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Nous L'avons bati. Nous l'avons paye. Ca nous appartient. A nous tous! Congres du SEFPO 2017.

En solidarité Mise à jour du Congrès Jour 2 - le 7 avril 2017

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Le président Thomas, fier du passé, confiant en l’avenir

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Warren (Smokey) Thomas, président du SEFPO, s'est servi du discours présidentiel pour examiner avec fierté les récents accomplissements du syndicat et pour jeter un regard confiant sur l’avenir.

« Nous avons écrit une nouvelle page d’histoire, puis nous en avons écrit encore une autre », a-t-il fait remarquer en parlant des campagnes de syndicalisation massives organisées dans le secteur des collèges. « La campagne de syndicalisation du personnel de soutien à temps partiel était la plus grosse campagne de l’histoire du Canada. Mais celle qui a suivi, la campagne de syndicalisation du personnel scolaire à temps partiel, était encore plus importante. »

« Le gouvernement et les cabinets d’avocats ont tout fait pour nous arrêter », a-t-il poursuivi. « Mais ils ont fini par être à court d’excuses et de défis. Nous sommes confiants que les urnes contenant les votes du personnel de soutien à temps partiel seront ouvertes, de façon qu’on puisse enfin les dépouiller. »

Monsieur Thomas a également parlé de la campagne Ça nous appartient de lutte contre la privatisation, une campagne qui avait été mise en branle au Congrès 2016.

« C'est une campagne formidable », a dit Monsieur Thomas. « Elle a véritablement pris vie. Et c’était notre objectif depuis le début, qu’elle se transforme en un mouvement populaire, appuyé par le syndicat, avec notre matériel, nos médias sociaux et tout ce que nous avons à donner. Nos campagnes sont sans pareilles. Les autres dirigeants syndicaux me le disent constamment. »

Le président a également parlé des initiatives que son syndicat a lancées pour devenir une organisation plus inclusive. Il a affirmé que les visages du personnel du SEFPO doivent refléter les visages de la société et notre effectif.

« Nous sommes un syndicat progressiste », a-t-il souligné. « Il y a des années de cela, nous avons établi un Comité sur la cartographie sociale et un Comité mixte des travailleurs racialisés. Ils ont fait un travail fantastique pour rendre notre organisation plus accessible et inclusive et pour assurer l’égalité des chances au sein de l’organisation, en allant des journées de réseautage jusqu’aux foires d’emploi à l’interne.

« Nous avons également mis sur pied un programme d’équité, diversité et inclusion, avec l’aide de Keith Jeffers, un expert dans le domaine. Nous devons nous mettre à la place de notre prochain pour mieux comprendre ses problèmes, sa culture et ce qu’il vit. Et nous faisons de véritables progrès dans ce domaine. »

Pour ce qui est de l'avenir, Monsieur Thomas le voit rempli de défis et de possibilités. Par exemple, parlant des travailleurs de la LCBO, il s'est dit encouragé par la nouvelle que la première ministre songeait à créer une Régie des alcools et du cannabis. Par contre, il a qualifié de « désagréable » l’attitude de la LCBO à la table des négociations, disant qu’il appuie « à 100 pour cent » les travailleurs de la LBED, et il a également dit qu’il était confiant du fait que l’employeur n’aura d’autre choix que de reculer devant leur détermination.

Sur cette note, Monsieur Thomas a reconnu les membres de la section locale 316, actuellement en grève. Cinquante-quatre d’entre eux était présents. Devant une ovation des délégués, le président les a appelés à l'avant.

Les membres de la section locale 316 prodiguent des soins aux personnes qui vivent avec une déficience intellectuelle.

« Ces personnes n’ont pas choisi de prendre soin des plus vulnérables pour s’enrichir », a souligné Monsieur Thomas. « Elles l’ont fait par amour du métier. Cet employeur est dégoûtant; par contre, je ne pourrais être plus fier de ces travailleurs. Ils jouissent du plein appui de nos 135 000 membres. »

screen_shot_2017-04-07_at_9.45.24_am.pngPrésident Thomas avec Sara Labelle, VPR de la région 3, Richard Bradley, délégué du personnel, Leslie Coles, présidente de la section locale 316, et Courtney Huycke, déléguée en chef de la section locale 316

Les délégués puisent dans leurs poches pour la section locale 316

Le Congrès a eu le plaisir d’entendre parler nos membres de la section locale 316 qui travaillent pour Intégration communautaire Campbellford/Brighton et qui sont tombés en grève le 22 mars, après avoir voté contre l’offre finale de l’employeur.

Dans un geste de solidarité pour nos membres de la section locale 316 et comprenant les difficultés que peuvent vivre les grévistes, tant du point de vue émotionnel que financier, les membres ont commencé un fonds pour répondre aux besoins des membres de cette section locale, et le total recueilli s'est monté à 34 824 $.

L’équipe de négociation a promis de rester forte et les délégués du SEFPO ont démontré qu’ils appuieraient leurs confrères et consœurs du syndicat.

Eddy Almeida, proclamé premier vice-président/trésorier; Smokey fait face à Myles

Dans le processus des nominations, Eduardo (Eddy) Almeida, vice-président régional de la région 2, a été nommé à l’unanimité premier vice-président/trésorier pour un autre mandat de deux ans.

Le président en exercice, Warren (Smokey) Thomas, a été nommé pour être élu pour un sixième mandat à la présidence du SEFPO.

Myles Magner, vice-président régional pour la région 5, a également été nommé candidat à la présidence.

Les élections auront lieu vendredi matin, comme d’ailleurs le classement des vice-présidents régionaux.

Rapport de vérification des pouvoirs

Délégués : 935
Suppléants : 494
Observateurs : 206
Membres du Conseil exécutif : 20
Retraités ; 7
Membres de comité : 54
Invités : 7

1 723 participants

Des militants internationaux inspirent les délégués au Congrès

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Un couple de militants de la campagne Ça nous appartient de l’autre côté du globe a inspiré les délégués au Congrès jeudi avec des exemples des succès remportés dans leur lutte pour conserver leurs services publics.

« Les idées de droite derrière la privatisation sont globales, et notre solidarité aussi se doit d’être globale », a dit Cat Hobbs, directrice de la campagne Ça nous appartient du Royaume-Uni (WOI-UK). « J’ai découvert que les gens ne croient pas en la privatisation. Ils tiennent à la propriété publique. »

Gerard Hayes, dirigeant du syndicat des sciences de la santé en Australie (Health Science Union – HSU), a fait des remarques semblables.

« Nous nous sommes engagés à lutter contre la privatisation et avons adopté le thème Ça nous appartient », avait dit Monsieur Hayes l’an dernier aux délégués du Congrès du SEFPO. Après avoir appris que le SEFPO avait lancé sa propre campagne Ça nous appartient, Gerard Hayes lui avait rapidement emboîté le pas avec son syndicat (HSU) pour lancer sa propre campagne de mobilisation.

Cat Hobbs est la pionnière du mouvement Ça nous appartient. « J’ai lancé la campagne Ça nous appartient en 2012, dans ma chambre, avec un portable. » Elle était furieuse que la compagnie privée qui exploitait le service ferroviaire à Bristol décide de n’offrir plus qu’un train toutes les 90 minutes. Elle a dirigé la campagne qui a conduit le conseil municipal à ordonner à la compagnie de remettre en place le service aux 45 minutes.

Depuis là, Madame Hobbs et une poignée d’autres militants ont tourné leur attention sur de plus gros biens publics que le gouvernement se proposait de liquider, notamment l’une des institutions publiques parmi les plus chères du pays, le service postal britannique (Royal Mail), vieux de 500 ans. En dépit de sa rentabilité et de l'excellence de ses services, le gouvernement a vendu le dernier tiers du service postal en 2013. Par contre, la WOI-UK a réussi à mobiliser le soutien du public pour sauver du grapin privé la Monnaie royale britannique, vieille, elle, de onze cents ans!

Sa mise en garde aux délégués? Ne baissez jamais la garde. Les partisans de la privatisation entourent les services publics comme des vautours, prêts à attaquer au moment le plus opportun. « On compte plus de 400 groupes de réflexion dans 80 pays dans le monde voués à la privatisation des services publics. »

Contrairement au SEFPO, le mouvement ouvrier au Royaume-Uni ne s'est pas joint à sa campagne. Le groupe travaille avec une poignée d’organisateurs et des ressources limitées. En revanche, Madame Hobbs a rendu hommage au SEFPO pour son engagement envers la campagne Ça nous appartient, avec les fonds, les mobilisateurs et les messages au public.

« Nous n’avons malheureusement pas les ressources humaines sur le terrain comme vous les avez ici », a-t-elle admis.

Monsieur Hayes a dit aux délégués que la campagne Ça nous appartient australienne avait joué un rôle de premier plan en encourageant le gouvernement fédéral à revenir sur ses pas en ce qui concernait son initiative de privatisation d’au moins cinq hôpitaux dans la région métropolitaine de Sydney. Les gouvernements utilisent ce qu’on appelle des « tests de contestabilité » pour déterminer si un bien public restera public ou si le secteur privé peut démontrer sa capacité à fournir le même service pour moins.

À date, le test a permis de garder un des hôpitaux entre les mains du public et, Monsieur Hayes a déclaré plus tard dans une entrevue, le ministre de la Santé a annoncé mercredi qu’un deuxième hôpital demeurerait public. Monsieur Hayes est optimiste et pense que les trois autres hôpitaux resteront publics.

En dépit des succès de l’HSU, Monsieur Hayes dit que la menace de privatisation ne disparaît jamais entièrement. « Nous avons un gouvernement qui est prêt à faire passer le test de contestabilité pour chaque ministère public. Ça n’arrête jamais. »

Beyond the Beehive : Ronnie Spector charme l’auditoire du Congrès

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Les lumières se tamisent. Un silence impatient tombe sur la salle. Et puis, « Baby, I love you » se met à jouer.

« Confrères et consœurs », a annoncé le président Warren (Smokey) Thomas, « Je vous présente la Rose du Harlem espagnol ».

Une femme apparaît. Des lunettes de soleil lui obscurcissent les yeux et une chevelure abondante le visage. Mais rien n’obscurcit sa voix incomparable : Ronnie Spector, autrefois chanteuse principale des Ronettes, un groupe qui enchaînait les tubes au début des années 1960, dont Be My Baby et Walking in the Rain, primé aux Grammys.

Née Veronica Bennett dans le Harlem espagnol, à New York, en 1943, Ronnie était la fille d’une mère Cherokee noire et d’un père irlandais. Gamine, elle aimait se tenir sur la table à café pour se montrer en spectacle devant toute la famille. La musique deviendrait sa passion et le chemin menant à son succès, ainsi qu’à de nombreux bouleversements personnels.

Adolescente, avec sa sœur Estelle et sa cousine Nedra, elle forma les Ronettes. Le déclic s’est produit après un concert au fameux théâtre Apollo. Alors que la chanteuse principale restait figée, Ronnie est immédiatement intervenue avec leur propre répertoire. Ce fut un succès!

Le producteur Phil Spector les remarqua, et il devint le producteur de Ronnie, et l’objet de son amour. Ainsi commença la montagne russe des émotions, qui la transporterait du paradis à l’enfer.

Les Ronettes connurent un énorme succès des deux côtés de l’Atlantique. Au Royaume-Uni, leur premier acte était les Rolling Stones, et elles étaient amies avec les Beatles.

Après leur mariage, Phil est devenu possessif et contrôlant à l’extrême et empêchait Ronnie de sortir de chez eux. Six ans après, elle divorçait, mais pas avant d'avoir perdu ses amis et sa carrière. Et de devenir alcoolique.

Phil Spector continua de la harceler personnellement et professionnellement. Il refusa de licencier sa musique et empêcha les Ronettes d’entrer au Temple de la renommée du Rock and Roll. Ronnie traîna Phil devant les tribunaux. Après quinze années de litiges, les Ronettes obtinrent un règlement de 2,8 millions de dollars, ainsi que des arriérés de redevances pour des douzaines de chanteurs principalement noirs.

Ronnie s’est remariée en 1982 et a eu deux enfants. Et les Ronettes ont finalement été intronisées au temple de la renommée en 2004.

Ronnie a créé « Beyond the Beehive », un spectacle sur scène qui connut un énorme succès à New York et Londres. Et aujourd’hui, 1 700 délégués chanceux ont également eu un aperçu de la vie au-delà de la ruche!

En nous quittant, Ronnie a dit, « Il est possible de passer par l’enfer et d’en revenir, rappelez-vous de cela quand vous entendez parler moi ».

Le président Thomas l’a remerciée de ce message encourageant.

« Votre vie est un témoignage de réussite et de survie », a-t-il dit. « Nous sommes nombreux à pouvoir le comprendre. »

Résolutions et amendements constitutionnels

Adopté :

A1 avec un soutien de 93 % – Une résolution pour approuver la réception des états financiers de 2016 et que le président et le premier vice-président/trésorier soient autorisés à signer les états financiers au nom du Conseil exécutif.

A2 avec un soutien de 91,8 pour cent – Une résolution pour le Congrès d’approuver les actions du Conseil exécutif de la clôture du dernier congrès à la clôture de ce congrès.

A3 avec un soutien de 92 pour cent – Une résolution pour nommer PriceWaterhouseCoopers à titre de vérificateurs de l'exercice financier du SEFPO allant du 1er janvier 2017 au 31 décembre 2017 et que le Conseil exécutif établisse la rémunération des vérificateurs.

EB2 avec un soutien de 67,4 pour cent – Une résolution que le SEFPO poursuive sa campagne Ça nous appartient pendant encore une année, que les fonds pour cette campagne sortent du « Strikeback Fund », que le cinq pour cent des revenus du SEFPO qui sont normalement versés dans le Fonds de grève en 2017 soient versés dans le « Strikeback Fund ».

L3 avec un soutien de 97 pour cent – Une résolution que :

  1. Le syndicat tienne le gouvernement responsable de n’avoir pas payé les jeunes la paie qu’il exige de par la loi que les autres employeurs paie aux employés autres que de la Couronne.
  2. Le syndicat embauche des jeunes dans le cadre du programme Carrière-été et d’autres programmes conformément au Code des droits de la personne de l'Ontario.
  3. Le syndicat conseille l’équipe de négociation d’harmoniser les normes régissant la rémunération des jeunes Autochtones employés dans le cadre du Programme d’expérience de travail pour les jeunes Autochtones et d’autres programmes à celles qui régissent les employés autres que de la Couronne en vertu de la Loi sur les normes d'emploi.
  4. Le syndicat écrive au Globe & Mail afin qu’il reconsidère sa nomination de la Fonction publique de l'Ontario de « meilleur employeur des jeunes au Canada », à la lumière de la pratique hypocrite du gouvernement d’établir des normes d’emploi inférieures pour ses propres jeunes travailleurs.
  5. Le syndicat fasse intensément pression sur le gouvernement, par tous les moyens nécessaires, pour qu’il renverse cette pratique d’emploi moralement discutable appliquée pour les jeunes.

EB18 avec un soutien de 95 pour cent – Une résolution visant à reconnaître que le SEFPO, ainsi que le syndicat national SNEGSP, s’oppose au modèle P3 d’investissements en infrastructures, reconnaissant que ses membres ont un intérêt direct à veiller à ce que les fonds de pension soient investis de façon responsable et à lancer la campagne « Ça nous appartient » pour lutter contre la privatisation des services et des biens publics.

Madame Horwath : « Vous pouvez compter sur le soutien du NPD »

La chef du Parti néodémocrate de l’Ontario, Andrea Horwath, s’est adressée aux 1 700 membres du SEFPO à l’occasion de la première journée du Congrès.  

Madame Horwath a prononcé un discours convaincant qui a mis en lumière les défis à venir pour le mouvement ouvrier et a félicité le SEFPO pour sa campagne Ça nous appartient, un mouvement puissant contre la privatisation de nos services publics.

Avec les libéraux de l'Ontario qui vendent Hydro One et élargissent la vente de vin et de bière dans les épiceries, Andrea a mis en garde les délégués, disant que l’Ontario est à un point critique, et qu’il est temps de faire quelque chose à ce propos. 

« La campagne Ça nous appartient est exactement ce dont nous avons besoin, la propriété publique au cœur du gouvernement pour le peuple et par le peuple », a déclaré Madame Horwath.

Avec des élections provinciales dans juste un peu plus d’une année, Andrea a mis en garde les délégués en disant que les libéraux de l’Ontario et les « nouveaux » conservateurs de Patrick Brown seront vraisemblablement synonymes d’autres réductions au niveau des services publics, de partenariats public-privé plus nombreux et de la vente continue des biens de l’Ontario.

Madame Horwath a encore dit que si le NPD était élu, il retournerait Hydro One dans les mains du public à 100 pour cent, restaurerait le financement des hôpitaux et réinvestirait dans les services publics de l’Ontario. 

« Nous devons nous tenir les coudes et vous pouvez compter sur le NPD pour être là quand vous avez en avez besoin », a ajouté Madame Horwath.