Le SEFPO parraine l'annonce télévisée de la campagne de plébiscite sur le P3 de Kingston

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Le Syndicat des employés de la fonction publique de l”Ontario soutient la campagne de plébiscite communautaire de Kingston en parrainant une nouvelle annonce télévisée diffusée sur CKWS-TV les deux prochaines semaines.

Produite en collaboration avec la Coalition de la santé de Kingston, l”annonce invite instamment les résidents de la ville à voter le 13 avril prochain sur le statut du nouvel hôpital psychiatrique/de réadaptation de Kingston.

L”Ontario se sert du modèle de partenariats publics-privés controversé pour remplacer les hôpitaux St. Mary”s Of The Lake et Providence Care vieillissants de la ville. Cela signifie que l”hôpital sera conçu, construit, financé et entretenu pendant 30 ans par un consortium privé à but lucratif.

« À un moment où le gouvernement soutient qu”il n”a pas d”argent, on a de la peine à comprendre pourquoi le gouvernement Wynne envisage de recourir à une méthode beaucoup plus coûteuse pour remplacer les deux hôpitaux », a dit Warren (Smokey) Thomas, le président du SEFPO, un syndicat fort de 130 000 membres.

Lorsque le vérificateur général de l”Ontario s”était penché sur la privatisation du Centre de santé William Osler de Brampton, en 2008, il avait conclu que le taux d”intérêt plus élevé payé par le secteur privé ajouterait environ 200 millions de dollars au coût du projet. Il avait également fait remarquer que des frais de transaction de 28 millions de dollars s”ajouteraient en raison de la méthode P3 utilisée. Ces deux questions seraient prises en considération dans la décision de construire le nouvel hôpital de Kingston.

Le SEFPO a également effectué la seule  étude en son genre au Canada pour évaluer l”impact des P3 sur le fonctionnement quotidien d”un hôpital public. Prenons par exemple le Centre de santé Royal Ottawa un an après son ouverture à titre de P3. L”étude effectuée par le SEFPO révèle déjà des coûts additionnels pour les budgets cliniques, ainsi qu”une grande frustration des travailleurs, qui n”ont que peu de contrôle sur leur environnement physique.