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Vendetta du gouvernement Ford... l'intrigue s'épaissit et commence à sentir mauvais

OPSEU President Warren (Smokey) Thomas
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Toronto – Le président du SEFPO, Warren (Smokey) Thomas, qualifie de raté politique aux proportions absolument désastreuses le recours par le premier ministre Ford à la clause de dérogation de la Charte pour imposer son plan de réduction de la taille du Conseil municipal de Toronto.

« Monsieur Ford s’attaque de plein front à la démocratie! Et à quelles fins, franchement? », s’interroge le président Thomas. « Pense-t-il vraiment que le nombre de sièges au Conseil municipal de la ville de Toronto soit la question la plus urgente à régler dans notre province? Ça m’étonnerait que le peuple en convienne. » 

Monsieur Thomas encourage vivement les députés de l’arrière-ban conservateur à rejoindre l’opposition pour faire échec au projet de loi visant à réduire la taille du Conseil municipal de Toronto.

«  Le système politique ontarien n’est pas censé être une dictature », a déclaré M. Thomas. « À l’instar des législateurs australiens qui ont récemment déposé leur premier ministre, vous aussi pouvez reprendre votre parti et votre gouvernement. »

« De nombreux Ontariens ont de la peine à s’en sortir », a ajouté M. Thomas. « Nous avons franchement d’autres chats à fouetter que d’utiliser quelque chose d’aussi sérieux que la clause de dérogation de la Charte pour satisfaire l’esprit de vengeance personnelle bizarre de Doug Ford. » 

Le SEFPO a rappelé que Doug Ford n’avait recueilli que 40 % des suffrages populaires, et donc que la majorité des Ontariens allés aux urnes étaient contre lui et ses politiques le jour des élections.

« Doug continue de se vanter de sa réussite électorale », a encore dit M. Thomas. « Mais je crois que notre premier ministre de pacotille ferait bien de sortir de sa boîte à savon avant de tourner notre démocratie en dérision totale. »

« Personne ne s’intéresse au baratin de Doug Ford », a ajouté M. Thomas. « Sa plate-forme ne parlait pas de réduire la taille du Conseil municipal de Toronto, il n’a jamais consulté le public à ce sujet et il n’est pas habilité à le faire. »

Objet de vives controverses, la clause de dérogation n’a jamais été utilisée en Ontario, et ne l’a été que de rares fois dans l’histoire du Canada.

« Politiquement, le recours à la clause de dérogation coûte très cher », a déclaré M. Thomas. « Au pouvoir depuis seulement trois mois, à la première goutte d’opposition judiciaire, Doug Ford abat déjà son atout. Ce jeu de puissance a des relents de désespoir, et les Ontariens en reconnaissent l’odeur. »

« Il y a beaucoup à faire dans cette province », a souligné M. Thomas. « Nous en avons assez des stratagèmes et des beaux discours. Respecter le peuple, c’est respecter la démocratie, pas les balivernes de M. Ford. »

« Il doit commencer à travailler sur les problèmes auxquels se heurtent les gens, comme par exemple l’accès à des services publics de qualité. »

Pour plus d’information : Warren (Smokey) Thomas 613-329-1931