Honorer la vérité, accepter la responsabilité : L'OPSEU/SEFPO marque la deuxième Journée nationale de la vérité et de la réconciliation

Indigenous Circle / Cercle des autochtones
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Avertissement sur le contenu : ce poste mentionne les pensionnats indiens et peut être pénible pour certains lecteurs. Remarque : la ligne de crise des pensionnats indiens est disponible 24 heures sur 24, sept jours sur sept pour toute personne en détresse. N’hésitez pas à l’appeler si vous avez besoin d’un interlocuteur : 1 800 721-0066

OPSEU/SEFPO members gather for flag-raisingLe 30 septembre marque la deuxième Journée nationale de la vérité et de la réconciliation au Canada ainsi que la Journée du chandail orange – un moment de réflexion critique et commémorative inspiré par la Commission de vérité et de réconciliation du Canada et par Phyllis Webstad, survivante d’un pensionnat et citoyenne de la Première Nation de Stswecem’c Xgat’tem.

Plus de 130 pensionnats ont été construits à travers le Canada et exploités entre 1831 et 1996. La Mohawk Indian Residential School de Brantford a été le premier pensionnat au Canada et aujourd’hui demeure la seule structure permanente intacte. La communauté a demandé qu’il demeure en place afin d’être utilisé comme preuve et pour instruire des générations futures des méfaits des pensionnats.

On estime que plus de 150 000 enfants inuits, métis et des Premières Nations ont été emmenés de leur domicile pour qu’ils fréquentent ces pensionnats. Les enfants et les petits-enfants des survivants des pensionnats continuent de subir un traumatisme intergénérationnel. Cela arrive lorsque le traumatisme causé par l’oppression historique est transmis de génération en génération.

Le rapport final de la Commission de vérité et de réconciliation, présenté au gouvernement du Canada en 2015, comprenait 94 appels à l’action visant à redresser l’héritage du système des pensionnats et faire progresser la réconciliation. Ces appels et le rapport final de la Commission nous rappellent que nous ne pouvons jamais oublier cette vérité – ou nous détourner des horreurs du colonialisme de peuplement et de son impact durable sur la souveraineté, la nationalité et l’appartenance autochtones aujourd’hui. Des milliers de familles et d’enfants autochtones sont encore victimes de discrimination et sont ciblés par la surreprésentation des peuples autochtones dans le système de protection de l’enfance et de justice pénale.

L’éducation joue un rôle important pour s’assurer que l’histoire des communautés autochtones est racontée dans leur optique, dans leur voix. En marchant aux côtés du Cercle autochtone de l’OPSEU/SEFPO, nous avons déjà commencé le parcours et notre engagement à la RéconciliACTION :

  • en sensibilisant les membres et le personnel à l’héritage du colonialisme et du racisme anti-Autochtones commis contre les peuples autochtones en offrant un cours à trois niveaux de l’OPSEU/SEFPO intitulé « The Indigenous Journey: Marcher ensemble » (« Parcours autochtone : marcher côte à côte »).
  • en continuant à pousser le gouvernement provincial à reconnaître le 21 juin, Journée nationale des peuples autochtones, comme jour férié.
  • en apportant une modification constitutionnelle au Congrès de 2022 où nos membres ont choisi de donner la priorité au travail de démantèlement du racisme anti-Noirs et anti-Autochtones dans le cadre du travail continu du syndicat visant à décoloniser
  • en organisant un événement hybride, grâce au Cercle autochtone de l’OPSEU/SEFPO, le lundi 26 septembre pour commémorer la Journée du chandail orange et la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation. Il a honoré les survivants, y compris ceux qui qui ne sont pas rentrés chez eux, et toutes les vies et collectivités touchées par le système des pensionnats.

« Cet événement hybride a offert à notre syndicat l’occasion de faire progresser la vérité et la réconciliation », a déclaré Krista Maracle, présidente du Cercle autochtone de l’OPSEU/SEFPO.

« C’est ainsi que nous nous souviendrons et reconnaîtrons les effets permanents d’un traumatisme intergénérationnel – tout en honorant les précieux petits dont le corps continuent d’être découverts dans des tombes non marquées à travers l’Île de la tortue. Nous savions toujours que nos petits étaient là. Maintenant, nous allons travailler pour libérer leurs âmes. »

Le 20 septembre 2022, l’OPSEU/SEFPO a également hissé le drapeau des survivants au siège social pour ainsi réfléchir aux effets permanents du système des pensionnats et des traumatismes intergénérationnels, pour les reconnaître et s’en souvenir.

« En hissant ce drapeau, nous devons comprendre que ce geste est bien plus profond que le symbolisme performatif. Ce drapeau doit signifier les promesses sacrées et les responsabilités claires que les colons canadiens doivent aux légitimes intendants souverains de cette terre », a déclaré la présidente de l’OPSEU/SEFPO, JP Hornick.

« Nous savons, comme nous l’a appris l’histoire de Phyllis Webstad et d’autres, que c’est aux colons de porter le fardeau de la réconciliation. Ni les survivants, ni leurs descendants, ni aucune des centaines de nations autochtones souveraines qui ont précédé le Canada ne doivent porter à elles seules ce fardeau. Désapprendre le colonialisme des colons et comprendre l’histoire et l’héritage des pensionnats constituent une responsabilité essentielle qui nous incombe en tant que Canadiennes et Canadiens. Et nous devons rester sans équivoque dans notre engagement collectif envers la vérité et la réconciliation. »

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