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Des négociations ardues à venir

Négociations centrales des conseils scolaires et des institutions culturelles

À l'attention des près de 3 500 membres du SEFPO concernés par cette ronde de négociations.

Cette ronde est différente en raison de plusieurs modifications législatives.

Pour la première fois, nous participons à la négociation centrale (table centrale) en tant que membres du Conseil des travailleurs de l’éducation de l’Ontario (CTEO). De l'autre côté de la table, le Conseil des associations d’employeurs (CAE) et la Couronne (le CAE et la Couronne), représentent le gouvernement.

Nous nous sommes rencontrés le 12 novembre, le 17 décembre, les 8 et 9 janvier et le 12 février, à Toronto, pour finaliser les enjeux et questions que nous négocierons à notre table centrale.

Outre ces réunions, le CTEO a organisé, au cours des derniers mois, plusieurs conférences téléphoniques avec ses membres afin de discuter des questions qui seront mises de l'avant.

Sachez que le gouvernement aborde ces négociations de la même manière qu'il l'a fait avec les employés du secteur public : il veut réduire le déficit en prenant de l'argent dans nos poches.

Cela signifie que nous devons nous attendre à une ronde de négociations difficile si nous espérons obtenir des gains importants avec notre convention collective.

Nous travaillons en étroite collaboration avec les autres membres du CTEO afin d'appuyer vos revendications. En plus du SEFPO, le CTEO est composé des syndicats suivants : l'Educational Resource Facilitators of Peel, le Maintenance and Construction Skilled Trades Council, l'Union internationale des journaliers d’Amérique du Nord, l'Essex and Kent Counties Trades Council et le Canadian Office and Professional Employees (COPE).

Ces près de 3 500 membres font partie de la section locale 283 du Conseil scolaire de district de Peel et du Conseil scolaire de district catholique de Dufferin-Peel; de la section locale 292 du Conseil scolaire de district de Peel; de la section locale 330 du Conseil scolaire de district du comté de Simcoe, de la section locale 423 du Conseil des écoles catholiques d'Ottawa; de la section locale 514 du Conseil scolaire de district de la région York; de la section locale 614 du Conseil scolaire de district Rainbow; et de la section locale 663 du Conseil du secteur scolaire de district de Moosonee.

À l'occasion de la conférence de négociation du 26 mars, les présidents de section locale du Secteur 3 du SEFPO (Conseils scolaires) ont rencontré les membres du personnel du SEFPO responsables de notre secteur. Les présidents de section locale ont désormais l'information dont ils ont besoin pour mobiliser leurs membres et appuyer les négociations.

Pourquoi cette négociation centrale?

Vous vous souvenez peut-être du projet de loi 115, qui a été adopté en 2012.

Il dépouillait les travailleurs de l'éducation de leurs droits de négociation. Ce projet de loi visait plus particulièrement les enseignants, mais il a également eu un impact sur tous ceux et celles qui travaillent dans le système scolaire.

En vertu de son projet de loi 115, le gouvernement libéral a imposé ses conditions de négociation. Il a préféré ça aux négociations. En réalité, le gouvernement ne voulait pas négocier, ni discuter des hausses de salaire et des conditions de travail. Ce texte de loi a détruit le processus de négociation, forçant les membres à travailler avec la même convention collective pendant six ans – leur laissant peu de chance d'obtenir une quelconque amélioration. De plus, le ministère de l'Éducation pouvait s'opposer aux améliorations qui ont été conclues localement et mettre son veto sans aucun droit de faire appel.

Nous avons perdu la gratification de retraite, qui avait été négociée en toute bonne foi dans nos contrats. Nos salaires ont été gelés, ce qui a surtout pénalisé les employés ayant les plus faibles revenus – un groupe majoritairement composé de femmes.

Le projet de loi 115 était un si mauvais texte de loi que plusieurs syndicats ont déposé une contestation juridique en vertu de la Charte canadienne des droits et libertés. Nous sommes engagés dans cette contestation fondée sur la Charte, au même titre que les fédérations d'enseignants, le Syndicat canadien de la fonction publique et d'autres organisations.

À la suite des répercussions du projet de loi 115, le gouvernement a déposé le projet de loi 122 qui a changé le processus de négociation. Le projet de loi 122 jette les bases d'un processus de négociation centrale pour les employés des conseils scolaires. Il régit les tables centrales des enseignants et encadre précisément celles des autres employés.

C'est la raison pour laquelle nous avons créé le conseil de syndicats, qui nous permet de représenter ensemble un groupe important d'employés à la table de négociation.  En tant que syndicalistes, nous savons que nous sommes plus forts lorsque nous travaillons ensemble.

La création du Conseil des travailleurs de l’éducation de l’Ontario a nécessité la négociation d’un cadre constitutionnel et d'un système de vote équitables pour tous. Nous avons tous convenu que cette approche nous permettrait de représenter les intérêts de nos membres efficacement et de préserver l'intégrité des différents groupes.

Les membres, bien sûr, voteront pour ratifier tout accord de principe.

Tous ces changements ont incontestablement ralenti le processus et engendré des retards importants, mais nous sommes enfin arrivés à une étape nous permettant d'aller de l'avant et de négocier un contrat qui ne l'a pas été depuis 2008. Oui, vraiment, ça fait déjà sept ans.

Nous comprenons votre frustration concernant le système, mais nous avançons à grands pas pour rattraper le temps perdu.

Les membres du SEFPO élus à la table centrale (Kathy Whipple et Sandy Barker) reçoivent le soutien de membres du personnel du SEFPO, Ceceil Beckford, négociatrice, et Manzur Malik, agent de recherche.

Nous vous donnerons d'autres mises à jour au fur et à mesure de la progression des négociations.

Au moment où les négociations continuent, il est primordial de nous serrer les coudes. L'approche du gouvernement, tant à notre égard qu'à celui de tous les travailleurs du secteur public, est mauvaise. Réduire les déficits sur le dos des travailleurs du secteur public est mauvais. Continuez à appuyer votre équipe de négociation! Votre soutien, ténacité et persévérance nous insufflent force et détermination!

Kathy Whipple
Présidente du Secteur 3 – Conseils scolaires