Skip to content
news_press_releases_french.jpg

Soins à domicile : des mises à pied qui révèlent des failles au niveau de la loi

Parry Sound – Un groupe de préposés aux services de soutien à la personne (PSSP) des Infirmières de l'Ordre de Victoria (VON) à Parry Sound a reçu des avis de mise à pied permanente mercredi dernier, tandis que VON annonçait la fin de son contrat de prestation des services de soins à domicile dans la région. Le contrat sera vraisemblablement confié à CarePartners, un organisme à but lucratif doté de travailleurs non syndiqués moins bien payés.

« La demande de soins à domicile n’a pas diminué à Parry Sound », a déclaré Lucy Morton, présidente du secteur des professionnels des soins de santé communautaires du SEFPO. « Ces mises à pied révèlent la triste vérité sur l’impartition et ce qu’elle signifie pour les travailleurs, souvent ceux qui occupent les postes les plus précaires. »

En vertu de la Loi sur les relations de travail, les travailleurs ne sont pas admissibles aux « droits du successeur », le droit de rester syndiqué et de conserver leur convention collective courante, dans les situations qui impliquent un nouvel appel d'offres pour le contrat en cours.

« Lorsque des travailleurs comme les PSSP à Parry Sound refusent d'accepter les concessions de l’employeur, qui résultent de changements au niveau du financement du gouvernement ou autre, ils risquent de perdre leur emploi », a déclaré Madame Morton. « Le contrat peut être résilié et le service transféré à un autre organisme, lequel peut réduire les coûts en payant moins bien ses employés et en leur offrant des conditions de travail inférieures. De telles pratiques sont à la base de la débâcle de l'impartition, et elles nuisent aux soins prodigués aux patients. »

Le rapport final de l’Examen portant sur l'évolution des milieux de travail, qui a conclu un examen de deux ans de la Loi sur les normes d'emploi (LNE) et de la Loi sur les relations de travail (LRT), recommandait que le gouvernement accorde les droits du successeur aux travailleurs des organismes de soins à domicile financés par le gouvernement afin de protéger les améliorations acquises grâce aux négociations collectives, ainsi que la stabilité d’emploi.

Pour répondre à ce rapport, le gouvernement a introduit le projet de loi 148, qui accordera les droits du successeur au secteur des services de construction mais pas au secteur des soins à domicile.

« Ce gouvernement tient de beaux discours lorsqu’il s’agit de « donner la priorité aux patients », a déclaré le président du SEFPO, Warren (Smokey) Thomas. « Mais de véritables soins aux patients dépendent du respect accordé aux travailleurs de première ligne, et ça, nous ne le voyons pas. »

« La négociation collective permet aux travailleurs d’obtenir des améliorations au niveau de leurs conditions de travail. La réadjudication des contrats efface tout ça. Si ce gouvernement tient sérieusement à améliorer les conditions de travail des employés les plus vulnérables et précaires, alors il doit amender le projet de loi 148 et accorder les droits du successeur au secteur des soins à domicile. C’est simple. »

Pour plus d’information : Warren (Smokey) Thomas 613-329-1931; Lucy Morton 905-317-9464