Cercle Des Autochtones

Éveil des consciences en ce Mois national de l’histoire autochtone et en cette Journée nationale des peuples autochtones

Close-up of the hands of people participating in a drumming circle.
Facebook
Twitter
Email

Juin est le Mois national de l’histoire des Autochtones et le 21 juin est la Journée nationale des peuples autochtones. La Journée nationale des peuples autochtones a été créée il y a 25 ans pour honorer, reconnaître et célébrer les premiers peuples sur les territoires ancestraux et non cédés de l’Île de la tortue. Comme nous le savons tous, ils étaient les gardiens et les protecteurs de cette terre. Les riches histoires, traditions, langues et cultures des peuples autochtones ont marqué notre pays d‘un océan à l’autre.

Cette année, la Journée nationale des peuples autochtones est recouverte d’un voile d’une profonde tristesse. La découverte des corps de 215 enfants dans l’ancien pensionnat autochtone de Kamloops, sur le territoire des Tk’emlúpste te Secwépemc, a secoué tout le pays. Cette découverte a révélé les terribles maux des pensionnats et le génocide qui s’est produit de notre temps. Depuis, d’autres corps d’enfants ont été découverts près d’autres anciens pensionnats. L’histoire brutale des pensionnats est une réalité que les peuples autochtones portent en eux depuis des générations. La douleur et le traumatisme qui frappent les communautés autochtones de tout le pays ont été ressentis dans tout le Canada.

Ce n’est pas de l’histoire, mais un moment que nous vivons tous en temps réel. Les survivants et les familles touchées ont et continuent de vivre à nos côtés. Ils sont des membres du syndicat, nos collègues et nos voisins.

L’OPSEU/SEFPO continuera d’affirmer sa solidarité inébranlable pour demander la justice, la reddition de comptes et la réconciliation. Il est essentiel, aujourd’hui plus que jamais, que le gouvernement fédéral mette en œuvre les six recommandations propres aux pensionnats qui figurent dans le rapport de la Commission de vérité et réconciliation (CVR).

L’OPSEU/SEFPO soutient également les divers appels à l’action des aînés autochtones et de leurs communautés, comme la répartition adéquate des ressources et des moyens pour mettre en œuvre les 94 recommandations de la CVR. Nous applaudissons de surcroît le leadership et la volonté politique décisive de la ville de Victoria. La ville honore l’appel de la nation Lekwungen en annulant la retransmission de la fête du Canada. En tant que colons, alliés, et occupants de ce territoire, nous avons l’obligation de profiter de cette journée pour réfléchir, écouter et marcher sur le chemin de la réconciliation.

À l’OPSEU/SEFPO, nous sommes conscients du fait que nous devons engager dans notre syndicat des actions concrètes et quotidiennes sous la direction des autochtones. Il s’agit de commencer par reconnaître le fait que le Canada a été construit sur le colonialisme et que son empreinte est encore aujourd’hui présente dans toutes les institutions, y compris dans le mouvement syndical. Nous appuyons les efforts visant à décoloniser le Canada, ainsi que la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones et les appels à l’action de la Commission de vérité et réconciliation. Le travail entrepris et dirigé par le Cercle des Autochtones de l’OPSEU/SEFPO et ses membres est fondamental pour appuyer ces efforts. Citons en exemple la campagne du 21 juin qui exhorte le gouvernement provincial à faire du 21 juin un jour férié en Ontario : une journée visant à promouvoir l’éducation et à reconnaître les premiers peuples de cette terre.

Bien que notre travail commence localement et à la maison, nous savons que ce n’est pas suffisant. Nous devons assumer la lourde responsabilité collective de faire progresser la réconciliation avec les gardiens de cette terre. Aujourd’hui, l’OPSEU/SEFPO renouvelle son engagement de travailler avec les peuples autochtones pour corriger les torts historiques du passé et pour remédier aux torts du présent. Nous exhortons tous les paliers de gouvernement à faire face à la crise de l’eau et à investir des fonds adéquats pour les logements et les infrastructures dans les réserves. Et nous demandons à tous les gouvernements de toutes les tendances politiques et de tout le pays d’honorer les accords qui ont été conclus dans les traités.  Nous devons également examiner immédiatement la question de la discrimination récurrente dans les systèmes de justice pénale et de la protection de l’enfance qui touche de façon disproportionnée les communautés autochtones.

La voie à suivre n’est pas facile, mais les choix sont simples. Nous ne pouvons plus détourner le regard, nous cacher derrière l’ignorance ni rester indifférents. Nous avons tous un rôle à jouer pour nous insurger, pour faire changer les choses, et pour appuyer le mouvement « Idle No More » (jamais plus l’inaction).

Warren (Smokey) Thomas
Président de l’OPSEU/SEFPO

Eduardo (Eddy) Almeida
Premier vice-président/trésorier de l’OPSEU/SEFPO

Krista Maracle
Présidente, Cercle des Autochtones de l’OPSEU/SEFPO

Linda Broer
Présidente de la campagne de juin 21 de l’OPSEU/SEFPO