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La solidarité avec les peuples autochtones est aujourd'hui plus nécessaire que jamais

Indigenous Circle
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Le 8 février 2019, le SEFPO s’était joint à la Nation Wet’suwet’en de la Colombie-Britannique pour s’opposer au pipeline de Coastal Gaslink et avait exhorté le gouvernement de la Colombie-Britannique à respecter les titres ancestraux des Autochtones et à révoquer les permis de construction du pipeline.

Aujourd’hui, un an plus tard, la Police provinciale de l’Ontario (PPO) répond par la violence et procède à des arrestations de Mohawks et de leurs alliés parce qu’ils sont solidaires des chefs héréditaires de la Nation Wet’suwet’en.

La PPO a arrêté plusieurs défenseurs du territoire et leurs alliés dans la matinée du 24 février 2020, alors qu’ils attendaient une annonce imminente selon laquelle la GRC allait quitter le territoire non-cédé de Wet’suwet’en – l’une des conditions demandées pour mettre fin au blocus sur le territoire mohawk de Tyendinaga. Le président du SEFPO, Warren (Smokey) Thomas, a exhorté les parties à négocier pour résoudre le différend.

« J’encourage un dialogue de nation à nation et un règlement par voie de médiation. Il faut prendre le temps nécessaire de se témoigner un respect mutuel et de comprendre les problèmes sous-jacents. Le respect, et non la force, est la clé du règlement de ce conflit. »

Crystal Synclair, membre du Cercle des Autochtones du SEFPO, qui était au camp Unist’ot’en en janvier 2019, avait assisté à la répression de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) à l’encontre des personnes qui défendaient le territoire non-cédé de Wet’suwet’en. Elle appuie activement les personnes qui défendent la terre et protègent l’eau plutôt que les pipelines.

Crystal Sinclair estime que c’est « une honte que la PPO ait eu recours à la force contre des peuples autochtones qui exercent pacifiquement leur souveraineté sur leurs terres. »

« Afin de faire un pas vers un règlement pacifique de ce conflit, la GRC doit évacuer maintenant le territoire des Wet’suwet’en/Unistoten et la PPO doit arrêter ses incursions sur le territoire Mohawk de Tyendinaga. »

Le président Thomas a déclaré que le Conseil exécutif du SEFPO et lui-même défendent les droits et la souveraineté des Autochtones et que le syndicat sera toujours aux côtés des membres autochtones du SEFPO qui luttent pour protéger l’eau et la terre pour chacun d’entre nous.

« Le SEFPO est résolu à marcher aux côtés des communautés autochtones tout le long du chemin et nous invitons tous les paliers de gouvernement à faire de même », a-t-il ajouté.

« Afin de lutter efficacement contre le changement climatique, nous devons nouer des relations de nation à nation avec les peuples autochtones. Ce n’est pas en reniant la souveraineté territoriale des Autochtones pour y faire passer un énorme pipeline qu’on atteindra cet objectif. »