Skip to content
1400-200_300dpi_insol.jpg

Automne 2011 (extraits)

In Solidarity Fall 2011
Share on facebook
Share on twitter
Share on email

Les activistes du SEFPO ont fait leur part dans les élections provinciales

Emily Visser, agente des communications (SEFPO)

Les dernières élections provinciales ont montré que l’Ontario se prépare au changement. Les membres du SEFPO se sont impliqués depuis le premier jour.

Jusqu’au 6 octobre, plusieurs centaines d'employés et de membres du syndicat, ainsi que des membres du Conseil exécutif ont fait activement campagne pour un Ontario meilleur. Nous avons travaillé sans relâche, le jour, le soir et les fins de semaine pour distribuer des brochures, faire du porte-à-porte et passer d’innombrables appels téléphoniques. Nous avons créé des dépliants, des messages radio, des publicités pour les journaux et discuté maintes fois des enjeux politiques avec nos amis et proches.

En tant qu’organisation syndicale, le SEFPO a soutenu activement des candidats dans des circonscriptions ciblées d’un bout à l’autre de la province, comme Cindy Forster à Welland, Andrea Horwath à Hamilton-Centre, France Gelinas à Nickel Belt, Gilles Bisson à Timmins-James Bay, Cheri DiNovo à Parkdale-High Park, et Michael Prue à Beaches-East York. C’est avec fierté que nous pouvons célébrer la victoire de 15 candidats soutenus par le SEFPO.

Il faut faire preuve d’un engagement exceptionnel pour se présenter à une élection. Cinq membres de longue date du SEFPO – David Lundy, David Parkhill, Karen Gventer, Paul Johnstone, ainsi que Doris Middleton, membre retraitée du Conseil exécutif – méritent toutes nos félicitations pour la campagne qu’ils ont menée.

Le 7 octobre au matin, la Législature ontarienne affichait un tout nouveau visage. Les libéraux, qui ont perdu 19 sièges, sont passés d’un gouvernement majoritaire à minoritaire. Les conservateurs n’ont pas obtenu le résultat qu’ils espéraient et Andrea Horwath a amené le NPD à un niveau que le parti n’avait pas connu depuis les années 1990. Un résultat qui est de bon augure pour l’avenir des services publics en Ontario.

Andrea Horwath a réalisé des gains impressionnants pour le NPD lors de ces élections provinciales. La solidarité qui a rassemblé les forces progressistes durant les célébrations récentes de la vie de Jack Layton et de sa contribution au Canada s’est traduite par un soutien appuyé pour le NPD au palier fédéral et provincial. Grâce au leadership solide d’Andrea Horwath, le NPD a remporté sept sièges supplémentaires en Ontario. C'est-à-dire un plus grand nombre d'alliés puissants pour défendre de bons emplois et services publics.

Défenseur des services publics de longue date, le SEFPO combat les réductions d'impôts pour les sociétés et demande que les travailleurs soient respectés. À un moment où le mouvement des Indignés prend de l'ampleur en Amérique du Nord, nous constatons que les enjeux clés de notre syndicat correspondent de plus en plus aux nombreuses préoccupations que les populations mettent de l'avant en manifestant. C'est de cette manière que les changements se produisent et nous pouvons être fiers du rôle que nous jouons en tant qu'activistes.

Le SEFPO est plus fort que jamais. Avec le soutien de plus en plus fort du public, nous continuerons à exercer des pressions, à mobiliser les gens et à négocier pour un Ontario meilleur.

Comme Smokey Thomas l'a déclaré, « la force du SEFPO provient de ses membres. Nous avons voté. Maintenant, voyons ce que nous pouvons accomplir avec ce nouvel Ontario. »

Le personnel de soutien des collèges

Lutter pour les générations futures

Karrie Ouchas, En Solidarité

Rappelez-vous de l'époque où vous étiez étudiant au collège? Vous communiquiez avec les autres étudiants et les professeurs, mais très peu avec le personnel de soutien. Pourtant, vous pouviez chaque jour manger un déjeuner chaud, faire appel à un technicien informatique quand les ordinateurs tombaient en panne et étudier dans des bâtiments propres et entretenus. Des employés étaient toujours présents pour installer les équipements dans la salle de classe, aider les étudiants avec les demandes de prêt et les programmes de cours ou soutenir les étudiants ayant des besoins particuliers. Ces employés sont les héros méconnus des collèges. Ils sont la colonne vertébrale du système d'éducation postsecondaire.

Plus de 8 000 employés de soutien des collèges d'arts appliqués et de technologie (CAAT) ont fait la grève pendant 18 jours au mois de septembre 2011. Les travailleurs ont mis fin à la grève en votant à 87 pour cent en faveur de la ratification d'un nouveau contrat, repoussant ainsi des concessions qui auraient érodé encore plus la sécurité d'emploi 

« La dernière grève remontait à 1979. Les raisons de la grève de 1979 rappellent beaucoup celles d'aujourd'hui. C'est-à-dire le manque de respect pour le travail que nous effectuons dans les collèges », a déclaré Rod Bemister, président de l'unité de négociation du SEFPO. « La grève avait pour but de préserver les conditions de travail actuelles, de repousser plusieurs concessions que l'employeur voulait imposer et d'éliminer un système à deux niveaux. »

Durant les trois dernières décennies, les collèges ont accru le nombre de personnel de soutien à temps partiel qu'ils embauchent. Ceci leur permet de payer des salaires plus bas et de ne pas avoir à procurer des avantages sociaux. On réduit le nombre de bons emplois à temps plein et on dévalorise le travail. Durant cette ronde de négociations, l'employeur voulait obtenir de nombreuses concessions et régressions qui menaçaient directement la sécurité d'emploi. L'employeur souhaitait également changer le libellé/les termes du contrat des nouveaux employés, et créer ainsi un système à deux niveaux.

L'équipe de négociation a dû en outre surmonter un autre obstacle en ce qui a trait aux changements qui ont été apportés à la Loi sur la négociation collective dans les collèges et qui favorisent beaucoup l'employeur. Certains des amendements en faveur de l'employeur sont :

  • La capacité de réduire la période de négociation;
  • La capacité de forcer un vote de ratification du contrat durant les 15 jours précédant l'expiration de la convention collective;
  • La capacité de permettre à des employés de soutien de traverser le piquet de grève et d'aller travailler et,
  • La capacité d'imposer les modalités et conditions de travail après la date d'expiration du contrat.

C'est la première fois que le personnel de soutien menait des négociations en vertu de la législation modifiée; le personnel scolaire des CAAT avait déjà négocié en vertu de cette loi en 2010. L'employeur a imposé un vote du contrat qui n'a reçu le soutien que de 51 pour cent des votants.

« Dans l'ensemble, nous estimons que les étudiants et les parents soutenaient la grève une fois qu'ils ont compris les raisons du conflit », a déclaré Bemister. « Les étudiants concernés ont compris que nous luttions pour défendre nos emplois, de bons emplois, et contre les menaces qui pesaient sur eux. C'est un combat qui doit être mené non seulement par le personnel de soutien des collèges mais également par tous les travailleurs dans tous les lieux de travail aux quatre coins de la province. La raison est simple. Si nous avions accepté la dégradation de nos conditions de travail, nous aurions contribué aussi à réduire la qualité de l'éducation, ainsi que le nombre de diplômés qui auraient du mal à trouver un bon emploi après leurs études ».

Pourquoi me suis-je impliqué?

Pour le changement 

Nigel Edwards, section locale 565

Pourquoi ai-je fait ça? Oh non ! Suis-je devenu un anarchiste, un membre de l'élite pour mes collègues, ou bien l'ennemi numéro un de l'employeur? Suis-je désormais exclu de toute promotion? Dans quel pétrin me suis-je mis? Toutes ces questions (et ces mythes) ont défilé à toute vitesse dans ma tête le jour où j'ai accepté d'être candidat comme délégué syndical à l'élection de ma section locale.

La dernière ronde de négociations de notre nouvelle convention collective s'était avérée difficile. Les bavardages de mes collègues à la pause-café confirmaient cette réalité. Ayant travaillé de nombreuses années dans le secteur privé et comme indépendant, j'étais curieux de découvrir le syndicalisme. J'ai commencé par poser des questions et chercher des réponses et je me suis rendu compte que l'on pouvait améliorer la communication entre le syndicat, l'employeur et les membres. Nous avions besoin de changement.

J'ai accepté de devenir délégué du personnel afin de faire respecter notre convention collective, présenter les griefs de mes collègues, encourager la justice, l'équité et l'intégrité dans mon lieu de travail. J'ai voulu assurer la liaison entre le Comité exécutif local (CEL) et mes collègues afin de les informer des activités syndicales et de contribuer à améliorer le moral des membres du syndicat. À l'occasion de la séance de réflexion du CEL, j'ai été impressionné par le dévouement et le travail admirables des anciens et des nouveaux membres. Ils forment un groupe d'individus divers et talentueux animés de la même volonté de changement. J'ai éprouvé comme un très fort sentiment de solidarité syndicale lors de la séance de réflexion. Le changement était en bonne voie.

L'échec n'est pas envisageable, mais la rétroaction nous permettra de réussir. Continuons à tirer parti des fondations du passé afin de bâtir un avenir meilleur pour aujourd'hui et demain. Je suis prêt.

Regard international : l'Inde. Une pléthore d'injustice

Lisa Bicum, En Solidarité 

À présent que mes enfants sont assez grands pour me laisser un peu de temps libre, j'ai décidé de m'attaquer à la liste de mes livres à lire qui ne cessait de s'allonger depuis quelques années. L’un d’eux, que j'ai lu pendant l'été, s’intitule L'équilibre du monde, de Rohinton Mistry. Ce pavé de plus de 800 pages, dont l'histoire se passe au milieu des années 1970 alors que l'Inde est en proie à des tensions politiques, suit quatre personnages qui vont être amenés à cohabiter et à faire équipe. Le récit est parsemé d'injustice : la pauvreté, la surpopulation, le zèle excessif des forces armées et policières. Je pensais que les conditions de vie de l'Inde d'aujourd'hui devaient être différentes de celles qui existaient à l'époque d'Indira Ghandi.

Je me trompais. On n'entend pas beaucoup parler de l'Inde dans les nouvelles, mais plusieurs sites Internet des droits de la personne rapportent des cas de violations de droits humains jusqu'à ce jour. En faisant des recherches, j'ai trouvé une énorme quantité d'informations. Le Département d'État américain garde un œil sur tous les pays et recense les cas de violations des droits humains dans le monde – une liste interminable. Si longue que j'ai dû m'en tenir à l'Inde. L'Inde compte une population de près de 1,2 milliard de personnes, et les problèmes sont nombreux, à l’instar des assassinats, des disparitions, des cas de torture dans les prisons, et d’un système de justice saturé. Je suis bien heureuse de vivre au Canada.

En 2010, le Département d'État américain a rapporté les informations suivantes :

  • De nombreux rapports d'assassinats impliquant le gouvernement et ses agents.
  • La commission asiatique des droits de la personne a rapporté que des agents de sécurité avaient enlevé et tué un propriétaire de magasin. La femme de la victime a déclaré qu'on lui avait ramené le corps de son mari avec 15 blessures par balle, mais qu'on l'avait revêtu d'un treillis neuf, et qu'on avait touché à son corps.
  • Au mois de mai 2009, les corps de deux femmes ont été découverts dans un ruisseau à Kashmir. Les membres de la famille ont dû faire une pétition pour qu'une enquête soit diligentée. Les résidents locaux et les médecins qui ont examinés les corps ont déclaré qu'elles avaient été les victimes d'un viol collectif, puis assassinées par des membres des forces de sécurité indienne.
  • Le 11 avril, selon un article paru dans India Today, un homme de 28 ans est décédé après avoir passé une semaine en prison parce qu'il était soupçonné d'être maoïste. Se plaignant de douleurs à la cage thoracique, il a été transporté à l'hôpital, où il est mort quelques heures plus tard en raison de blessures internes.
  • On mentionne également plusieurs cas où la police de tout le pays n'a pas rempli les rapports concernant les personnes arrêtées et détenues – une négligence qui s'est traduite par des centaines de disparitions non résolues et non déclarées. La police et les fonctionnaires nient en bloc toutes ces allégations.
  • Les conditions de détention ne respectent pas les normes internationales. Les prisons sont surpeuplées, les installations sanitaires et les conditions d'hygiène ne sont pas souvent aux normes internationales, et la nourriture et les soins médicaux sont insuffisants. Les prisons des soixante-quatre états, qui ont été conçues pour recevoir 40 000 prisonniers, en abritent quelque 90 000 durant l'année. Selon India Today, la capacité d’accueil moyenne de chaque prison est de 500 à 800 détenus, mais chacune d’entre elles compte entre 2 400 et 3 000 détenus. La surpopulation se traduit par des conditions de vie inhumaines dans la plupart des établissements, par un taux très élevé de maladies et de décès – 300 détenus décèdent chaque année en moyenne dans les diverses prisons d'État.

Une vraie pléthore d'injustice. Comme je l'ai mentionné plus haut, ce document de plusieurs pages contenait des informations sur de nombreux pays aux quatre coins du monde. Je ne veux pas avoir l'air de pointer mon doigt sur l'Inde, car j'ai été sensibilisée aux problèmes de ce pays par le livre de Rohinton Mistry. Au final, je me sens chanceuse d'habiter au Canada, même si je ne suis pas naïve au point de croire que nos divers systèmes sociaux ne sont pas menacés par la corruption et les coupures de financement et de personnel. Surveiller nos services publics et ceux qui les contrôlent, c’est comme une seconde nature chez moi.

Souvenez-vous de ces conseils quand vous êtes sur Facebook et Twitter 

CMG/CALME 

En tant qu'employé, vous avez des obligations à l'égard de votre employeur qui ne cessent pas forcément une fois que vous avez quitté votre lieu de travail. En même temps, c'est dans votre intérêt de préserver le plus possible votre vie privée. Voici quelques conseils à retenir quand vous publiez des informations sur votre compte de réseau social durant votre temps libre.

Ne critiquez jamais votre employeur ou vos collègues. Le Comité des relations de travail de la Colombie-Britannique a souligné récemment que le jardin fermé de Facebook n'est pas privé. Tous les renseignements que vous publiez sur Facebook ou Twitter sont considérés comme publics. Des propos échangés avec vos amis en ce qui concerne votre capacité de travail pourraient faire l'objet de mesures disciplinaires (par exemple « Je ne peux pas travailler avec cet idiot, etc. » ou « C'est si ennuyeux/je suis si trop fatigué/j'ai tellement sommeil/je suis tant déçu par ce travail ». Ne faites même pas de plaisanteries à ce sujet; l'Internet est le dernier endroit où faire de l'ironie. C'est également vrai pour Twitter et pour tout autre réseau social.

Évitez d'être l'ami de votre patron sur Facebook. Vous devriez en outre éviter de prendre votre superviseur ou directeur pour ami sur Facebook. Vous n'êtes pas dans une relation d'amitié, mais de pouvoir. Ce n'est pas vraiment nécessaire, ou judicieux, d'exposer les détails de votre vie privée à votre patron. Si l'utilisation de Facebook est importante dans votre travail, ouvrez un compte pour cela.

Ne mentionnez pas le nom de votre employeur sur votre page Facebook ou Twitter ou dans votre blog. C'est une stratégie qui permet de séparer votre vie personnelle de votre vie professionnelle. Vous serez ainsi à l'abri d'éventuelles critiques vous accusant d'utiliser votre employeur à votre profit. Vous pouvez dénoncer les comportements contraires à l'éthique, mais pas sur Facebook ou Twitter (ou tout autre site Web). Critiquer votre employeur publiquement constitue un jeu dangereux. La loi vous impose une obligation de loyauté.  Si vous êtes inquiet au sujet d'un problème à votre travail ou avec la manière de faire de votre employeur, parlez-en à un délégué syndical, mais n'allez pas en discuter en ligne.

Ne publiez pas d’informations concernant votre employeur qui n'ont pas été annoncées publiquement. Si ce n'est pas votre rôle de faire des annonces publiques, ne les faites pas. Vous pouvez vous attirer des ennuis en révélant des renseignements de nature exclusive. L'ordinateur de votre travail est la propriété de votre employeur. Ne croyez surtout pas que ce que vous faites sur cet ordinateur (ou appareil mobile) est privé, même si vous utilisez un compte personnel. L'employeur est propriétaire de ces équipements et il peut contrôler leur usage. La convention collective de la SRC stipule que les employés peuvent s'attendre à ce que l'employeur respecte leur vie privée et leur procure un lieu de travail sans surveillance, à moins qu'il ait une raison légitime de les contrôler.

Cercle des Autochtones

Promouvoir la culture et les traditions

Darlene Kaboni, membre du Cercle des Autochtones

Le Cercle des Autochtones (le Cercle) est constitué des membres en règle du SEFPO qui appartiennent aux Premières Nations, aux Métis et aux Inuit. Il a pour objectif de protéger, préserver et promouvoir la culture, les traditions et les langues des membres autochtones du SEFPO. Il aide et soutient également les membres sur le lieu de travail en ce qui concerne les questions de formation et de lobbying des collectivités autochtones. À titre de membre des Premières Nations et du SEFPO, je suis très fière d’appartenir au Cercle.

Le Cercle a tenu une réunion productive de deux jours à Ohsweken (Six Nations) les 13 et 14 octobre 2011. C’était ma première réunion à titre de membre du Cercle et de représentante de la région 6 et j’ai été très satisfaite avec les progrès que le Cercle a accomplis au sein du SEFPO.

La rencontre a été organisée selon le mode des cérémonies, avec la formation du cercle, la fumée et l’enseignement traditionnel. Le Cercle a soutenu des campagnes telles que celles de Leonard Peltier et de Water Walk. Le SEFPO a en outre procuré un soutien financier à la campagne annuelle le Rêve de Shannen. Le Cercle enverra une lettre de soutien au Fonds pour la justice sociale du SEFPO afin d’appuyer la campagne du Fonds Vivez et laissez vivre qui vient en aide aux personnes vivant avec le VIH/sida.

On a également discuté de deux autres campagnes : la Walk4Justice Campaign (pour les femmes autochtones assassinées ou disparues) et la Kichenuhmaykoosib Inninuwug (KI) – une campagne en cours pour le respect des droits territoriaux des Autochtones.

Après avoir examiné une présentation, le Conseil d’administration du SEFPO a approuvé à l’unanimité une augmentation du financement pour le Cercle afin de lui permettre de respecter son mandat et de tenir quatre réunions annuelles. Il a également été décidé de former un sous-comité qui sera composé de laprésidente et de la vice-présidente du Cercle, de deux membres du Conseil exécutif du SEFPO et d’un membre de l’Unité de l’équité. Le sous-comité procédera à un examen et proposera des recommandations au Conseil exécutif avant le 1er mars 2012 afin de permettre au Cercle de mieux s’acquitter de sa tâche et d’accroitre sa visibilité et la participation des Autochtones. Le sous-comité présentera en outre une demande afin que le Cercle puisse avoir un représentant de chaque région au Congrès. Le Cercle aura ainsi voix au chapitre et obtiendra le même statut que les autres comités provinciaux, à l’instar du Comité provincial des droits de la personne et du Comité provincial des femmes.

Quatre membres du Cercle ont participé à la conférence provinciale des femmes qui a eu lieu du 4 au 6 novembre 2011, à Toronto. En plus d’animer les débats, Pauline Saulnier, la présidente du Cercle, a également récité l’invocation pour ouvrir et clôturer la conférence.

On a discuté de l’achat d’articles promotionnels pour accroitre la visibilité du Cercle au SEFPO, ainsi que de la mise à jour du site Web du Cercle afin qu’il reflète la mission et le mandat du Cercle et contienne des nouvelles des diverses régions. Afin de procurer un site de discussion à nos membres et de les tenir informer, on a envisagé la création d’une page Facebook avec un lien vers Twitter.

Les prochaines réunions du Cercle auront lieu en janvier, avril, juin et octobre 2012. La réunion d’octobre se tiendra dans la région 6, à Sudbury. J’encourage les membres du SEFPO des Premières Nations, des Métis et des Inuit à communiquer avec le Cercle des Autochtones afin de nous faire part de leurs questions ou des événements qu’ils souhaitent faire connaître.

La promotion de l'équité est essentielle pour l'évolution de l'organisation

Mavis Vet, section locale 232  

Près de 40 activistes et employés du SEFPO ont assisté à la 10e réunion annuelle conjointe sur le leadership, à Toronto, le 10 septembre 2011. Le thème de cette année était « Assurer l'avenir du SEFPO : stratégies et solutions en matière de responsabilité. »

La réunion, qui était organisée par les présidents de l'équité, ciblait quatre objectifs :

  • évaluer notre position actuelle et future sur l'équité en tant qu'individu et qu'organisation;
  • élaborer des méthodes efficaces face aux questions complexes des droits de la personne;
  • accroître les divers rôles que joue le SEFPO à titre de chef de file dans la promotion de l'équité et,
  • déterminer les points de référence ou les résultats désirés dans la mise en œuvre du plan sur l'équité.

Les participants ont également revu les conclusions de l'examen des systèmes concernant les membres, c'est-à-dire de la première phase du projet de cartographie sociale. Publié en mars 2011, le rapport sur l'examen des systèmes concernant les membres contenait 45 recommandations pour bâtir un syndicat plus fort.

La deuxième phase ciblera des groupes en particulier tels que les Autochtones, les francophones, les personnes lesbiennes, gaies, bisexuelles, transsexuelles et transgenres (LGBTT), qui présentent un handicap, de couleur, les femmes, ainsi que les jeunes travailleurs et travailleuses. Un groupe de travail examinera ensuite les résultats. Il fera les recherches, établira les priorités et fournira l'analyse des coûts afin de mettre en œuvre ces recommandations. Le rapport qui s'ensuit sera ensuite expédié au Conseil exécutif.

Parmi les conférenciers, il y avait Eddy Almeida (premier vice-président/trésorier du SEFPO), Tim McCaskell (activiste de Toronto, éducateur, écrivain) et Shaheen Azmi (commission des droits de la personne). Les participants sont sortis de la réunion en ayant une meilleure compréhension de l'importance des questions d'équité dans le rôle des activistes et en sachant quoi faire pour veiller à ce que le SEFPO reste un précurseur dans l'adoption de politiques inclusives qui traitent toutes les personnes avec respect et dignité.

Mondes des femmes 2011

Inclusions, exclusions, réclusions : vivre dans un monde globalisé

Dora Robinson, présidente du Comité provincial des femmes  

Au cours de l'été 2011, sept consœurs du Comité provincial des femmes ont eu la chance de participer à un rassemblement mondial réunissant des femmes de 92 pays. Pouvez-vous imaginer un tel événement? Des femmes de toutes les générations, confessions, races, et cultures se sont rassemblées à l'occasion du Congrès Mondes des Femmes 2011, à Ottawa-Gatineau, au début du mois de juillet. Le congrès s'est tenu sur les deux beaux campus des universités d'Ottawa et Carleton.

Le thème de cette année était « Inclusions, exclusions, réclusions : vivre dans un monde globalisé ». Mondes des Femmes 2011 a été le plus important rassemblement de femmes venant du monde entier de l'histoire du Canada. Tout simplement incroyable !  En rassemblant des femmes du Nord et du Sud, de l'Est et de l'Ouest, de tous les milieux professionnels, aisées et marginalisées, on a voulu créer un véritable échange d'idées et donner un élan aux changements que les femmes souhaitent voir partout dans le monde. C'était vraiment magnifique.

Chaque journée commençait par une session plénière en groupe réunissant près de 2 000 participantes.

Premier jour : Briser les cycles d'oppression. Les panélistes ont parlé du rôle des forces institutionnalisées dans la perpétuation des cycles d'oppression à l'égard des femmes et de la manière courageuse avec laquelle les femmes luttent aux quatre coins du monde pour s'y opposer.

Deuxième jour : Fracasser les plafonds de verre. Qu'il s'agisse d'oppression économique, d'un accès restreint aux positions de pouvoir ou au pouvoir lui-même ou d'occasions limitées d'éducation ou d'avancement professionnel, les femmes s'activent partout à démanteler les plafonds – de verre et autres – qui servent à maintenir l’inégalité. Les femmes ont appris comment réussir à fracasser les plafonds de verre ? Avec quels outils? Quelles en seront les conséquences?

Troisième jour : Abattre les barrières. Comment les femmes mènent-elles le combat pour une redéfinition des catégories – politiques, géopolitiques, économiques, universitaires – en vue de favoriser l'égalité, le leadership et la sécurité des femmes?

Quatrième jour : Ouvrir de nouveaux horizons. Sur toute la planète – dans les centres urbains et les communautés rurales – les femmes changent les règles, saisissent les occasions et ouvrent de nouveaux horizons.

Chaque après-midi, il y avait plus de 320 ateliers différents et sessions thématiques traitant d’un très large éventail de sujets. C'était époustouflant. Chacune d'entre nous a vécu une expérience hors du commun. Le premier atelier auquel j'ai assisté s’intitulait « Women's Human Security – The Way Forward ». J'ai été très intéressée par le contenu du cours qui posait la question suivante : À quoi la sécurité humaine ressemblerait-elle si les femmes avaient leur mot à dire? Penserions-nous différemment si les systèmes de sécurité des pouvoirs en place prenaient en compte les souffrances des femmes? Je n'avais jamais pensé à ces questions auparavant. En l'espace d'une heure et demie, quatre professeurs/écrivains/chercheurs ont brossé un tableau de la sécurité humaine, nous demandant qui est en sécurité et qui ne l'est pas et quels sont les intérêts en jeu. Nous avons également exploré les raisons qui motivent l'élaboration d'une perspective féministe en matière de sécurité humaine. Un cours magistral dont je suis sortie changée.

Il y avait également d'autres activités durant la semaine. En souvenir des 582 filles et femmes autochtones qui ont été assassinées ou qui sont portées disparues au Canada, plusieurs milliers d'entre nous ont participé à la marche de Solidarité qui a pris fin sur la Colline du Parlement. Tout au long de ces cinq jours, il y avait en outre des expositions, des pièces de théâtre, des concerts et des spectacles de danse, ainsi qu'une foire du livre et un bazar.

Avec Marie Cory, membre du Conseil exécutif, du Comité provincial des femmes et de la région 7, nous avons trouvé que l'un des temps forts de la semaine était le Cercle ouvert des femmes d'Amérique d'où se dégageait une incroyable quiétude. Au cours de ces trois jours, nous avons formé un cercle ouvert à l'heure du souper pour méditer et nous recueillir ensemble. Un cérémonial adéquat pour clôturer chaque journée, décompresser et retrouver la paix en chacune de nous.

Le prochain rassemblement de Mondes des Femmes se tiendra dans trois ans et on connaîtra le lieu à la fin de l'année 2012. J’ai bon espoir que les membres du Comité provincial des Femmes y participeront et j'encourage toutes mes consœurs du SEFPO à vivre cette expérience unique afin de contribuer à faire avancer les droits des femmes à l'égalité. Vous trouverez de plus amples informations sur le site Web du Congrès :
www.womensworlds.ca .

Un temps fort du SEFPO

Charles Darrow  

Connu comme l'un des quatre mousquetaires, Charles Darrow (avec Jim Tait, Ron Haggett et Vic Williams) a joué un rôle de premier plan dans la conversion de la Civil Service Association of Ontario (CSAO) en Syndicat des employés de la fonction publique de l’Ontario (SEFPO). Ils partageaient la même vision. Charles Darrow a été élu président de la CSAO en 1975, l'année où l’organisation est rebaptisée SEFPO et devient une structure démocratique gérée par des membres élus.

Les membres l'appelaient Charlie, Chuck, Chas et même The Puck. Peu importe comment on l'appelait, il était un col bleu qui avait commencé à militer syndicalement avant 1960, comme président des United Steel Workers au lac Kirkland.

Aux obsèques du confrère Darrow, Jim Tait a déclaré : « Charlie était avant tout un travailleur. On associe parfois les travailleurs à des gens ordinaires. Mais Charlie a prouvé à tous ceux qui ont cru en lui que les gens ordinaires peuvent conquérir des sommets inaccessibles ».

En hommage aux contributions extraordinaires qu'il a apportées au syndicat qu'il aimait profondément, son portrait se trouve désormais à l'entrée principale du siège social du SEFPO à Toronto. 

Point/Contrepoint

Proposition : « Le vote au scrutin secret est le moyen d’assurer un vote honnête »

Un moyen de préserver le droit de vote

Peter Wall, ancien membre du Conseil exécutif, région 6

Depuis que le vote existe, de nombreuses manières de voter ont été utilisées au cours de l'histoire. Avant 1850, on votait souvent en Amérique par « viva voice » (de vive voix). On utilisait également la méthode « voter avec ses pieds ». Ceux qui étaient pour se déplaçaient d'un côté et ceux qui étaient contre de l'autre côté.

À cette époque, on votait rarement avec un bulletin de vote, même au Canada ou en Grande-Bretagne. Le terme « bulletin de vote » vient de l'italien « ballotto » (petite balle), qui signifie utiliser quelque chose comme une petite balle ou un caillou. Au Canada, ce n'est qu'en 1874 que le vote au scrutin secret a été introduit pour la première fois aux élections fédérales. Nous savons aujourd'hui qu'on a commencé à utiliser le vote au scrutin secret en Australie vers 1850 et qu'il a été adopté ensuite en Grande-Bretagne, puis plus tard aux États-Unis.

Avant que le vote au scrutin secret ne se généralise, menaces et intimidation à l'égard des votants étaient monnaie courante. Voter en public plaçait de nombreuses personnes dans une position vulnérable aux pressions économiques (la crainte de perdre leur gagne-pain) ou à des formes d'intimidation et de menaces.

Après son instauration en Australie, le vote au scrutin secret a été appuyé par le Chartisme – un mouvement de réforme politique et sociale qui existait en Grande-Bretagne entre 1838 et 1848. Le Chartisme a exercé une influence considérable dans l'instauration du vote au scrutin secret et l'uniformité des circonscriptions électorales. Plusieurs spécialistes estiment que le Chartisme est le premier mouvement populaire travailliste au monde.

Quel lien y-a-t-il avec notre syndicat, me direz-vous? Le Congrès 2011 est le dernier événement officiel du syndicat auquel j'ai participé. Après ces nombreuses années au Syndicat, j'ai profité de cette occasion pour saluer le plus grand nombre possible de membres de ma région, afin de leur dire bonjour et au revoir et les remercier pour toutes ces années d'amitié et de solidarité. J’ai eu une conversation avec un délégué qui m'a marqué et qui m'est restée en mémoire.

Il m'a demandé pourquoi on exerçait des pressions sur les membres pour qu'ils votent pour un tel. J'ai répondu à ce délégué je ne savais rien des pressions dont il me parlait, mais qu'il devait voter pour le candidat qu'il estimait le meilleur pour faire le travail. Ce délégué a répondu : « Je ne peux pas … tout le monde va voir pour qui je vote quand je lève ma main ».

C'est alors que je me suis rendu compte que ce délégué était nouveau et ne connaissait pas le processus électoral du SEFPO. Il pensait qu'on votait pour élire nos dirigeants de la même manière que pour adopter les résolutions du congrès (à main levée et non pas au scrutin secret). Quand je lui ai expliqué que personne ne saurait pour qui il vote et qu'il pouvait voter en toute tranquillité, j'ai vu un soulagement sur son visage.

Même dans la politique de notre syndicat, on constate que des formes injustifiées de pressions et d’intimidation existent encore de nos jours. Le vote à bulletins secrets constitue un excellent rempart à ces abus.

Le vote au scrutin secret est non seulement un simple droit, mais également un moyen de protéger le droit de vote!

Point/Contrepoint

Leadership et courage sont indissociables

Karrie Ouchas, membre du Comité de rédaction, En Solidarité

Je sais bien que le vote au scrutin secret constitue un moyen de « protéger » le processus démocratique de la corruption. Le concept est simple. Le vote au scrutin secret permet à l'électeur de voter sans faire l'objet de pressions, ou pire, de menaces de la part de personnes qui ne partagent pas ses opinions.

Lors de l'élection des membres d'un bureau ou à l'occasion d'un vote de certification ou de ratification, il est normal que le vote se fasse à bulletins secrets.

Là où je suis contre les votes au scrutin secret, c'est quand ils ont lieu derrière les portes closes d’une salle de réunion. Les dirigeants élus ne devraient pas avoir l'autorisation de voter à bulletins secrets quand ils prennent des décisions en matière de politiques ou de dépenses. Ils ont la responsabilité de rendre des comptes à ceux et à celles qui les ont élus.

Les électeurs ont le droit de savoir si leurs dirigeants élus respectent leurs promesses et font le travail pour lequel ils ont été élus. Les électeurs ont voté pour eux parce qu’ils ont estimé partager les mêmes valeurs, convictions, principes, idéaux et opinions sur des enjeux importants.

Chaque dirigeant élu devrait rendre des comptes à ses membres. Les membres doivent avoir la possibilité de demander à leurs dirigeants élus de s'expliquer s'ils leur semblent qu’ils ont voté mal à propos. Afin d'être informés, les membres doivent savoir comment vote leur dirigeant élu. Agit-il de bonne foi et pour le bien de tous, cède-t-il à la pression de son entourage ou bien vote-t-il seulement pour faire des gains politiques/personnels?

Leadership et courage sont indissociables. En sachant comment votent leurs dirigeants élus durant leur mandat, les membres peuvent prendre leurs décisions en toute connaissance de cause lorsque ces élus briguent à nouveau les suffrages. Qui a tenu ses promesses ? Qui a agi pour le bien de tous? Les dirigeants élus qui n'ont pas le courage de voter de manière transparente ou de rendre des comptes devraient repenser leurs aspirations politiques et laisser leur place aux personnes qui sont déterminées à faire le travail.

Le dirigeant élu qui n'accepte pas de voter par scrutin public sur les questions de politiques et de dépenses est principalement motivé par des raisons politiques – la crainte de ne pas être réélu, la peur qu'un changement d'allégeance soit connu ou que la transparence révèle des choses gênantes.

Accidents du travail et  Commission de la sécurité professionnelle et de l'assurance contre les accidents du travail (CSPAAT) – le dernier d'une série de trois articles

LE SEFPO peut vous aider avec votre déclaration 

Lisa Bicum, En Solidarité

Dans les deux derniers numéros de En Solidarité, nous avons examiné comment déclarer un accident du travail et faire une demande auprès de la CSPAAT. Nous avons également vu la démarche à suivre quand une demande est rejetée par la CSPAAT. Dans ce dernier article, nous verrons comment les agents des demandes et des prestations du SEFPO peuvent vous aider si vous avez des problèmes avec la CSPAAT.

Où puis-je trouver de l'aide pour ma déclaration?

Les agents de l'Unité des avantages sociaux du SEFPO peuvent vous aider avec l'examen de votre dossier. Toutefois, il n'y a pas de garantie que le SEFPO pourra faire changer la décision finale de la CSPAAT.

Quelle est la première chose à faire?

La première chose à faire est d'obtenir votre dossier auprès de la CSPAAT (Formulaire de renseignements 2 de la CSPAAT – Appel d'une décision de la CSPAAT). Veillez ensuite à vérifier le délai de temps qui vous est accordé pour déposer un appel et qui est indiqué dans la lettre de votre gestionnaire de cas. Vous devez aviser la CSPAAT de votre intention d'en appeler de la décision avant la date limite, où la CSPAAT pourrait refuser d'examiner votre appel.

Que dois-je faire ensuite?

Une fois que vous avez reçu votre dossier, veuillez envoyer un exemplaire de votre dossier et du formulaire d'objection à l'Unité des avantages sociaux au Siège social du SEFPO. Votre bureau régional peut envoyer votre dossier par courrier interne. Dans la section « Nous contacter » du site Web à www.opseu.org vous trouverez l'adresse de votre bureau régional du SEFPO. Vous pouvez également appeler le 416 443-8888 ou le 1 800 268-7376. Vous pouvez en outre envoyer votre dossier vous-même à l'adresse suivante : 100, chemin Lesmill, Toronto (Ontario) M3B 3P8.

La prochaine étape

Un agent de l'Unité des avantages sociaux réexaminera alors les éléments de votre dossier et déterminera si votre appel est fondé. Il peut également vous aider à trouver de nouveaux éléments afin d'étayer votre dossier.

Quelques renseignements supplémentaires

La CSPAAT ne mentionne pas dans ses informations que c'est votre devoir en tant que travailleur blessé de contribuer à votre rétablissement pendant que vous attendez votre indemnisation. C'est-à-dire que vous devez prendre les mesures nécessaires afin de vous rétablir de votre accident et revenir au travail aussitôt que possible.

De plus, vous, votre syndicat, votre employeur, et votre médecin ou équipe médicale doivent travailler ensemble afin d'établir un plan de retour au travail comprenant les arrangements nécessaires le cas échéant. Si les arrangements ne vous conviennent pas, demandez de l'aide à vos délégués syndicaux ou à un membre du personnel du SEFPO. Si vous avez du mal à accomplir vos tâches, votre médecin peut imposer des restrictions particulières et demander à votre employeur de mettre en place les arrangements nécessaires.

Un dernier conseil

Si pour une raison quelconque, vous estimez avoir été victime d'une discrimination de la part de votre employeur en raison de votre incapacité ou de tout autre problème concernant les arrangements mis en place lors de votre retour au travail, vous devrez alors déposer un grief dans le délai de temps comme stipulé dans votre convention collective. Pour obtenir de l'aide, n'hésitez surtout pas à communiquer avec un de vos délégués du personnel locaux, le président de votre section locale ou un employé du SEFPO.

Journée internationale de la jeunesse

Appel aux jeunes

Kaylan Bartholomew, Comité provincial des jeunes travailleurs

Chaque année, à l'occasion de la Journée internationale de la jeunesse (JIJ), le Comité provincial des jeunes travailleurs (CPJT) organise un événement éducatif afin de rassembler les jeunes membres du SEFPO et leur permettre de se rencontrer, d'apprendre, d'échanger des idées, et de former des réseaux. La rencontre, qui a lieu au mois d'août sur de deux jours, coïncide avec les événements qui sont organisés au Canada et autour du globe pour célébrer et réunir la jeunesse.

Chaque année, le CPJT choisit un thème de discussion différent, comme l'éducation et la pauvreté durant les années passées. Peu importe le thème choisi, le CPJT fait ressortir les liens du thème avec la jeunesse et les jeunes travailleurs en particulier. Les membres du CPJT travaillent étroitement avec le personnel pour élaborer le programme et planifier les ressources éducatives des activités de ces deux jours.

La première journée débute par les présentations des membres du comité qui expliquent brièvement pourquoi, en tant que jeunes travailleurs, ils ont décidé de s'impliquer et de militer activement au SEFPO. Les membres du CPJT présentent ensuite le thème annuel en dirigeant des discussions de groupe. La soirée se termine par un événement social organisé par les membres de CPJT. Cette soirée permet à des jeunes membres des quatre coins de la province de se rencontrer.

Le deuxième jour, des conférenciers qui ont une excellente connaissance du thème de discussion, sont invités à prendre la parole.  Puis, les participants se divisent en groupes pour discuter du thème et proposer des plans d'action qu'ils pourront présenter plus tard dans leur section locale et communauté. Cette année, les participants ont présenté au Congrès une résolution pour réduire la pauvreté et sur le rôle du SEFPO dans cette lutte.

On explique également aux jeunes travailleurs le fonctionnement du SEFPO, le rôle des régions et des sections locales. On donne un aperçu historique de l'organisation, des avantages d'un syndicat, et on explique également comment obtenir de l'aide et l'assistance du SEFPO.

Les réactions des participants sont positives. « C'est vraiment une chance fantastique pour nous, les jeunes travailleurs, de se rassembler à l'occasion de la JIJ et de discuter des défis auxquels nous faisons face », a déclaré Ange Thompson, de la section locale 151.  « En tant que jeunes travailleurs, nous sommes l'avenir du SEFPO, et il est important que nous ayons des événements comme celui-ci pour nous rassembler et nous impliquer ». La plupart des jeunes travailleurs ont assisté plus d'une fois à cet événement et nombre d'entre eux l’attendent chaque année avec impatience.

L'année prochaine, l'événement aura lieu les 9 et 10 août 2012, et le thème n’a pas encore été annoncé. Le CPJT souhaite que tous les membres encouragent les jeunes travailleurs de leur section locale à s'impliquer et à participer à cet événement.  Les formulaires d'inscription seront disponibles au Congrès 2012. Pour toute question concernant la JIJ ou les jeunes travailleurs, n'hésitez surtout pas à communiquer avec un membre du CPJT. Vous trouverez les coordonnées des membres sur le site Web du SEFPO dans la section intitulée Égalité des droits, et la sous-section Jeunes travailleurs.

Remise des prix des bulletins d'information et des sites Web du SEFPO : LesCAAT raflent la mise

Laurie Sabourin, En Solidarité

Chaque automne, le SEFPO organise la cérémonie de remise des prix annuels de la communication au Delta Chelsea, à Toronto. Des membres des quatre coins de la province se rassemblent pour suivre des cours de rédaction de bulletins de nouvelles et de conception de sites Web et féliciter les meilleurs bulletins et les meilleurs sites Web de l'année passée.

On encourage les sections locales à envoyer un membre qui s'occupe des communications locales, que ce soit un bulletin de nouvelles ou un site Web local. Les cours comprennent des ateliers techniques de rédaction, de graphisme et de conception. Les participants peuvent suivre des cours de rédaction d'un article de nouvelles, de photographie, et de conception de bulletins d'information et de sites Web.

La soirée du samedi met en évidence les lauréats de l'année passée. Chaque section locale soumet son meilleur bulletin d'information, ses articles, son site Web,  et sa photographie et/ou son illustration préférée. Les catégories dépendent de la taille de la section locale. La catégorie A/B pour les sections locales de moins de 500 membres et la catégorie C pour les sections locales de plus de 500 membres.

Debbie Wilson, concepteur graphique, était juge dans la catégorie graphisme, et Rosemarie Bahr, éditrice de l'Association canadienne de la presse syndicale, était juge dans la catégorie rédaction.

Les lauréats de cette année sont :

Rédaction :

MEILLEUR HUMOUR
Catégorie A/B –                     FYI, section locale 667
Catégorie C –                        Unfettered, section locale 558

MEILLEUR ÉDITORIAL
Catégorie A/B –                     Out Of Line, section locale 125
Catégorie C –                        Unfettered, section locale 558

MEILLEURE CARACTÉRISTIQUE
Catégorie A/B –                     Entête, section locale 470
Catégorie C – (à égalité)    Unfettered, section locale 558   
The Educator, section locale 110

MEILLEUR REPORTAGE
Catégorie A/B –                     Comm. and Activities, Bulletin de la section locale 608
Catégorie C –                        Unfettered, section locale 415

PLUS GRANDE PROGRESSION
Catégorie A/B –                     Local 232 News, section locale 232
Catégorie C –                        The Educator, section locale 110

MEILLEUR DÉBUTANT DE L'ANNÉE
Catégorie A/B –                     Scoops, section locale 656
Catégorie C –                        Aucun vainqueur                 

MEILLEURE COMMUNICATION EN MATIÈRE DE NÉGOCIATION
Catégorie A/B –                     Aucun vainqueur                 
Catégorie C –                        The Examiner, section locale 240

MEILLEUR EN GÉNÉRAL
Catégorie A/B –                     The Vocal Local, section locale 556
Catégorie C –                        Local Lines, section locale 415

Graphisme :

ILLUSTRATION LA PLUS ORIGINALE
Catégorie A/B –                     Aucun vainqueur
Catégorie C –                        Unfettered, section locale 558

BANDE DÉSSINÉE LA PLUS ORIGINALE
Catégorie A/B –                     Aucun vainqueur
Catégorie C –                        Local Lines, section locale 415
Prix spécial –                         Unfettered, section locale 558

MEILLEUR SITE WEB
Catégorie A/B –                     opseu556.org, section locale 556
Prix spécial –                         opseulocal345.org, section locale 345
Catégorie C –                        opseu558.org, section locale 558

PHOTO LA PLUS ORIGINALE
Catégorie A/B –                     Northern Booze News, section locale 681
Catégorie C –                        Local Lines, section locale 415

MEILLEUR SITE WEB
Catégorie A/B –                     opseu556.org, section locale 556
Prix spécial –                         opseulocal345.org, section locale 345
Catégorie C –                        opseu558.org, section locale 558

Nouvelles de l’équipe de la rédaction de En Solidarité

Tous les deux ans, les membres qui assistent à la cérémonie de remise des prix annuels de la communication élisent pour un mandat de deux ans les membres du Comité de rédaction de En Solidarité,  le bulletin d’information du SEFPO. Les nouveaux membres de l’équipe de rédaction élus cette année sont : Laurie Sabourin, éditrice, section locale 368; Karrie Ouchas, section locale 340; Felicia Fahey, section locale 681; Lisa Bicum, section locale 125 et Nancy Hart-Day, section locale 234. L’équipe de rédaction est responsable de la publication du bulletin et de la planification de la cérémonie de remise des prix annuels de la communication.

Un quart de la main-d'œuvre du Canada aura plus de 55 ans en 2021

Crawford Kilian/The Tyee/CALM

Selon un rapport de Statistique-Canada, la main-d'œuvre canadienne s'accroîtra à peine au cours des 20 prochaines années et sera beaucoup plus âgée et diverse. Bien que plusieurs scénarios démographiques soient probables, StatsCan prévoit que la croissance de la main-d'œuvre tombera sous la barre de un pour cent par année d'ici 2016. Par comparaison, la croissance était autour de quatre pour cent au début des années 70, à l'époque où la génération du baby-boom a commencé à entrer sur le marché du travail.

Alors que la croissance de la main-d'œuvre ralentit, on prévoit que le nombre de personnes âgées de 65 ans et plus va croître plus rapidement en raison du vieillissement de la population et de l'arrivée de la génération du baby-boom dans cette fourchette d'âge.  Selon tous les scénarios possibles, on prévoit que le taux d'activité de la population active continuera de décliner au cours des deux prochaines décennies. En 2010, le taux d'activité était de 67 pour cent. En 2031, on projette qu'il se situera entre 59,7 pour cent et 62,6 pour cent, ce qui constituerait le taux le plus bas depuis les années 1970.

La première vague de personnes issues de la génération du baby-boom a atteint l'âge de 55 ans en 2001. Entre 2001 et 2009, le pourcentage des travailleurs âgés de 55 ans et plus est passé de 10 à 17 pour cent, une augmentation de sept points de pourcentage en neuf ans. Cette tendance devrait continuer entre 2010 et 2021, quand les prochaines vagues de gens issues de la génération du baby-boom atteindront 55 ans. D'ici 2021, selon trois des cinq scénarios envisagés, près d'un travailleur sur quatre (environ 24 pour cent) pourrait être âgé de 55 ans ou plus, la plus forte proportion de l'histoire. En 1981, il y avait à peu près six personnes actives pour un retraité. D'ici 2031, ou 50 ans plus tard, les cinq scénarios prévoient que ce taux continuera de baisser pour passer en deçà de trois personnes actives pour un retraité. Un phénomène qui touchera toutes les provinces.  D'ici 2031, environ un travailleur sur trois pourrait être né à l'étranger. Entre 1991 et 2006, le pourcentage de travailleurs canadiens nés à l'étranger est passé de 18,5 à 21,2 pour cent. Si les récents niveaux d'immigration se maintiennent, ce pourcentage pourrait atteindre près de 33 pour cent en 2031, selon la plupart des scénarios.

Depuis plus de 20 ans, la plupart des immigrants au Canada viennent des pays asiatiques. Entre 1996 et 2006, le pourcentage de travailleurs nés à l'étranger et appartenant à une minorité visible est passé de 10 à 15 pour cent. Selon la plupart des scénarios, ce pourcentage pourrait plus que doubler et atteindre 32 pour cent en 2031.
Crawford Kilian est collaborateur à la rédaction de The Tyee.

Dix erreurs qu’un délégué syndical ne doit jamais commettre

Fraternité internationale des ouvriers en électricité, section 1613

1. Ne pas respecter les délais

Vous connaissez le libellé de la convention collective, mais vous avez oublié de soumettre le grief dans le délai fixé. Dans la majorité des cas, le grief ne pourra pas être déposé. Deux conseils : tenez un carnet dans lequel vous consignerez en rouge les dates importantes afin de respecter les dates limites; si vous avez besoin de plus de temps, demandez une prolongation par écrit à l’employeur.

2. Ne jamais recontacter le plaignant

Une situation qui se produit souvent lorsque le délégué syndical estime que le grief du plaignant n’est pas légitime. Au lieu d’être porteur de mauvaises nouvelles, le délégué syndical disparait. C’est une attitude irresponsable. Si le motif du grief n’est pas légitime selon le libellé de la convention collective, voyez s’il est peut être résolu d’une autre manière. Si ce n’est pas possible, dites au membre que le problème ne peut pas être réglé par un grief et donnez-lui les raisons.

3. Critiquer le syndicat

Si vous n’aimez pas la façon de faire du syndicat ou des dirigeants, abordez le problème de la manière la plus rationnelle possible. Adoptez une attitude raisonnable et voyez comment ce problème peut être résolu. Il y a toujours moyen de discuter et de débattre en famille. Par contre, laver son linge sale sur la place publique ou lors d’une réunion en présence de la direction ne peut que desservir le syndicat de manière permanente. En marquant des buts contre son équipe, on finit par la faire perdre.

4. Tomber dans la routine

Vous êtes le délégué syndical avec des responsabilités figurant dans les statuts et règlements et vous ne devriez pas commettre d’erreurs grossières. Les griefs doivent être rédigés correctement. Partagez l’information. Vous devriez connaître vos droits. Si vous n’êtes pas sûr d'une chose ou si vous ne connaissez pas la réponse, n’hésitez pas à demander.

5. Participer à une réunion avec la direction et ne rien dire

En tant que délégué syndical, vous jouez le rôle de défenseur syndical. C’est un rôle actif où vous traitez d’égal à égal avec la direction. Vous pouvez poser des questions, demander et obtenir l’information nécessaire pour présenter un grief et même faire entendre votre voix avec fermeté quand c’est nécessaire.

6. Perdre son sang-froid

Toujours garder la maîtrise de soi. Lors d’une réunion du comité des griefs, vous ou un membre subissez des attaques qui vous mettent en colère. Un délégué syndical qui débat sous l’effet de la colère et qui ne s’en tient pas aux faits perdra le grief, un point c’est tout.

7. Formuler des griefs trop longs

Un grief bien formulé est bref et précis. La direction reçoit des rémunérations élevées pour superviser. Ne faites pas son travail. Votre grief doit contenir le nom du plaignant, décrire le problème en une ou deux phrases, mentionner la clause de la convention collective que vous disputez, le recours désiré afin de réparer l'injustice du plaignant. Gardez vos arguments pour la réunion. Un bon joueur de poker ne dévoile pas son jeu avant d’avoir à le faire.

8. Rencontrer le plaignant pour la première fois à la réunion du comité des griefs

Rencontrer le membre pour la première fois à la réunion du comité des griefs, c’est comme aller droit dans le mur – et de plein fouet. Vous devez rencontrer le plaignant en personne lorsque vous faites votre travail d’enquête et rédigez le grief.

Vous devriez en outre discuter avec le plaignant avant la réunion du comité des griefs afin de lui expliquer le déroulement. Lorsque la réunion commence, le plaignant devrait se sentir en confiance. Il devrait savoir que « oui », « non », et « je ne sais pas », sont des réponses acceptables à la réunion. Décrivez-lui la pièce, les personnes présentes, et dites-lui les questions qui lui seront posées.

9. Attendre que le membre vienne vous voir pour vous parler du problème

En agissant de cette manière, vous n’obtiendrez jamais le respect des membres que vous représentez ou des superviseurs avec qui vous avez à faire. Nombre de problèmes peuvent être résolus avant de se transformer en griefs. Les membres ne connaissent pas aussi bien que vous les violations aux termes du libellé du contrat et les questions de griefs.

10. Prendre le temps de souffler

C’est un travail intense. En plus de travailler à temps plein, le délégué syndical remplit ses tâches syndicales. Une vie enrichissante, qui mène parfois à l'épuisement. Prenez du temps pour vous et votre famille.

Le rôle du délégué syndical dans la négociation collective

Ken Margolies, Labour Extension faculty of Cornwell University

Pour le délégué syndical, la négociation d’une nouvelle convention collective constitue une bonne occasion de renforcer l’organisation et d’expliquer le processus de négociation à ses membres.

Il arrive souvent que les membres ne se sentent pas concernés par le processus de négociation. Certains d’entre eux ont des attentes élevées et irréalistes et ils mettent au défi « le syndicat » de les satisfaire. D’autres membres confessent à leur délégué syndical que presque n’importe quel accord serait acceptable, car ils veulent éviter les conflits. D’autres se demandent pourquoi le syndicat n’embauche pas « un négociateur professionnel », comme un de ces avocats réputés qu’ils ont vu au journal télévisé.

Le syndicat a un problème si les membres ne comprennent pas que c’est ce qu’ils disent et font, et non pas ce que disent et font les représentants du syndicat à la table de négociation, qui servent à déterminer les sujets que l’employeur accepte de discuter.

Le délégué syndical devrait expliquer le processus de négociation à ses membres afin qu’ils comprennent les efforts qui sont déployés pour obtenir la meilleure convention collective possible. En mobilisant et en unissant les membres, les délégués syndicaux jouent un rôle crucial afin de convaincre l’employeur qu’ils sont prêts à se battre pour obtenir un accord équitable.

Mobiliser et éduquer les membres

On estime que c’est une réussite lorsque 20 à 30 pour cent des membres répondent à un questionnaire sur les négociations qui leur a été envoyé par la poste. Quand un délégué syndical distribue et recueille lui-même les questionnaires, il peut obtenir jusqu’à plus de 90 pour cent de réponses. En rencontrant les membres en personne, le délégué syndical a l’occasion de répondre à leurs questions, d’encourager la discussion, et de montrer à l’employeur que les membres sont soudés.

Expliquer le processus de négociation

Demandez à vos membres d’imaginer qu’ils font partie de l’équipe que l’employeur a mise en place pour élaborer sa stratégie de négociation? Demandez-leur de réfléchir à ce que l’employeur souhaiterait obtenir des négociations? Généralement, les membres dressent une longue liste de restrictions à imposer aux travailleurs. Puis, posez la question suivante aux membres qui jouent le rôle de l’employeur : « Qu’est-ce qui pousse l’employeur à faire des concessions durant les négociations? » À partir de ce moment-là, la plupart des membres reconnaissent que le succès des négociations repose plus sur leur unité et la pression qu’ils font peser sur l’employeur que sur une argumentation raisonnable.

Anticiper la propagande de l’employeur et riposter

Durant les négociations, l’employeur communique souvent avec les membres en faisant circuler des rumeurs ou des commentaires officieux des superviseurs par l’entremise de lettres et de bulletins « sincères », ou peut-être même de déclarations dans les médias. Ces tactiques ont pour objectif de faire baisser les attentes des membres et de les convaincre qu’ils n’ont pas d’autres choix que d’accepter l’offre « équitable et concurrentielle » de l’employeur. L’employeur fait parfois courir le bruit « d’une liquidation », « d’une entente secrète » ou d’autres histoires ayant pour but de diviser les membres et de nuire à l’équipe de négociation du syndicat.

C’est pour cette raison que de nombreux syndicats organisent périodiquement des réunions pour tenir au courant les délégués et les informer des progrès des négociations. Ils peuvent ainsi transmettre des renseignements exacts, répondre aux questions des membres et dissiper les rumeurs et les informations erronées.

Guider et mobiliser

Ce n’est pas suffisant d’avoir des membres informés. Ils doivent être déterminés à obtenir un contrat équitable et, le cas échéant, à se mettre en grève. En travaillant avec les plus hauts dirigeants du syndicat, les délégués peuvent jouer un rôle de chef de file auprès de leurs membres afin de les aider à élaborer et mettre en place des initiatives.

Il peut s’agir d’initiatives simples, comme demander aux membres de porter un badge ou de ne pas parler des négociations avec leurs superviseurs. Elles peuvent également prendre une tournure plus hardie, comme manifester à une réunion des élus ou des actionnaires ou rencontrer des partenaires communautaires afin de leur expliquer que les enjeux des négociations concernent bien plus que les membres du syndicat.

Les nouveaux médias peuvent être des moyens de communication très efficaces. En prenant pour exemple que le salaire moyen d’un travailleur correspond à un pain, la section locale du Seattle UFCW a réalisé une vidéo, publiée sur YouTube, qui montre ses membres en train d’empiler plus de 500 pains, c’est-à-dire le salaire de leur président-directeur général. En guise de conclusion, la section locale demande aux internautes de communiquer avec la direction afin qu’elle « partage sa réussite ».

Il faut de nombreuses discussions en tête-à-tête entre les délégués et les membres pour que les initiatives entreprises soient couronnées de succès.

Un bon délégué syndical rencontre fréquemment chacun de ses membres et établit une liste avec leurs numéros de téléphone et les renseignements pertinents afin de veiller à n’oublier personne. En discutant en tête-à-tête et en maintenant une liste à jour pour communiquer avec ses membres, le délégué syndical peut ainsi recruter plus facilement des membres actifs qui l’aideront à organiser la mobilisation.

Maintenir le contact après la négociation d’une convention collective

Une fois que la convention collective sera négociée, le délégué syndical veillera à ce que les membres en comprennent le libellé et sachent que leurs initiatives ont joué un rôle dans l’obtention. Ils seront ainsi en mesure de prendre une décision éclairée lors du vote de ratification. Le délégué syndical se familiarisera avec la nouvelle convention collective, canalisera l’activisme dont il a fait preuve durant les négociations pour veiller au respect de son application, et prendra des initiatives afin de dénoncer les injustices qui ne peuvent pas faire l’objet d’une procédure de grief. Non seulement il améliorera les conditions de travail de ses membres, mais le délégué syndical se préparera également à se battre pour obtenir un contrat encore meilleur lors de la prochaine ronde de négociation.

*** Cet article est publié avec l'aimable autorisation deUnion Communications Services Inc., 1633, avenue Connecticut Nord-ouest, Bureau 300, Washington, DC 20009. Pour vous abonner, veuillez composer le 1 800 321-2545. Suite à une entente entre En Solidarité et Union Communications Services, cet article ne peut être reproduit. ***

L'Association canadienne de la presse syndicale

Karrie Ouchas, En Solidarité

L'Association canadienne de la presse syndicale (ACPS) regroupe plus de 400 membres motivés et plein d'énergie. Des activistes dévoués qui viennent des quatre coins du Canada et d'ailleurs et qui travaillent en équipe pour faire passer leur message. 

Un des plus importants obstacles que le mouvement syndical doit surmonter est de faire passer son message dans les médias grand public. L'Association canadienne de la presse syndicale procure des outils aux agents de communication du mouvement syndical afin de les aider à transmettre le message. C'est d’autant plus vrai à la base du mouvement syndical. 

Créée en 1976 par un groupe de membres du Congrès du travail du Canada, l'Association canadienne de la presse syndicale a mis en place un service d'information et graphique en 1986. Elle publie des nouvelles syndicales d'un bout à l'autre du Canada et au-delà, ainsi que des documents graphiques que les syndicats peuvent utilisés pour des frais modiques, en fonction du tirage (à  partir  de 110 $ par an).

Un outil précieux pour les membres de l'ACPS qui ont accès à plusieurs centaines de documents syndicaux et illustrations graphiques, rencontrent d'autres agents de communications et partagent leurs idées et histoires. Chaque année, l'ACPS organise également  des séances de formation. Ces séances de formation comprennent des cours de technique d'expression corporelle, d'écriture, de conception, d'édition, de secrétariat, de photographie et de conception Web.

Pour en savoir plus ou devenir membre de l'ACPS, veuillez consulter http://www.calm.ca