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Les discussions sur l’accord en matière de santé héritage de l’époque Harper

Toronto – Un des plus importants syndicats du secteur de la santé en Ontario se dit préoccupé par ce qu’il appelle une « gueule de bois de l’ère Harper » (Harper-era hangover) dans les discussions relatives à l’accord fédéral provincial sur la santé qui ont eu lieu cette semaine à Toronto.

L’accord sur la santé précédent, signé en 2004, garantissait une augmentation annuelle de six pour cent du financement fédéral de la santé aux provinces. L’ancien Premier ministre Stephen Harper avait envisagé de réduire ce chiffre à trois pour cent, et le gouvernement libéral actuel semble vouloir lui emboîter le pas.  

« Le fait que les libéraux de Monsieur Trudeau s’en tiennent au plan de Stephen Harper de limiter les transferts est absolument effrayant », a déclaré Warren (Smokey) Thomas, le président du Syndicat des employés de la fonction publique de l'Ontario (SEFPO). « La météo des soins de santé au Canada ne montre pas d’ensoleillement… on s’attend plutôt à une épaisse couche nuageuse. »

Tandis que la ministre de la Santé, Jane Philpott, a laissé entendre que les provinces pourraient recevoir des fonds supplémentaires pour les soins de santé, ceux-ci iraient à des initiatives spécifiques, dans les secteurs des soins à domicile et de la santé mentale.

« Évidemment, de nouveaux fonds dans ces secteurs sont les bienvenus, mais nous avons besoin d’améliorations partout à travers le continuum de soins », a déclaré Lucy Morton, présidente du Conseil divisionnaire des soins de santé du SEFPO. « Une réduction globale du nouveau financement fédéral ne peut que nuire aux soins de santé publics à travers tout le système et dans tout le pays. »

L’accord sur la santé précédent, qui voulait aborder le problème des temps d'attente, améliorer les soins à domicile, améliorer l’accès aux soins dans le nord et développer une stratégie nationale pour le programme d’assurance-médicaments, a expiré en 2014. Un bon nombre de ces domaines doivent encore faire l’objet d’une attention sérieuse et le SEFPO demande aux gouvernements fédéral et provinciaux de poursuivre leur travail dans ces dossiers.

« Le gouvernement fédéral est responsable de l’application de la Loi canadienne sur la santé », a déclaré Sara Labelle, présidente de la Division des professionnels hospitaliers du SEFPO. « Il doit s’engager à respecter les principes de la loi et assurer le suivi des engagements pris au niveau du financement. »

« Les Ontariens ont assez souffert sous le régime d’austérité, une époque sans précédent de coupures et de privatisation des services de santé », a déclaré Madame Morton. « Il est plus que temps d’améliorer le financement et les gouvernement fédéral et provinciaux doivent assumer la responsabilité de leurs rôles. »

« Si vous voulons des soins de santé publics de haute qualité accessibles dans ce pays, il est essentiel que nous ayons un financement gouvernemental robuste », a ajouté le président Thomas. « L’alternative est un système de santé à deux vitesses, une chose qui rend les Canadiens malades rien que d’y penser. »

Pour plus d’information : Warren (Smokey) Thomas 613-329-1931; Lucy Morton 905-317-9464