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Les consultations sur la santé sont une manœuvre politique, pas un exercice d'écoute, a dit le président du SEFPO

Toronto – Tandis que le premier ministre Doug Ford reste en exil pendant la campagne électorale du fédéral, ses ministres semblent profiter de son absence pour revenir sur certaines décisions impopulaires, a déclaré le président du SEFPO, Warren (Smokey) Thomas.

Monsieur Thomas souligne la tentative du gouvernement Ford de détourner l’attention du public de la restructuration des soins de santé en consultant soudainement les parties intéressées.

« Ces décisions ont été prises et des efforts nuisibles visant à fusionner des services de santé dans toute la province ont été mis en œuvre. Et voilà que tout d’un coup, la ministre de la Santé, Christine Elliott, lance des consultations… Qui donc dirige Queen’s Park ces jours? », a demandé le président Thomas.

L’annonce du 10 octobre comme quoi Jim Pine avait été engagé pour diriger les conversations entre le ministère de la Santé de l’Ontario et les gouvernements municipaux n’est rien de plus qu’une manœuvre pour donner aux Conservateurs une image de bienveillance avant les élections fédérales, a encore dit M. Thomas.

« Ces consultations devraient avoir eu lieu il y a bien longtemps. Se servir de patients qui ont de véritables besoins comme de boucliers politiques au profit d’un Parti conservateur fédéral qui patauge est répugnant. Doug Ford se moque d’offrir les services essentiels dont ont besoin les Ontariens. Il est évident que le parti a pris la relève et, avec toutes les bavures de M. Ford, je me demande combien de temps il faudra pour qu’on lui montre la porte et que Rod Phillips prenne le volant? »

Les enjeux des élections fédérales sont de taille, nous dit le  premier vice-président/trésorier du SEFPO, Eduardo (Eddy) Almeida, et le silence du premier ministre n’est pas de son cru.

« Monsieur Ford a été muselé par le gouvernement fédéral et l’appareil du parti, qui voient son impopularité comme une menace réelle à leur propre ordre du jour », a déclaré M. Almeida. « Si les Conservateurs fédéraux perdent les élections à cause d’un gouvernement Ford impopulaire, je parie que le premier ministre devra faire face à une révolte de son caucus et que ses députés n’applaudiront plus à tout ce qu’il dit. »

Monsieur Thomas a noté que si le premier ministre voulait vraiment écouter les Ontariens, il reviendrait sur plusieurs autres de ses décisions.

« Si M. Ford se souciait vraiment de son peuple, il reviendrait sur ses décisions atroces de privatiser le cannabis et de mettre bière et vin dans les dépanneurs », a souligné M. Thomas. « Il montrerait un peu de respect aux travailleurs de première ligne et à leurs droits constitutionnels en abrogeant sa législation visant à plafonner les salaires et il abandonnerait son projet destructeur de restructuration et de réduction des soins de santé publics. »

Pour plus d’information : Warren (Smokey) Thomas : 613-329-1931