFPO

Toronto – Le président du SEFPO, Warren (Smokey) Thomas, a déclaré que les remarques désobligeantes de M. Ford concernant un patient qui s’était échappé du Centre de toxicomanie et de santé mentale (CAMH) montrent à quel point le premier ministre est déphasé de la réalité des temps modernes.

« Ce genre de diatribe radiophonique correspond bien à l’image populiste de M. Ford », a déclaré M. Thomas. « Mais quand on sait que la moitié des Canadiens auront une maladie mentale avant l’âge de 40 ans, son choix de mots est extrêmement irrespectueux pour la plupart des gens. »

« Les paroles du premier ministre ne font certes rien pour éliminer la stigmatisation des maladies mentales; en fait, elles ne font que l’augmenter. On peut oublier tout leadership sur le dossier de la santé mentale. »

CAMH a mentionné que le patient qui s’est échappé présente un faible risque pour la sécurité du public et avait reçu une autorisation pour entrer dans la communauté.

« Si le premier ministre trouve le système problématique et veut le remanier, qu’il le fasse », a déclaré le premier vice-président/trésorier du SEFPO, Eduardo (Eddy) Almeida. « Mais ses injures n’apportent rien de bon. Nous devons nous rappeler que l’objectif ultime est la réadaptation et la réintégration dans la communauté. »

« Parler de les enfermer à double tour et de jeter la clé est absurde et vieille école », a encore dit M. Almeida, lui-même agent correctionnel. « Il est facile d’accuser autrui et de se rabattre sur une idéologie désuète et des paroles malfaisantes lorsque cela sert des fins politiques, mais ce n’est certainement pas constructif. »   

Le président Thomas demande à Michael Tibollo, ministre associé de la Santé mentale et de la toxicomanie de dénoncer publiquement les derniers commentaires de M. Ford.

«  Monsieur Ford est peut-être bien connu pour ses remarques désobligeantes », a déclaré M. Thomas. « Toutefois, tout membre de son Cabinet qui se respecte devrait faire ce qu’il convient de faire et ne pas tolérer ce genre de rhétorique toxique. Moi-même travailleur aux premières lignes de la santé mentale, je sais à quel point la stigmatisation peut être nocive.

« Au lieu de se montrer du doigt les uns les autres, le temps est venu de prendre des mesures concrètes », a encore dit M. Thomas. « Il est temps que M. Ford abandonne ses élucubrations et songe à attribuer plus de ressources pour les services de soins de santé mentale de première ligne. Il a promis d’être un champion de la santé mentale, mais pour l’instant il n’est champion que pour ses propres acolytes. »

Pour plus d’information : Warren (Smokey) Thomas, 613-329-1931