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Selon le président du SEFPO, s’il y a de l’argent pour les gestionnaires, il y en a pour le personnel de première ligne

TORONTO – Si le gouvernement provincial a de l’argent pour augmenter le salaire des gestionnaires de la fonction publique, il en a aussi pour son personnel de première ligne, a souligné le président du Syndicat des employés de la fonction publique de l’Ontario.

« Selon les nouvelles, les gestionnaires de la Fonction publique de l'Ontario, qui sont déjà sur la liste des 100 000 $ et plus (liste Sunshine), reçoivent une rémunération supplémentaire moyenne de 6 900 $ », a déclaré Warren (Smokey) Thomas. « On dirait bien que l’époque des gels salariaux, qui sont vraiment des réductions salariales, après l’inflation, soit révolue.

Monsieur Thomas a fait ces commentaires alors que le syndicat et le gouvernement s’apprêtent à retourner à la table de négociation, le 18 décembre, pour l’Unité de négociation des Services correctionnels du SEFPO, forte de quelque 6 000 membres. En votant la semaine dernière, 67 pour cent du personnel de correction a rejeté un accord de principe qui restait dans les limites de la revendication du gouvernement d’augmentations salariales nettes de zéro.

« Jusqu’à maintenant, le gouvernement a maintenu que toutes les conversations à propos des salaires devaient tenir compte du « cadre financier » de réductions salariales constantes », a ajouté Monsieur Thomas. « D’après ce que je peux voir, ces augmentations salariales énormes accordées aux gestionnaires indiquent que le cadre financier a changé. »

Monsieur Thomas a encouragé le gouvernement à revenir à la table de négociation avec une offre sérieuse, qui permettrait d’éviter une grève ou un lockout dans les services correctionnels.

« Les services correctionnels ontariens sont en crise », a-t-il encore dit. « Les prisons souffrent de surpeuplement, de manque de personnel et de nombres croissants de détenus souffrant de troubles mentaux. Dans les bureaux de probation et de libération conditionnelle, nous avons le plus haut volume de cas de n'importe quelle province au Canada. »

« On ne peut faire face à cette crise autrement qu’en infusant des fonds supplémentaires », a insisté Monsieur Thomas. « Si le gouvernement revient à la table en continuant de prêcher l’austérité, on peut s’attendre à un arrêt de travail important. »

Pour plus d'information :

Warren (Smokey) Thomas
(613) 329-1931