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Nous L'avons bati. Nous l'avons paye. Ca nous appartient. A nous tous! Congres du SEFPO 2017.

enSolidarité Mise à jour du Congrès Jour 3 - 8 avril 2017

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Smokey Thomas élu pour un sixième mandat à la présidence du SEFPO

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Warren (Smokey) Thomas a été réélu au poste de président du Syndicat des employés de la fonction publique de l'Ontario pour un sixième mandat consécutif de deux ans. Il avait été élu pour la première fois à ce poste en 2007.

Monsieur Thomas a battu Myles Magner, vice-président de la région 5 du SEFPO. Eduardo (Eddy) Almeida, agent correctionnel de Hamilton, avait été proclamé premier vice-président/trésorier pour un quatrième mandat consécutif de deux ans hier.

Dans son discours de campagne aux délégués, Monsieur Thomas a promis de continuer de diriger le SEFPO selon sa devise permanente : « Ne faites jamais rien que votre mère pourrait désapprouver. »

Monsieur Thomas a remercié Monsieur Magner pour sa candidature et a également félicité Monsieur Almeida, disant que « Eddy est le meilleur trésorier que ce syndicat ait jamais eu, et je le sais vu que j’ai fait ce travail pendant six ans ».

Monsieur Thomas a fait campagne à titre de « président pour ses membres avant tout », soulignant qu’au SEFPO, son rôle de président est de soutenir les équipes de négociation, plutôt que de leur dire quoi faire. Il a promis de poursuivre la lutte soutenue du syndicat contre la privatisation, de miser sur ses succès dans la négociation collective et la syndicalisation et de rester fidèle à son engagement envers l’équité.

 Nous persévérerons contre les forces qui jouent contre les travailleurs et nous le ferons ensemble », a-t-il dit aux plus de 1 700 délégués, suppléants et observateurs présents au Congrès.

Natif de Kingston, Monsieur Thomas est aussi infirmier psychiatrique autorisé et a travaillé à l’ancien hôpital psychiatrique de Kingston pendant plus de 20 ans, servant de président de la section locale 431 du SEFPO, avant d’être élu membre du Conseil exécutif. Il a rempli trois mandats en tant que premier vice-président/trésorier avant de devenir président.

Déjeuner au Congrès – avec le CPF

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Le Comité provincial des femmes (CPF) du SEFPO a conduit un autre déjeuner fort bien accueilli vendredi matin. L’événement annuel du Congrès est une occasion de rendre hommage à certaines femmes de notre syndicat, ainsi qu’à leurs nombreux accomplissements dans leur lutte soutenue vers la pleine équité. 

Chaque représentante régionale du CPF sélectionne une femme de sa région pour reconnaître ses accomplissements remarquables en matière d'activisme. Cette année, le choix s’est posé sur les femmes suivantes :

Région 1 : Jayne McKenzie
Région 2 : Le Vanier Centre for Women Institution Crisis and Intervention Team
Région 3 : Andrea Gordon
Région 4 : Lisa Hovinga
Région 5 : JP Hornick
Région 6 : Catherine Saulino
Région 7 : Crystal Skrien

Deb Tungatt, ex-membre du Conseil exécutif du SEFPO, a reçu le Prix du pain et des roses cette année. Émue par l’honneur, elle s’est dite reconnaissante d’avoir eu un emploi syndiqué et d’avoir bénéficié de tout ce qui vient avec une représentation syndicale. Assurant les femmes et toutes les militantes de son appui et de ses encouragements soutenus, elle a conclu en disant ce qui suit : « Ne perdez jamais espoir et gardez toujours la foi. »

Sara Labelle, vice-présidente de la région 3, la femme la plus haut placée au SEFPO, s’est adressée aux participantes et a parlé de l’importance du rôle des femmes dans les mouvements progressistes révolutionnaires. Leur rappelant l’importance de la solidarité et du soutien dans le cadre de ces efforts, Madame Labelle a déclaré « Nous ne pouvons pas briser le plafond de verre en agissant seule. C'est toutes ensemble que nous y parviendrons. »

Peggy Sattler, députée provinciale et conférencière principale s’est dite fière de faire partie du caucus NPD de l’Ontario, qui compte 55 pour cent de femmes. Elle a mis en évidence la lutte continue contre la privatisation et l’importance de l’équité. Remerciant les militantes présentes, Madame Sattler a dit, « Je suis profondément touchée de suivre ces femmes et de parler au nom des militantes ouvrières ».

Madame Sattler a parlé de son projet de loi 26, la  Loi de 2016 sur le congé et les mesures d'accommodement pour les employés victimes de violence familiale ou sexuelle et la formation dans le lieu de travail. Si adopté, le projet de loi fournira aux survivantes de violence sexuelle et familiale jusqu’à 10 jours de congés payés, ainsi qu’un congé non payé raisonnable et des modalités de travail flexibles. « Personne ne devrait avoir à choisir entre leur emploi et leur sécurité », a-t-elle dit.

Le projet de loi 26 aiderait à briser certains des obstacles auxquels font face ces personnes lorsqu’il faudrait qu’elle quitte leur emploi pour entrer dans un processus de rétablissement, dans un environnement sûr et non traumatisant. Le projet de loi prévoit aussi de la formation dans les milieux de travail pour aider les employées à faire face à ces situations difficiles.

Le SEFPO et le CPF ont donné leur appui au projet de loi 26. 

Classement des vice-présidents régionaux

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Sara Labelle, vice-présidente régionale de la région 3, a été réélue au poste de seconde vice-présidente du SEFPO.

Voici le classement après le vote :

Sara Labelle : 513
Myles Magner : 311
Len Elliott : 64
Lucy Morton : 42
Gareth Jones : 11
Michel Bisaillon : 5
Carl Thibodeau : 4

Rapport de vérification des pouvoirs

Délégués : 945
Membres de comité : 54
Retraités ; 7
Membres du Conseil élus : 21
Suppléants : 525
Observateurs : 220
Invités : 8

1 780 participants

Le SEFPO a du talent – et c'est peu dire!

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Des centaines de personnes se sont réunies à la salle de théâtre Bassett pour assister au quatrième spectacle annuel Le SEFPO a du talent!, un spectacle produit par Warren Campbell, expert en vidéos.

Parmi les juges, Kate Davis, conférencière, écrivaine, comédienne et actrice; Farley Flex, consultant en médias, promoteur de musique, gérant d'artistes et spécialiste de la motivation, mieux connu pour sa participation à titre de juge à l’émission Canadian Idol; et Liberty Silver, gagnante d’un Grammy et deux fois gagnante d’un Juno, qui a récemment reçu une étoile sur l’Allée des célébrités canadiennes.

David Merry, un des premiers comédiens et magiciens du Canada, a joué le rôle de présentateur pour la soirée.

Un prix de 1 000 $ était offert, ou, comme David Merry l’a dit, « bien plus que 60 $ américains »!

Comme introduction, les mobilisateurs de la campagne Ça nous appartient nous ont chanté Stuck in the Middle en play-back, une chanson qui fait prendre conscience que « public… c'est mieux ».

Le spectacle a débuté avec Runna McCormack, membre de la section locale 143, région 1, de Windsor, interprétant She Works Hard for the Money, de Donna Summer.

La région 2 était représentée par Jessica Muir, membre de la section locale 290, de Brampton. Comme l’a dit Liberty Silver, « elle avait l’air d’une vraie fille Bond », dans son interprétation de Skyfall, de la chanteuse Adele.

Andrea Murry, membre de la section locale 349, région 3, à Barrie, a présenté une comédie originale et inédite.

Jonathan Michael, de Toronto, membre de la section locale 551, de la région 5, a gardé l’auditoire en admiration tandis qu’il chantait sans effort le classique italien Caruso, de Lucio Dalla.

Et enfin, la région 6 était représentée par Whitney Otis, membre de la section locale 638, de Mattice. Elle a donné une merveilleuse interprétation de la ballade d’Elvis, Can’t Help Falling in Love. Farley Flex a résumé la performance en lui disant ce qui suit, « Tu dois chanter pour gagner ton pain! ».

Les juges ont choisi trois artistes pour la finale.

Otis a chanté Feeling Good, de Nina Simone, tandis qu’Andrea nous faisait rire et Michael interprétait la chanson de West Side Story, Somewhere.

La troisième place est allée à Andrea Murray, tandis que Jonathan Michael prenait la deuxième place.

La première place est allée à Whitney Otis.

Toutefois, vu la qualité des performances, le président Thomas a pris une décision exécutive, sous les applaudissements tonitruants de l’auditoire, de donner 1 000 $ au gagnant, 750 $ à la deuxième place et 500 $ à la troisième place.

Smokey a mis fin au spectacle avec la question habituelle, « On a du talent ou on a du talent? » La foule a approuvé avec un OUI unanime.

Le SEFPO marche jusqu’au siège du social de la LCBO

La température glaciale et les vents violents n’ont pas empêché des centaines de militants du SEFPO à se rendre à pied jusqu’au siège social de la LCBO pour exiger des salaires équitables et de meilleures conditions de travail et arrêter la campagne de privatisation menée par le gouvernement Wynne.

Encouragés par les tambours de la Samba Squad, tout en scandant « Ça nous appartient! », les militants du SEFPO chantaient des chansons du SEFPO au travers des rues du centre-ville de Toronto, en route vers le siège social de la LCBO.

La foule bruyante a été accueillie par le président du SEFPO, Warren (Smokey) Thomas, et le premier vice-président/trésorier, Eddie Almeida, qui ont tous deux promis leur appui inconditionnel.

« Nous allons devoir nous battre contre cet employeur qui ne veut que reculer. Mais ne vous y trompez pas, vous avez une super équipe de négociation et nous allons gagner le combat », a déclaré Monsieur Thomas.

« Nous sommes une famille. Tu touches à nos 7 000 membres, tu touches aux 130 000 membres du SEFPO », a ajouté Eddy Almeida.

La lutte de la LBED n'est qu’un aperçu de ce qui se passe dans les milieux de travail partout au pays : de bons emplois à temps plein, avec un certain équilibre entre la vie professionnelle et personnelle, sont remplacés par des emplois à temps partiel précaires et sans sécurité, obligeant de nombreux Canadiens à lutter pour joindre les deux bouts.

C'est pourquoi cette ronde est plus que de la négociation, a déclaré la présidente de la LBED, Denise Davis. Elle est symbolique de la lutte contre les emplois à temps partiel précaires, la privatisation et un programme néolibéral dirigé par des banquiers empoisonnant la vie des travailleurs du monde entier.

« La sous-traitance, l'expansion de la vente d’alcool dans le privé et les quarts raccourcis qui forcent les membres à travailler sept jours par semaine : c'est le langage utilisé par cet employeur », a continué Madame Davis. « Nous parlons de bons emplois, de propriété publique, d’équilibre entre la vie personnelle et le travail et d’équité.

« Confrères et consœurs, notre langage prévaudra! »

Résolutions et amendements constitutionnels

Du Comité des Statuts (jaune)

Adopté :

A.1 avec un soutien de 80 % – suppression de « sauf que le président de la section locale sera le premier délégué d’office ». Ajout de « Conformément aux règlements intérieurs ou à un vote à la majorité des deux-tiers à la réunion des élections au sein des sections locales, les sections locales peuvent élire leurs délégués et délégués suppléants par un vote à la majorité. Des votes séparés devront avoir lieu pour les délégués et délégués suppléants. Le président de la section locale sera le premier délégué d’office. »

A.2 avec un soutien de 92 % – ajout de « Là où les règlements de la section locale le permettent, et où des justificatifs appropriés sont disponibles, les dépenses de la section locale peuvent être remboursées par paiements préautorisés ou au moyen des services bancaires en ligne ».

A.3 avec un soutien de 89 % – suppression de « En signant ». Ajout de « En remplissant ».

A.4 avec un soutien de 97 % – suppression de « convocation », « nombre approprié de… délégué », « en deux exemplaires », « Les personnes déléguées gardent l'original, qu'elles doivent présenter au moment de l'inscription immédiatement avant et pendant le Congrès » et « duplicata ». Ajout de « Congrès » et « formulaire ».

Rejeté:

A.5 avec un soutien de 17 % – ajout de « (au moins une femme) » lorsque 3 à 9 délégués participent.

Du Comité des résolutions

Adopté :

C1 avec un soutien de 81,8 % – diviser la proposition C1 en deux parties distinctes :

  1. Tous les contrats négociés par le SEFPO s’efforcent d’inclure des dispositions pour des congés payés et des modalités de travail flexibles pour les survivants de violence familiale et de violence sexuelle. Cette résolution a été adoptée avec un soutien de 88 %.
  2.  Tous les contrats négociés par le SEFPO s’efforcent d’inclure des dispositions pour des congés payés et des modalités de travail flexibles pour les personnes vivant avec une maladie mentale. Cette résolution a été adoptée avec un soutien de 70%.

M6 avec un soutien de 97 pour cent – que lorsqu'un membre du CPDP, CJT, CPFr et CPF est dans l'impossibilité d’assister à une réunion du comité, que son suppléant puisse participer à la réunion afin de combler l’absence du représentant régional.

L5 avec un soutien de 98 % – que le SEFPO soutienne les syndicats qui se battent pour défendre de bonnes pensions en organisant des efforts de sensibilisation du public et de pression en conjonction avec la Fédération du travail de l'Ontario (FTO) et le Congrès du travail du Canada (CTC).

H1 avec un soutien de 96 % – que chaque bureau régional soit muni d’un DEA accessible à tous les membres du personnel, membres et visiteurs, et que son emplacement soit identifié de façon appropriée avec des pancartes. La formation et l’inscription du DEA auprès du MSSLD sont également incluses.

EB17 – renvoyée au Bureau du président pour être présentée à la réunion du conseil de mai – que le SEFPO s’oppose à la vente de nos réserves d’eau souterraines à des entreprises qui l’embouteillent pour faire des profits, ainsi qu’à la privatisation de nos systèmes municipaux de traitement des eaux. Que le SEFPO demande au gouvernement de l’Ontario de passer à l’action en ce qui concerne les permis d’eau, l'accessibilité publique et le développement de plans complets pour la conservation des eaux souterraines.

On skie en Iran

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Je ne me considère pas comme une personne artistique, mais récemment on m’a invité au Banff Mountain Film Festival à Owen Sound (en Ontario).

Un des courts-métrages gagnants était le film Iran : A Skier’s Journey, dirigé par Jordan Manley.

N’ayant pas trop voyagé dans le monde et étant quelque peu naïf, j’ai appris que les gens skient en Iran! Je pensais qu’il n’y avait que du sable dans ce pays.

Ils skient dans les montagnes Zagros, à 300 kilomètres à l’est de la frontière de l’Irak. Et c'est ici que l’histoire commence.

Jordan Manley nous raconte « Nous sommes sous l'œil vigilant du ministère des Affaires étrangères d’Iran. Mais ici, en haut dans les montagnes, c’est comme si les stores étaient baissés. »

Mona et Sarvenaz sont moniteurs de ski à la station de ski de Dizin. Ils sont d'accord pour dire qu’ils ont plus de libertés en montagne. Les gens ne se soucient pas de ce que font les autres. L’apparence n’a plus grande importance. Les pistes ne sont plus ségrégées. Les gens skient ensemble. »

Sur les pistes, tout le monde est égal.

Les jeunes comme les vieux. Les fonctionnaires comme les diplomates.

On s’évade du monde iranien.

La montagne est synonyme de liberté. Le ski est synonyme de paix et d’unité.

Donald Trump continue de faire la une. Les camps ennemis de faire des feux.

Assis autour d’un feu de camp se trouvent les Robert De Niros qui disent que Monsieur Trump est « complètement fou », les Susan Sarandon qui comparent le président  Trump à un « oncle ivre à un mariage » et les Jennifer Lawrences qui croient que « si Donald Trump est président des États-Unis, c'est la fin du monde ».

Pas loin de là, un autre groupe est assis autour d’un autre feu de camp. Ce sont les Clint Eastwoods qui font les louanges de Donald Trump parce « qu’il n'est pas de la génération des « lèche-culs » et qu’il ne s’inquiète pas d’être politiquement correct », des Willie Robertsons qui disent que le président Trump « est un vrai leader qui représente la réussite et la force, deux atouts dont a besoin notre pays », et les Mike Tysons qui suggère « Essayons donc quelque chose de nouveau. Essayons de diriger l’Amérique comme une entreprise, sans égard aux couleurs. Que celui qui est capable de faire le travail obtienne l’emploi. »

Ces deux camps ont les plus gros feux. Chaque camp essaie d’ajouter le maximum de bois sur leur feu. Plus gros. Meilleur. Plus chaud. Mais éventuellement, on finit par manquer de bois. Les ressources s’épuisent. Ils ne restent plus rien à brûler, sauf l’un l’autre.

Déshonorer ne sert à rien.

Mais au beau milieu de cette guerre civile dans les médias publics, on trouve un troisième camp. Dans la Vallée de la Paix, un simple feu de camp autour duquel se trouvent les Tom Hanks qui disent, « Ce sont les États-Unis d’Amérique. On va continuer d'avancer. Bien des gens sont Américains avant tout et républicains ou démocrates après ça. J’espère que le président fera un travail si excellent que je voterai pour lui dans quatre ans. »

À côté d’eux, les Matt Damons, qui disent, « Avant tout, je lui souhaite bonne chance; et nous devons tous le faire. Un président américain qui réussit est un président qui est bon pour son peuple et nous avons vraiment besoin de sympathiser avec lui en ce moment. »

Ce camp a décidé de travailler avec les dirigeants élus. C'est une question de perspective. On se demande alors, voulez-vous avoir tort ensemble ou avoir raison seul? Ou pire encore, voulez-vous avoir tort seul? Ce qu’il y a de mieux, c'est d’être ensemble.

Ensemble.

Du 6 au 8 avril, c’est le Congrès du SEFPO. C’est un moment et un endroit où l’on partage ses opinions, où l’on soulève ses préoccupations et où l’on exprime des votes. J’espère que les voix autour du feu de camp disent toutes la même chose : travaillons ensemble. Avançons. Unissons-nous.

Et lorsqu’il y a des frictions (et il y en aura toujours), il est temps de s’évader en montagne, un endroit où la fin éclipsent les personnalités.

Comme nos amis de l’autre côté de la planète, il est temps d’aller skier. Vivre la liberté, sans arrière-pensée.

Et, plus important encore, ensemble.

Le sénateur Murray Sinclair reçoit le Prix Stanley H. Knowles 2017

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Dans notre mise à jour du premier jour du Congrès, enSolidarité avait écrit qu’on avait décerné le prestigieux Prix d'action humanitaire Stanley Knowles du SEFPO à l’honorable juge Murray Sinclair. Aujourd’hui, Monsieur Sinclair l’aurait reçu en personne s’il n’avait pas été retenu à Ottawa pour affaires urgentes au Sénat.

Krista Maracle, présidente du Cercle des Autochtones du syndicat pour la région 5, a accepté le prix en son nom. Elle avait été invitée à offrir le discours de reconnaissance des terres autochtones au début du Congrès.

Madame Maracle a lu une communication que le sénateur Sinclair lui avait fait parvenir, qui disait qu’il avait accepté « sans réserve » tant le prix que l’invitation d’être conférencier principal à la première Conférence des autochtones du SEFPO, qui a eu lieu à Cornwall en octobre dernier, sur la réserve d’Akwesasne.

Adéquatement, les délégués ont eu un aperçu de la conférence et des pensées du sénateur grâce à une vidéo produite par le SEFPO pendant sa visite à la réserve. Compte tenu du fait que Monsieur Sinclair préside la Commission de vérité et réconciliation du Canada, dans la vidéo, il met l'accent sur le système des pensionnats et les horreurs dont ont été victimes les enfants autochtones.

« Les pensionnats ont existé pendant sept générations », a-t-il fait remarquer. « Chaque génération fut détruite un peu plus par chacune de leurs expériences. Il nous reste à reconstruire les peuples, génération après génération. »

Monsieur Sinclair continue en parlant de réconciliation, un terme encore méconnu ou mécompris, dans le contexte des peuples autochtones du pays et des pensionnats.

« La réconciliation, ce n’est pas une question de pardon, et surtout pas d’oubli », a-t-il dit. « La réconciliation, c’est accepter la réalité des pensionnats et pouvoir aller de l’avant. »

Pendant la cérémonie de remise des prix, le président Warren (Smokey) Thomas, dont la mère était autochtone, a répété les paroles qu’il avait prononcées dans la vidéo :

« Nous voulons continuer de développer ce partenariat avec les communautés autochtones, pas juste dans les quelques mois qui viennent, mais dans les années à venir; nous voulons continuer de construire ensemble, continuer de travailler ensemble, comme de véritables partenaires, afin de rendre nos vies meilleures. »

Le sénateur boucle le cercle tandis que la vidéo arrive à sa conclusion.

« On nous a enseigné que nos croyances étaient fausses et que les vôtres étaient vraies. L’éducation est la clé de la réconciliation. C'est l’éducation qui a créé le bourbier des pensionnats et c’est l’éducation qui va nous aider à nous en sortir. »