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Le financement des soins à domicile ne va pas au bon endroit, selon le SEFPO

We the North
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Toronto – Le gouvernement de l'Ontario a récemment annoncé un investissement de 100 millions de dollars dans les soins à domicile et en milieu communautaire, dans le cadre de sa promesse de 2015 d'injecter un total de 750 millions de dollars sur trois ans. Mais le Syndicat des employés de la fonction publique de l'Ontario souligne le fait qu’une partie importante de cet argent n’est pas destinée aux services de première ligne.

« Comme nous le disons depuis des années, une grande partie de ces fonds ne va pas aux services de première ligne qui en ont désespérément besoin », a déclaré Lucy Morton, la présidente de la Division des professionnels des soins de santé communautaires du SEFPO.

Dans rapport annuel de 2015, la vérificatrice générale de l'Ontario, Bonnie Lysyk, a révélé que près de 40 pour cent des 1,5 milliard de dollars que la province dépense dans les soins à domicile et en milieu communautaire ne se rendront pas jusqu’aux services de première ligne. Une grande partie de cet argent sert à payer les marges bénéficiaires et les chevauchements administratifs liés à l'utilisation de prestataires du secteur privé. La vérificatrice générale a également mentionné que les directeurs généraux des 14 Centres d'accès aux soins communautaires (CASC) ont reçu en moyenne un salaire de 250 000 $ en 2013, soit une augmentation de 27 pour cent depuis 2009.

« Notre principale question est : où est-ce que cet argent va-t-il aller? », a ajouté Lucy Morton.  « La vérificatrice générale a souligné les nombreux problèmes de l'actuel modèle de soins à domicile et en milieu communautaire, notamment le fait que les agences à but lucratif ne sont pas tenues de présenter leurs livres de comptes au gouvernement à des fins d’examen. »

« Il est donc impossible de savoir exactement combien d'argent elles consacrent aux soins des patients. Comment peut-on améliorer la prestation des services si on ne peut même pas répondre à cette question? »

Le recours accru à la sous-traitance dans les soins à domicile se traduit par des salaires du personnel de plus en plus bas et variables, ainsi que par une diminution de la qualité des services et de l’accès aux soins. En réponse au document de travail, Priorité aux patients, publié par le ministère de la Santé en 2016, le SEFPO a indiqué d’une part qu’il était urgent d’augmenter le financement des hôpitaux et des Réseaux locaux d’intégration des services de santé (RLISS) qui n'ont pas eu d'augmentation de leur financement depuis plus de quatre ans, et d’autre part que les soins de santé devaient rester publics afin d'assurer la transparence et la reddition de comptes.

« Une grande partie du problème réside dans cette privatisation latente du système de soins de santé », a déclaré Warren (Smokey) Thomas, le président du SEFPO. « On détruit de bons emplois et on procure des soins de moins en moins bonne qualité à une population toujours plus vieillissante. »

« Nous continuerons à exercer des pressions sur le gouvernement afin qu’il corrige les problèmes de notre système de soins de santé. »

Renseignements : Lucy Morton, 905 317-9464