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Ça nous appartient est un « bon mouvement », selon une conseillère de Fort Frances

Ca nous appartient
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Le Fort Frances Times a couvert la présentation de Ça nous appartient faite au conseil municipal de Fort Frances le 15 mars dernier par la présidente de la section locale 735 du SEFPO, Melissa Pearson. L’article est reproduit ci-dessous avec la permission du Times. (Traduction libre)

On demande instamment au Conseil d’appuyer la campagne « Ça nous appartient »

Mercredi 15 mars 2017

Duane Hicks

Avec la campagne « Ça nous appartient » mise en œuvre à Fort Frances par sa section locale 735, le SEFPO est parmi les nombreux syndicats en Ontario à prendre position contre les initiatives de privatisation du gouvernement.

Melissa Pearson, présidente de la section locale, s’est adressée au conseil municipal lors de sa réunion ordinaire lundi soir dernier pour expliquer la raison pour laquelle les services publics sont meilleurs que les services privés, ainsi que pour demander que le conseil appuie la campagne « Ça nous appartient ».

« Les services et biens publics, comme les autoroutes, les laboratoires d’hôpitaux et l’électricité sont vendus pour faire du profit privé au détriment de nos collectivités », a fait remarquer Madame Pearson.

La privatisation ne fait qu’augmenter les coûts et réduire la qualité des services, a-t-elle ajouté.

Selon Madame Pearson, les services publics coûtent moins cher. Les entrepreneurs privés doivent faire des profits; ainsi, le prix de leurs produits et services est plus élevé que le coût réel.

Les services publics sont souvent sans but lucratif ou, si à but lucratif, les profits sont réinvestis.

« On paie plus à titre de contribuable et, directement, lorsqu’on se procure les services privatisés », a affirmé Madame Pearson.

Les services publics sont aussi de meilleure qualité, a-t-elle fait valoir.

« Les entrepreneurs privés sacrifient souvent la qualité du service pour réduire les coûts parce que leur objectif premier est de réaliser un profit », a encore dit Madame Pearson.

« Le résultat, on prend des raccourcis et on sous-investit dans les services. »

Les services publics sont plus responsables.

Le rapport de la vérificatrice générale de l’Ontario nous a fait remarquer que des entrepreneurs privés avaient facturé plus de 8 milliards de dollars de trop au public en renégociant des contrats, en gérant mal les budgets et en augmentant les frais.

Parmi les autres problèmes rencontrés avec les entrepreneurs privés, notons entre autres le non-respect des obligations, la corruption et le truquage des offres.

« Les entreprises privées ne sont pas démocratiquement responsables à notre égard, ainsi, il est plus difficile de se plaindre ou d’exprimer notre mécontentement », a-t-elle encore dit.

Les services publics sont plus sûrs. Contrairement au secteur privé, le secteur public ne coupe pas sur les coûts au détriment de la sécurité publique, a-t-elle souligné.

Un des meilleurs exemples est la privatisation par le MTO de l’entretien hivernal des routes, qui, selon Madame Pearson, a contribué à des conditions routières bien pires et à une augmentation des accidents et décès sur la route.

Un autre exemple est la vente du vin et de la bière dans les épiceries.

Madame Pearson a déclaré qu’alors que ça peut sembler pratique de pouvoir acheter son vin là où on fait son épicerie, ce n'est pas une bonne chose.

Le personnel de la LCBO a parfois affaire à des clients dangereux et travaille dans des situations dangereuses, mais ils sont formés pour y faire face.

Autoriser la vente de bières et de vin dans les épiceries, ça veut dire que ces consommateurs dangereux pourraient fréquenter les mêmes magasins où les gens font leurs achats avec de jeunes enfants et où les personnes âgées magasinent.

Mais cela se traduit aussi par une réduction des profits dont le gouvernement a besoin pour couvrir les services qu’il offre, une responsabilité sociale moindre lorsqu’il s’agit de la vente d’alcool et du personnel qui n'est pas formé adéquatement pour vendre de l'alcool.

« Ces services menacés par la privatisation sont des services dont nous dépendons chaque jour, certains plus que d’autres », a souligné Madame Pearson.

« Et pour s’épanouir, une communauté a besoin de bons emplois; supprimer les emplois de la fonction publique dans nos communautés, c’est supprimer de bons emplois », a-t-elle ajouté.

« Ces services sont essentiels pour la survie et l’économie de notre ville. »

La campagne « Ça nous appartient » a déjà réussi à sauver certains services publics. Récemment, le gouvernement a décidé de ne pas réduire les heures d’ouverture des guichets ServiceOntario d’Atikokan, de Terrace Bay et d’Ignace.

« C’est une excellente nouvelle pour les résidents du Nord », s'est réjouie Madame Pearson. « Nous méritons de recevoir les mêmes services publics ici qu’ailleurs en Ontario. »

Elle a également fait remarquer que des conseils municipaux et associations d’entreprises locales étaient à bord avec le SEFPO dans cette lutte.

« En tant que peuple, nous avons un pouvoir incroyable, plus qu’on peut imaginer », a-t-elle fait remarquer. « Et cette campagne est la preuve de ce qu’on peut faire quand on œuvre ensemble à une cause commune. »

Selon la conseillère municipale  Wendy Brunetta, la campagne « Ça nous appartient » est « un bon mouvement ».

« C'est formidable que vous luttiez pour les emplois dans notre province », a-t-elle dit, faisant remarquer que le conseil avait adopté une résolution pour appuyer le guichet ServiceOntario d’Atikokan.

Madame Pearson a demandé au conseil d’appuyer une motion pour reconnaître que « la prestation publique des services publics permet une plus grande transparence et une meilleure reddition de comptes au public, ainsi qu’un contrôle démocratique de la prestation de ces services, tandis que la prestation privée de services publics détourne les fonds publics dans les coffres d’entreprises privées. »

La motion demande également que la ville « appelle un moratoire sur la privatisation ou la sous-traitance de ses services publics sans au préalable entreprendre un examen entièrement public rigoureux, crédible et transparent de la proposition de privatisation ou d’impartition ».

Aussi, elle demande à la ville de « passer en revue les services actuellement privatisés et sous-traités en vue de les ramener à l’interne afin de réduire les coûts et/ou d’améliorer les services. »

Le conseil a renvoyé la motion au Comité exécutif de l'administration et des finances pour sa recommandation.

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