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Le SEFPO dénonce l'irresponsabilité des cadres dirigeants de l’Office de protection de la nature de la rivière Grand

We the North
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Toronto – Le Syndicat des employés de la fonction publique de l’Ontario (SEFPO) a diagnostiqué un cas sévère de carence en leadership à l’Office de protection de la nature de la rivière Grand (OPNRG) qui a décidé de mettre à pied les deux tiers de ses travailleurs.

L’Office de protection de la nature de la rivière Grand a annoncé la mise à pied de ses employés syndiqués à compter du 11 mai, malgré le fait que le gouvernement provincial ait classé certains travailleurs comme essentiels durant la pandémie de COVID-19.

Le président du SEFPO, Warren (Smokey) Thomas, a souligné le fait que les cadres supérieurs de l’office n’ont pas été touchés, y compris la directrice générale de l’administration de l’OPNRG, Samantha Lawson, qui gagne 146 077 $ par année selon la « Sunshine List » – la liste des salaires les plus élevés du secteur public ontarien.

« L’Office de protection de la nature de la rivière Grand souffre d’un cas sévère de carence en leadership », a déclaré le président Thomas. « Le meilleur remède est de s’asseoir avec les travailleurs de première ligne par l’entremise de leur agent négociateur, le SEFPO, et de chercher des solutions raisonnables. »

La direction n’a donné au syndicat qu’un préavis d’une heure avant d’informer le personnel des mises à pied, coupant court à toute possibilité de discuter ou de négocier d’autres solutions.

« Si les mesures d’économie de coûts sont une priorité absolue pour l’OPNRG durant cette pandémie, alors pourquoi ces gestionnaires onéreux mettent-ils à pied les employés qui font le travail? Les gestionnaires devraient accepter une réduction de leur salaire », a déclaré Smokey Thomas.

Le président Thomas a fait remarquer que d’autres offices de protection de la nature de l’Ontario poursuivent leurs programmes de surveillance et d’échantillonnage durant la crise et sont en train d’effectuer la transition pour mettre en place plusieurs programmes en ligne, et que l’OPNRG aurait pu redéployer ses travailleurs pour qu’ils apportent leur aide. Au lieu de cela, l’OPNRG a ignoré les demandes pour discuter des redéploiements.

« Il s’agit d’un autre exemple de négligence, d’obstination et de gestionnaires obtus qui sont aux antipodes des travailleurs de première ligne », a déclaré le président Thomas. « Si Mme Lawson et ses gestionnaires appréciaient réellement leurs employés qualifiés, ils envisageraient des solutions au lieu de mettre à pied leur personnel. »

Le premier vice-président/trésorier du SEFPO, Eduardo (Eddy) Almeida, a indiqué que des équipes de cadres supérieurs de plusieurs municipalités de l’Ontario, comme la ville de Stratford, ont accepté des réductions salariales pour aider à faire face aux charges financières liées à la pandémie.

« Comment la direction et le conseil d’administration de l’OPNRG peuvent-ils encore se considérer comme des chefs de file? », a lancé Eddy Almeida. « Pendant qu’ils touchent leurs gros salaires, ils font porter le fardeau de leurs mesures d’économie de coûts sur le dos des employés les moins bien payés de leur organisation. C’est une gestion purement irresponsable. »

Renseignements : Warren (Smokey) Thomas, président du SEFPO, 613-329-1931