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Le succès du rapport sur la prévention de la violence en milieu de travail dépend surtout de sa mise en œuvre, selon le SEFPO

Le rapport provincial, qui a été publié hier pour réduire la violence dans les établissements de soins de santé, est un bon premier pas pour éliminer ce problème, mais son succès à long terme dépendra de la mise en œuvre de ses recommandations, selon le Syndicat des employés de la fonction publique de l'Ontario (SEFPO).

Le Rapport sur la prévention de la violence en milieu de travail dans le secteur des soins de santé, préparé conjointement par le ministère du Travail et le ministère de la Santé et des Soins de longue durée, contient 23 recommandations, dont certaines, si elles avaient été déposées plus tôt, auraient peut-être permis d’éviter les attaques récentes à l’endroit des travailleurs de la santé et des patients dans des établissements de la santé mentale de l'Ontario, a déclaré le président du SEFPO, Warren (Smokey) Thomas.

« Ce rapport montre clairement que l'Ontario a adopté une politique de tolérance zéro en ce qui concerne la violence en milieu de travail dans les établissements de soins de santé », a déclaré le président Thomas, qui a représenté le SEFPO en tant que membre du Comité du leadership, composé de dirigeants d’hôpitaux, de hauts fonctionnaires, d’intervenants en faveur des patients et d'autres dirigeants syndicaux. « Mais on ne pourra atteindre la tolérance zéro que si les recommandations du rapport sont mises en œuvre dans leur intégralité et avec de strictes mesures d'application. »

Parmi les principales recommandations, l’une concerne la mise sur pied de protocoles de communication uniformes entre les hôpitaux et les établissements de soins externes en vue de préparer les établissements à accueillir un patient pour une évaluation psychiatrique, ce qui aura pour effet de limiter le risque de violence à l’endroit des travailleurs de la santé et des patients.

Le rapport recommande également que la province fixe et impose une norme provinciale en ce qui concerne la formation des personnes ayant pour rôle ou pour tâche d’assurer la sécurité dans les hôpitaux.

La formation du personnel en charge de la sécurité – une mesure demandée depuis longtemps par les organisations syndicales – aurait pu prévenir les incidents récents de violence où des travailleurs de la santé ont été gravement blessés.

« Les employés disent, depuis des années, qu’une meilleure formation en matière de sécurité se traduira par une réduction des blessures », a déclaré le président Thomas. « Je me réjouis du fait que le rapport tienne compte de cette corrélation. C'est le moment d’agir pour s’attaquer à ce problème. »

Le président du SEFPO a déclaré que c’est une bonne chose que cette étude conjointe ait été mise en œuvre par deux ministères qui ont travaillé ensemble. « Trop souvent dans le passé, ils ont travaillé chacun de leur côté, l’un ne sachant pas ce que l'autre faisait.  Il s’agit d’une nouvelle manière de lutter contre un problème grave. »

Renseignements : Warren (Smokey) Thomas, 613-329-1931