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enSolidarité, printemps 2022 : Les dernières nouvelles et informations de l’équipe d’enSolidarité

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Message du rédacteur en chef : Merci!

Merci à tous les travailleurs et travailleuses qui ont maintenu l’Ontario sur les rails en continuant à fournir des services publics tout au long de la pandémie de COVID-19. Ces deux dernières années ont été terribles. Afin d’éviter de contracter cette maladie qui a coûté la vie à des millions de personnes à travers le monde, les gens se sont efforcés de trouver un équilibre entre leur participation à la vie économique et leur propre sécurité et celle de leurs familles.

Merci à tous les membres de l’OPSEU/SEFPO, au personnel et aux militants de notre prestigieux mouvement syndical qui ont dû relever des défis gigantesques pour continuer à faire fonctionner leurs sections locales, tant dans leur milieu de travail qu’en dehors de leur milieu de travail. Vous avez transformé des réunions en personne pour tenir des réunions virtuelles. Vous avez continué de faire pression sur le gouvernement et les employeurs en mettant davantage l’accent sur la santé et le bien-être des membres. Vous avez organisé des appels téléphoniques et des rencontres sur Zoom, pris des nouvelles et même coordonné des concerts de casseroles avec des communautés entières pour honorer les héros de la pandémie.

Durant la pandémie, les gens ont pris conscience de la valeur de tous les travailleurs dans toutes les professions. Des travailleuses des garderies d’enfants aux enseignantes en passant par les travailleurs de la vente au détail, les services postaux et les agents de nettoyage, la liste des travailleurs essentiels est tout simplement trop longue à énumérer. Nous avons appris que nous jouons tous un rôle important pour assurer le fonctionnement de la société. Durant cette période, les gens se sont rendu compte que les travailleurs sont les piliers de l’économie, mais pas la classe dirigeante qui regarde la société du haut des salles des conseils d’administration.

Grâce à ce renouvellement de la conscience de classe, nombre de travailleurs mal payés ont débrayé, ce qui a forcé les employeurs à leur offrir des salaires beaucoup plus élevés. Partout en Amérique du Nord, les gouvernements ont dû réagir en augmentant le salaire minimum pour éviter des soulèvements dans divers secteurs de la population active. La solidarité des travailleurs a forcé les employeurs et les gouvernements à faire mieux. On peut retenir une leçon toute simple : en étant solidaires, les travailleurs peuvent provoquer le changement. Les gens appuieront les travailleurs et les salaires équitables si le mouvement syndical met toute son énergie à contrer l’austérité et le néolibéralisme. Le chemin est devant nous; il nous suffit de le suivre.

À l’approche de l’été, on peut véritablement sentir un sentiment d’optimisme dans l’air. La COVID-19 semble être derrière nous et la vie retourne doucement à la normale. Les deux dernières années ont été difficiles, mais elles nous ont rendus plus forts. Mettons à profit cette force nouvelle en continuant à lutter pour la bonne cause.

Craig Hadley

Inclusion pour toutes et tous : les accommodements pour participer aux événements de l’OPSEU/SEFPO

Par Dan McKnight

En tant que membres de l’OPSEU/SEFPO, nous avons l’occasion de participer à de nombreuses activités de qualité : des réunions, des cours de formation, des activités de campagne, etc. Permettre à tout le monde de participer à ces activités contribue à rendre notre syndicat encore plus fort. Afin que notre syndicat puisse inclure tous ses membres dans ses activités, il est important qu’il réponde aux besoins de tous.

Certains membres ont des limitations physiques qui pourraient réduire leur capacité de participer aux nombreuses activités de notre syndicat. L’OPSEU/SEFPO s’engage à procurer des services qui sont accessibles aux Ontariennes et Ontariens ayant une limitation. Il fera des efforts raisonnables pour s’assurer que :

  • Les personnes handicapées ont les mêmes chances d’obtenir et d’utiliser les services procurés par l’OPSEU/SEFPO et d’en bénéficier;
  • Les services sont procurés d’une manière qui respecte la dignité et l’indépendance des personnes handicapées;
  • Les communications sont faites d’une manière qui prend en compte le handicap de la personne;
  • Les personnes handicapées peuvent utilisent des appareils et accessoires fonctionnels, des animaux d’assistance et des personnes de soutien nécessaires pour accéder à nos services, à moins d’une disposition aux termes d’une autre législation.

Au début de mon implication tant que délégué syndical, j’ai découvert les nombreux et excellents cours de formation qui sont offerts par l’OPSEU/SEFPO. Bon nombre de ces cours sont dispensés dans le cadre de séances de formation qui sont organisées par les sept régions du syndicat. Il existe également d’autres possibilités de formation, comme la Fin de semaine des rédacteurs, auxquelles les membres de l’OPSEU/SEFPO de toute la province peuvent présenter une demande de participation.

Lors de la dernière Fin de semaine des rédacteurs, qui s’est tenue en décembre 2019, j’ai demandé un accommodement. On doit remplir un formulaire pour indiquer à l’OPSEU/SEFPO les accommodements dont on a besoin. Dans mon cas, j’ai demandé des mesures d’adaptation pour une déficience auditive. J’utilise des aides auditives pour entendre. Cependant, les aides auditives ne fonctionnent pas bien lorsqu’il y a des sons concurrents. Grâce à mon accommodement, j’ai pu m’asseoir à l’avant de la classe afin d’entendre plus clairement l’instructeur et limiter la nuisance des bruits de fond qui réduisent les capacités d’audition.

Je suis heureux de dire que ces accommodements ont facilité ma participation à cette excellente activité de formation de l’OPSEU/SEFPO. J’ai acquis un grand nombre de nouvelles compétences qui me permettent d’améliorer les communications de ma section locale.

J’encourage tous les membres de l’OPSEU/SEFPO qui ont, comme moi, besoin d’accommodements à ne pas laisser les obstacles les empêcher de participer aux activités qui sont organisées par le syndicat. Faites savoir à l’OPSEU/SEFPO quels sont les accommodements dont vous avez besoin. Le syndicat s’engage à répondre à vos besoins d’accommodement afin que vous puissiez participer à ses activités. Le syndicat bénéficie de votre engagement et de votre participation active. Et vous pouvez également profiter des nombreuses activités sociales et éducatives qui sont organisées par l’OPSEU/SEFPO.

Accommoder c’est inclure. C’est une solution qui ne fait que des gagnants.

« Jilted » ou « Gilted » : une question de perspective

Par Marilyn Ott

Vous sentez-vous parfois « Jilted » ou « Gilted »? Vous êtes-vous déjà demandé quelle est la différence?

Ceux d’entre vous qui jouent au Scrabble savent peut-être que « Gilted » est un mot anglais accepté par le jeu de société. Le mot signifie que quelque chose est couvert d’une fine couche d’or ou qu’il s’agit d’un objet qui ressemble à de l’or. « Jilted », au contraire, est un autre mot employé en anglais pour décrire le rejet ou l’abandon soudain de quelque chose ou d’une personne, notamment lorsque le rejet se produit rapidement et avec un élément de surprise.

Ces deux mots sont presque identiques, mais ils ont des significations très différentes. Ils se trouvent aux extrémités opposées du spectre. Tandis que « Gilted » induit la vision d’un bijou précieux ou d’un objet de valeur, « Jilted » fait penser à quelque chose qui est inutile ou abandonné.

Face aux défis et circonstances de la vie, qui sont souvent hors de notre contrôle, je vous exhorte à regarder le scénario auquel vous êtes confronté et à vous demander s’il ne pourrait pas être perçu autrement – et commencer par une autre lettre?

En prenant du recul et en changeant de perspective, la situation change parfois de « J » à « G ». Et cela peut changer l’importance qu’on accorde à la situation ou la « manière même »  d’appréhender la situation.

Juste une pensée à méditer au moment où nous traversons tous cette période : puis-je remplacer un « J » par un « G »?

S’affirmer tout en étant discrète : Est-ce vraiment possible?

Par Cindy Divert, section locale 528

Je pensais à ça à la fin d’une réunion de travail où j’ai été quelque peu « félicitée » pour mon travail, mais critiquée pour mon manque d’assertivité et d’assurance.

Une personne introvertie a toujours du mal à trouver sa place dans le monde du travail. Elle se voit assise au dernier rang, au fond de la classe, levant la main pour attirer l’attention de l’enseignante qui ne la voit pas. Je suis encore aux prises avec ce sentiment lors des réunions de travail où j’ai toujours du mal à m’affirmer. Ce que j’ai à dire est important et j’ai des choses à dire. Mais parce que je n’ai pas une forte personnalité, on ne m’écoute pas vraiment. A-t-on toujours besoin de parler fort pour être un leader? Peut-on s’affirmer sans parler fort?

Une personne introvertie n’aime pas nécessairement attirer l’attention (je sais que je n’aime pas!), mais c’est pourtant possible d’être un leader tout en étant discret, comme l’écrit l’autrice Susan Cain dans son livre intitulé : La force des discrets : Le pouvoir des introvertis dans un monde trop bavard. Barack Obama s’identifie comme un introverti, tout comme Mark Zuckerberg, le co-fondateur de Facebook, et Jeff Bezos, le fondateur et PDG d’Amazon – tous des hommes intelligents, qui ont réussi, qui ont été dans la lumière et qui sont des leaders puissants et compétents.

Je suis convaincue que mon caractère introverti me permet d’observer des choses que d’autres personnes ne remarquent pas. Mes compétences d’écoute et ma capacité d’analyse d’une situation sont des qualités non négligeables pour éviter les désagréments. Est-ce que les gens les remarquent? Peut-être que oui ou peut-être que non. Peut-être devrais-je m’efforcer de mettre mes compétences en valeur. Être « discret », c’est un trait de caractère, mais pas une faute. Il me faudra peut-être plus de temps pour faire connaissance avec des étrangers ou pour diriger une équipe, mais cela ne veut pas dire que je n’ai pas les capacités nécessaires pour y arriver. Je répète plusieurs fois dans ma tête ce que j’ai envie de dire à voix haute – au travail en particulier. Je repasse mon scénario dans ma tête avant d’en parler ou de le mettre en application. J’éprouve de l’anxiété lorsque je dois prononcer un discours à la dernière minute ou que je suis le centre de l’attention d’une foule.

Je pense aux enfants introvertis dans les salles de classe à qui l’on demande probablement de sortir de leur coquille. Ils sont le plus souvent négligés pour leur manque d’assurance. Parce qu’ils ne sont pas aussi épanouis que leurs camarades de classe, ils grandissent en pensant qu’ils manquent de compétences tant qu’ils n’ont pas découvert leurs véritables capacités. Les enfants introvertis sont sensibles et ressentent des signaux émotionnels.

L’hypothèse selon laquelle les introvertis ne peuvent pas s’affirmer est un mythe. Ce n’est pas aussi facile que pour d’autres personnes, mais je peux prodiguer quelques conseils qui ont marché pour moi dans le passé :

  1. Arrêtez de vous repasser sans cesse les scénarios dans votre tête. Je me répète souvent cela à moi-même. C’est difficile pour moi d’arrêter de me repasser des idées ou des scénarios dans la tête, mais les partager avec quelqu’un d’autre pourrait aussi m’apporter quelque chose.
  2. Soyez vous-même. Se forcer à être la personne qu’on n’est pas est une tâche incommensurable. Ne vous excusez pas d’être une personne introvertie.
  3. Partagez vos observations. Vous pourriez être surpris par la quantité d’observations que vous avez partagées.
  4. Soyez un meilleur communicateur. Prenez tout le temps qu’il vous faut pour communiquer vos idées, mais soyez transparent.
  5. Ne laissez personne rejeter votre assertivité. Les personnes discrètes ont souvent de grandes idées.

De l’autre côté de la ligne

Par Christina Chrysler

J’étais relativement nouvelle au syndicat en 2017, lorsque les membres du personnel des collèges de l’Ontario ont voté en faveur de la grève. J’étais une employée contractuelle, forcée de travailler dans la « précarité » – une question cruciale qui était en discussion à la table de négociation. En fait, je n’avais pas un contrat; j’en avais cinq, distincts, ce qui permettait à mon employeur d’éviter de m’attribuer un poste à temps plein. Et je me considérais pourtant comme chanceuse à l’époque.

Aujourd’hui, je travaille à temps plein et je réfléchis une fois de plus à l’expérience que j’ai vécue durant cette grève.

Lors du déclenchement de la grève en 2017, il y a d’abord eu une certaine appréhension, puis le sentiment général que les choses finiraient par s’arranger. Apparemment, nous n’avions pas été en grève depuis longtemps. Mais cette grève, qui a duré du 16 octobre au 21 novembre, a été l’une des plus longues de notre histoire.

Je ne voulais pas qu’il y ait une grève. Mère célibataire, sans sécurité d’emploi, je n’avais surtout pas les moyens de la traverser. Ces contrats, en plus de ma protection syndicale à titre d’employée à charge partielle, étaient à la fois une bénédiction et une malédiction. En plus de l’indemnité de grève, mes contrats additionnels en tant que membre du personnel du soutien me procuraient une source de revenus, mais je devais quand même traverser ma propre ligne de piquetage. J’ai dû piqueter les mêmes heures que mes collègues à temps plein, puis travailler pour honorer mes autres contrats. Je n’étais pas la seule dans cette situation; beaucoup de gens cumulaient plusieurs emplois. C’était stressant et nous étions épuisés. Cependant, même si l’expérience a parfois été désagréable, dans le froid et l’humidité, nous avons également vécu des moments exaltants.

Nous avons découvert que nous travaillions en silo. Du jour au lendemain, toutes et tous rassemblés au même endroit, nous nous parlions. Nous nous témoignions de la sympathie et nous nous soutenions les uns les autres et, ce faisant, nous tissions des liens étroits. Nous ne parlions pas de la classe; nous parlions les uns avec les autres des enjeux à surmonter pour améliorer notre travail.

Les gens ont mis leurs talents et compétences à profit, produit des infographies et établi des communications entre les campus. Et nous avons tissé des relations plus étroites avec les étudiants qui venaient nous soutenir. Des entreprises ont donné de la nourriture et des syndicats et des résidents de la région nous ont rejoints sur la ligne de piquetage pour marcher avec nous dans le froid. Une nouvelle communauté était en train de naître.

Chacun notre tour, nous amenions des repas chauds pour tout le groupe; certains créaient des listes de lecture pour soutenir le moral. Sur notre campus, on avait organisé la « tombola de la grève » (que j’ai gagnée et reversé au Fonds de secours d’urgence des étudiants). Entre les rires, il y a également eu des menaces, des agressions et des invectives qui fusaient en l’air, mais nous étions devenus une communauté solidaire qui rendait, d’une manière ou d’une autre, tout cela supportable.

J’avais commencé cette grève en étant frustrée, m’y opposant même, éprouvant aussi un peu de ressentiment à l’égard de ce que l’on me forçait à faire et à vivre. Je ne comprenais pas le syndicat et je ne croyais pas y avoir ma place. Puis j’ai fini par me rendre compte qu’être membre du syndicat, c’était faire partie de quelque chose de beaucoup plus grand que moi. Alors que je disais des choses comme « les syndicats, ce n’est pas pour moi », j’en suis arrivée à reconnaître le fait que j’avais véritablement de la chance d’être syndiquée. Je suis maintenant consciente du fait que les moyens d’action que nous mettons en œuvre en tant que syndicat ont un effet de ricochet, qu’ils permettent d’améliorer la législation et les conditions de travail dans tout notre pays, mais aussi dans le monde entier, et profitent à ceux qui n’ont pas la même chance que nous.

En 1776, l’écrivain et militant politique américain Thomas Paine écrivait : « Notre plus grande force, ce n’est pas notre nombre, mais c’est notre solidarité; mais nous sommes maintenant assez nombreux pour repousser les forces du monde entier » [Traduction libre]. Six mois plus tard, la Déclaration d’indépendance était signée.

Nous avons tous le pouvoir de changer les choses, même quand ces changements semblent être au-dessus de nos forces.  La main-d’œuvre que nous sommes se compte en nombre, mais notre force syndicale, c’est notre solidarité.

Six young people hold placards as they stand side by side facing the camera

Des membres de la section locale 417 (campus de Kingston)

Seven women (bending down) and one man upright smile at the camera and hold placards.

un petit groupe de membres de la section locale 417 (campus de Kingston)

A man with a piracte hat and a woman smile at the camera. The woman holds a placard

Grant Currie, président de la section locale 417, et une piqueteuse

Two young women excitedly raise their arms and yell at the camera

Des membres de la section locale 417 (campus de Kingston)

Venir à bout de la pandémie

Par Michael Hamilton

COVID. C’est le mot dont plus personne ne veut entendre parler.

Notre vie à tous a changé le jour où le monde a été forcé de se confiner à cause de la COVID-19. Durant les deux dernières années, nous avons dû apporter toutes sortes de changements à notre vie, notamment dans notre façon de vivre en société et de communiquer avec les autres. Avec l’assouplissement des restrictions, il semble que nous soyons maintenant en bonne voie pour retrouver ce que nous avons perdu ces deux dernières années. Cela étant dit, nous avons également établi de nouvelles normes de communication entre les gens.

À cause de la pandémie, beaucoup d’activités et de réunions mondaines ont été annulées. Au début, personne ne savait combien de temps cette crise allait durer. Deux ans plus tard, après une succession interminable de confinements et de réouvertures, il semble que l’on puisse voir le bout du tunnel. Nous avons été obligés de changer nos habitudes, nos distractions et notre perspective globale de la vie.

En ce qui me concerne, ces deux dernières années ont parfois été difficiles. Quiconque me connaît sait que je suis une personne très sociable et que j’ai besoin de la compagnie de mes contemporains. J’ai toujours pensé qu’il était important de soutenir les bars et les restaurants locaux. Ce fut donc un véritable choc pour moi de ne plus pouvoir y aller. Je suis de surcroît un avide joueur de poker. Je sais que le jeu est encore un sujet tabou pour beaucoup de gens, mais je n’aime rien de plus que de partir aux chutes du Niagara pour jouer au poker durant une journée ou une fin de semaine. Tout ça, c’était fini. Un véritable bouleversement dans ma vie. Je ne suis pas du genre à rester assis devant la télévision à regarder des séries tout au long de la journée. J’ai besoin d’être entouré de monde, de communiquer et de rencontrer des gens.

Mais ne vous méprenez pas.   Ma vie n’a pas été si dure que ça ces deux dernières années. En fait, j’ai retrouvé un passe-temps que je ne pratiquais plus depuis longtemps : le Lego – Star Wars, pour être plus précis. J’ai reçu les louanges de plusieurs de mes amis sur les plates-formes de médias sociaux, qui m’ont félicité pour les constructions que j’avais faites durant les deux dernières années. Le Lego m’a aidé à faire le vide dans ma tête et à oublier la crise que traversait le monde pendant quelques instants.

Après cette pandémie, les gens sont résolus à faire mieux dans leur vie. Qu’il s’agisse de changer de style de vie ou de carrière, les gens ont plus que jamais une meilleure compréhension de ce qui est important dans leur vie. En ce qui me concerne, je me suis impliqué dans le syndicat et le militantisme plus que je ne l’aurais jamais cru auparavant.

Une porte s’ouvre et une autre se ferme. Essayons toujours de porter un regard neuf sur la vie peu importe la gravité de la situation, parce que c’est souvent quand on s’y attend le moins qu’une occasion se présente à nous.

Aller de l’avant

Par Michael McClure

En dépit des sables mouvants de la pandémie, le programme Project Search, qui en est à sa troisième année à l’Hôpital Trafalgar Memorial d’Oakville, a très bien commencé. Et nous sommes reconnaissants à l’hôpital de nous avoir permis de reprendre l’apprentissage en personne durant cette période toujours difficile.

Le programme Project Search permet aux élèves ayant un handicap de vivre une expérience totale d’immersion en milieu de travail avec l’objectif de procurer un emploi concurrentiel à tous les diplômés du programme.

Tout en étant confrontés aux effets de la pandémie, nos nouveaux et brillants stagiaires ont quitté leur milieu scolaire habituel, navigué dans un nouvel environnement complexe et surmonté tous les changements majeurs. Au moment de la rédaction de cet article, ils ont déjà terminé leur premier stage et commencent la deuxième étape du programme Project Search. Ils pourront indéniablement mettre à profit leurs compétences nouvellement acquises dans leurs nouveaux rôles et environnements. Comme ce fut le cas ces dernières années, un service a manifesté son intention d’embaucher l’un de nos stagiaires à la fin du programme.

Nous nous réjouissons du fait que les stages puissent se dérouler en personne même si ce n’est pas pour autant le retour à la normale. La COVID-19 a engendré de nombreux changements opérationnels, y compris le redéploiement de personnel. Nous avons dû faire preuve de souplesse et de créativité afin de nous adapter à cet environnement instable. Par exemple, l’un de nos stages a dû être suspendu pour des raisons de sécurité. Mais ce problème nous a également donné l’occasion d’explorer, puis de finalement développer un stage hybride afin d’offrir une expérience d’apprentissage plus enrichissante au stagiaire. Cela implique de travailler dans plusieurs services différents chaque jour, ce qui permet au stagiaire d’acquérir une large expérience. D’autres services ont fait face à une augmentation tellement importante de la charge de travail qu’ils n’ont pas été en mesure d’accueillir un stagiaire; à l’opposé, d’autres services ont été aux prises avec une réduction temporaire de la charge de travail ne leur permettant pas d’offrir une expérience d’apprentissage enrichissante.

Parmi les défis qui ont été relevés avec succès pour offrir de nouvelles opportunités mentionnons notamment le nouveau service de transport pour nos stagiaires qui viennent du Nord (Acton et Georgetown). Ce service, qui est offert par l’entremise d’Activan, était en cours de préparation depuis un certain temps. Et avec l’aide d’un surintendant du Conseil scolaire de district de Halton, on a pu former un partenariat important.

Nous avons également souhaité la bienvenue aux visiteurs du Conseil scolaire de district catholique de Wellington et du Conseil scolaire de district catholique de Waterloo du fait que le ministère de l’Éducation de l’Ontario commence à déployer Project Search dans toute la province. La province a des plans ambitieux pour Project Search et nous avons hâte de voir la suite.

Au fur et à mesure de l’avancée des deuxième et troisième stages, nous introduisons plus en détail les curriculum vitæ, les lettres de présentation et les techniques d’entrevue. Tous nos stagiaires préparent des entrevues, s’exercent et participent à des entrevues pour de vrai durant leur deuxième stage. Ils rédigent et corrigent leur curriculum vitæ en prévision de leurs entrevues, ce qui permet de jeter les fondations pour la fin de l’année et de travailler plus étroitement avec l’équipe de Xplore Employment d’intégration communautaire et d’explorer des possibilités d’emploi dans le monde réel.

L’année 2022 est déjà bien entamée et nous sommes très fiers de nos stagiaires qui ont fait preuve de détermination et de résilience. Leur progression et leur développement se poursuivront sans aucun doute tout au long du deuxième stage. Et nous travaillons déjà à la mise en place du troisième stage qui amorcera la transition passionnante vers la remise des diplômes et l’obtention d’un emploi rémunéré grâce au soutien continu d’intégration communautaire d’Oakville.

Huit ingrédients de bonheur

Par Rayman Yuang, section locale 526

La vie devrait être une joie et non pas un fardeau oppressant. Voici quelques conseils simples et faciles à suivre pour vivre plus sereinement.

1.    Le sommeil

Un sommeil de qualité, c’est essentiel pour votre santé et bien-être. Rien – ni l’alimentation, ni la diététique, ni le choix de la nourriture ni même l’exercice – ne remplace une bonne nuit de sommeil pour renouveler et retrouver son énergie.

Un mauvais sommeil peut entraîner un gain de poids. C’est souvent la cause première de nombreux maux et malaises, y compris des sautes d’humeur et d’une dépression.

2.    La sérénité

Le bien-être, intérieur ou général.

Se reconnecter avec soi-même pour être en paix avec soi-même. Vous êtes parfait·e comme vous êtes. Ne soyez pas trop dur avec vous-même : n’accordez aucune importance à l’opinion ni aux commentaires d’autres personnes à votre sujet.

Ne ressassez pas vos « erreurs » ou « échecs » passés : ce que vous auriez pu ou dû faire différemment pour arriver à un résultat différent ou meilleur.

Vous n’avez rien fait de mal. En fait, vous avez fait de votre mieux en fonction des circonstances du moment. Sachez que vous n’échouez jamais : vous réussissez ou vous apprenez.

3.    Le rire

Rire, c’est illuminer son visage. Rire, c’est vivre. Souriez souvent! Rire vous rend plus heureux et rend tout le monde plus heureux autour de vous. Le rire et la jovialité sont contagieux et boostent votre système immunitaire. Ils contribuent également à ouvrir des portes sur de nouvelles opportunités et à précipiter des événements bénéfiques et agréables dans votre vie. Vous ne me croyez pas? Essayez, vous serez agréablement surpris·e.

Un sourire dissipe 1 000 tourments. Ce sourire, qui vous rajeunit de 10 ans, est le meilleur des cosmétiques.

4.    La simplicité

La vie est simple. Ne compliquez pas les choses.

Les meilleures réponses sont celles qui sont simples et polies. « Désolé, mais pourquoi ne vous bougez-vous pas et n’allez-vous pas travailler comme tout le monde? », c’est la réponse que certaines personnes donnent aux mendiants. C’est la réponse à ne pas donner.

Vos enfants sont adultes et quittent votre grande maison. Pourquoi ne pas habiter dans une maison plus petite?

Débarrassez-vous des choses qui ne servent à rien. Le moins c’est le mieux. Placards encombrés égalent esprits encombrés.

Faites don des centaines de paires de chaussures et de vêtements que vous ne portez plus depuis des années.

5.    La lenteur

Contrairement à ce que l’on pense souvent, nous avons du temps – et même beaucoup de temps. Il n’y a aucune raison de se précipiter.

Saviez-vous que les comportements à risque des conducteurs, notamment la vitesse qui est un facteur majeur, sont la cause de 96 pour cent de tous les accidents de la route? Ralentissez. N’essayez pas d’être plus rapide que le feu orange. Assurez-vous d’atteindre votre destination en un seul morceau.

Prenez le temps de respirer, de manger, de boire, de profiter du paysage et de sentir les roses le long du chemin. La précipitation peut mener dans le mur. Hâtez-vous lentement, dit le proverbe.

6.    Le silence

La parole est d’argent et le silence est d’or.

Ne donnez pas de conseils non sollicités et indésirables; ne faites pas de commentaires narquois. Les grands-parents ne devraient ni sermonner leurs enfants ni se mêler de la façon dont leurs enfants élèvent et éduquent leurs petits-enfants.

Les commentaires désobligeants alimentent les tensions et les conflits. Il vaut mieux perdre un bon mot qu’un ami.

7.    Le sport

L’exercice libère des endorphines qui favorisent le bonheur. Les endorphines donnent un coup de pouce immédiat à votre humeur et énergie.

Notre corps, tel une machine, est composé de nombreuses pièces et joints, qui sont toutes sujettes à l’usure. Afin de pouvoir vivre une vie saine et longue, il est important de faire de l’exercice pour entretenir son corps.

8.    Le partage/l’entraide

Les humains sont des créatures qui ont besoin d’interactions sociales, de soutien émotionnel et d’un sentiment d’appartenance.

Partager et donner en retour profitent à tout le monde, y compris à soi-même. La générosité se situe tout en haut de l’échelle personnelle du bonheur.

Pour le bien commun, partageons nos biens matériels, notre richesse, nos connaissances, notre expérience et nos histoires amusantes et réconfortantes.

En terminant, j’aimerais citer l’une de mes citations préférées :

Cessons d’exister (par défaut, de manière réactive) pour commencer à vivre (intentionnellement par dessein).

Je vous souhaite une vie plus heureuse et plus prospère, un jour à la fois, à partir d’aujourd’hui.

Pourquoi a-t-on appelé ce bulletin d’information enSolidarité?

Par Dan McKnight

« Ensemble nous vaincrons » – Solidarité mes frères et mes sœurs. (Paroles françaises: Jean Baumgarten, 1915)

Pourquoi a-t-on appelé ce bulletin enSolidarité? Je crois pouvoir répondre à cette question.

Je siégeais au comité de rédaction d’enSolidarité au milieu des années 1990. À l’époque, le SEFPO avait lancé une initiative intitulée : Bâtir des sections locales puissantes. Le but de cette initiative était de bâtir un syndicat puissant, dirigé par ses membres, c’est-à-dire à partir de la base.

Pour atteindre cet objectif, nous étions arrivés à la conclusion que le délégué syndical occupe le poste le plus important au sein du syndicat. En effet, le délégué syndical, qui est présent dans le milieu de travail, connaît les préoccupations des travailleurs qui sont en première ligne. Et c’est le délégué syndical qui aide les membres à accéder aux ressources de l’OPSEU/SEFPO dont ils ont besoin pour résoudre leurs problèmes. En plus des délégués syndicaux, citons également les militants qui appuient le travail du syndicat (par exemple les fiduciaires, les représentants de la santé et de la sécurité au travail, les membres qui assistent aux manifestations pro-syndicales, etc.). Les délégués et les militants syndicaux sont les piliers d’une organisation syndicale efficace.

Compte tenu de l’importance des délégués et des militants syndicaux pour assurer le succès d’un syndicat dirigé par ses membres, la communication entre ces groupes est primordiale. Les délégués et les militants syndicaux apprennent les uns des autres et travaillent étroitement grâce à leur compréhension commune des enjeux à surmonter dans le milieu de travail. Voilà les raisons pour lesquelles l’OPSEU/SEFPO avait lancé le bulletin d’information enSolidarité à l’époque. L’objectif était de créer un forum de communication pour appuyer le travail des milliers de délégués et de militants syndicaux de l’OPSEU/SEFPO.

Une communication efficace avec les membres de la base contribue à renforcer la puissance du syndicat. Au fil des ans, on a élargi la diffusion du bulletin à tous les membres de l’OPSEU/SEFPO. Les délégués et les militants syndicaux occupent une place importante au sein de l’OPSEU/SEFPO, mais le pouvoir d’un syndicat repose sur l’appui du plus grand nombre de membres possible.

Alors pourquoi a-t-on décidé d’appeler ce bulletin d’information conçu par les membres enSolidarité?

Pour répondre à cette question, on avait pris en considération l’énorme taille et la grande diversité de l’OPSEU/SEFPO – deux avantages importants pour un tel syndicat. L’OPSEU/SEFPO, qui compte aujourd’hui quelque 180 000 membres, est le plus grand syndicat de l’Ontario – une force imposante. L’ensemble de ces membres, avec leurs familles et alliés, constitue une force impressionnante qui peut être organisée pour atteindre de grands objectifs sociaux, économiques et politiques.

Dans le mouvement syndical, notre solidarité est souvent notre plus grande force. Nous sommes issus de milieux de travail très divers, mais nous partageons des intérêts communs en tant que travailleurs. Notre solidarité nous donne la force de surmonter les nombreux enjeux auxquels nous sommes confrontés en tant que travailleurs. C’est la raison pour laquelle enSolidarité était, et reste, le nom parfait pour ce bulletin d’information. Les articles que nous écrivons et les enjeux que nous abordons dans notre bulletin d’information renforcent la solidarité entre tout l’effectif de l’OPSEU/SEFPO. Comme le disent les paroles du traditionnel poème syndical : Solidarité, mes frères et mes sœurs

« En combattant pour elle, la classe ouvrière
Apportera un ordre nouveau sur la terre
Au coude à coude restons unis, prolétaires
C’est l’union qui nous rend forts ».

En communiquant efficacement les uns avec les autres, d’un membre à l’autre, nous créons un mouvement puissant qui a la capacité de changer les choses et de contribuer au mieux-être de l’ensemble.

Je suis très heureux de pouvoir écrire de nouveau pour le bulletin d’information enSolidarité. Je suis convaincu qu’une bonne communication entre les membres de l’OPSEU/SEFPO contribue à faire de l’OPSEU/SEFPO un syndicat plus fort. Plus nous défendons la cause des travailleurs ensemble, plus nous sommes solidaires les uns envers les autres, plus nous serons en mesure de surmonter les défis auxquels nous sommes toutes et tous confrontés, comme le disent si bien les paroles de cette vieille chanson du mouvement syndical « Solidarité, mes frères et mes sœurs, car c’est l’union qui nous rend forts ».

Mobiliser durant la pandémie

Par Michael Hamilton

Il serait inexact de dire qu’il a été facile d’être un représentant syndical tout au long de la pandémie de COVID 19. Nous avons tous été confrontés à de nombreuses barrières, dont certaines sont encore en place, même si les restrictions sont levées peu à peu.

En temps normal, les représentants syndicaux rencontrent les membres en personne pour leur donner des nouvelles de la section locale et du syndicat en général. Et ils ont été forcés de trouver d’autres moyens pour communiquer avec les membres. Une grande partie de la communication s’est faite par l’entremise des plateformes en ligne, pour le meilleur et pour le pire. Le monde entier a été contraint de communiquer davantage sur les plateformes numériques.

Avant de continuer, je dois préciser que les opinions mentionnées dans cet article sont strictement les miennes. Mon employeur et le syndicat ont négocié une nouvelle convention collective au printemps 2021. Comme je l’ai mentionné plus haut, il a été difficile de discuter avec les membres et de les mobiliser en raison des restrictions liées à la COVID. Les membres ont ratifié le nouveau contrat à une vaste majorité, mais la dissension s’est propagée parmi certains d’entre eux, qui ont eu le sentiment d’avoir été abandonnés durant le processus de négociation.

La majeure partie de la communication s’est faite par des appels téléphoniques, des courriels et sur les plateformes de médias sociaux. Les membres qui n’aiment pas utiliser les ordinateurs et d’autres gadgets pour recevoir les mises à jour ont fait part de leur mécontentement. Même lorsque les présidents de section locale ont tenu des réunions sur Zoom pour faire des mises à jour sur le processus de négociation, le taux de participation était faible dans la plupart des cas. Et les membres qui n’avaient jamais utilisé Zoom auparavant ont estimé que l’application n’était pas suffisamment accessible pour qu’ils puissent participer.

Je dois préciser que mon milieu de travail est resté ouvert tout au long de la pandémie. Nous avons seulement fermé les lundis au début de la pandémie pendant environ un an, mais nous avons rouvert complètement au mois de mars de l’année dernière. En tant que président d’une section locale, j’ai entendu les plaintes et la frustration de mes membres concernant la manière dont le public s’est comporté dans notre milieu de travail et avec les membres. De plus, à cause du projet de loi 124, notre équipe de négociation n’a pas pu négocier une augmentation de salaire importante ni une prime liée à la pandémie. Notre équipe de négociation a fait de son mieux avec les cartes qu’elle avait en main. Les membres n’ont rien perdu. Nous avons obtenu quelques petits gains pour notre ensemble d’avantages sociaux.

Cela n’a pas été facile pour personne. En tant que mobilisateurs, nous ne pouvions pas communiquer en tête-à-tête avec nos membres comme nous avions l’habitude de le faire par le passé. Durant la pandémie, nous avons appris à utiliser de nouveaux outils et de nouvelles ressources qui nous seront utiles pour la prochaine ronde de négociation. On peut seulement espérer que le projet de loi 124 ne sera plus qu’un mauvais souvenir et qu’il y aura la volonté de tenir compte du bon travail que nos membres ont continué à faire depuis le premier jour de la pandémie.

Le capital social

Par Marilyn Ott

Avez-vous déjà entendu parler du concept de capital sous l’angle des liens sociaux ? Vos relations, vos liens sociaux et vos compétences de communication constituent en effet l’ensemble des ressources que vous pouvez mobiliser – c’est-à-dire votre capital social – un véritable trésor. Un nouveau terme pour moi, un nouveau concept que j’ai découvert et que je m’efforce d’enrichir.

Durant la vie, nous sommes tous confrontés à des défis que nous devons surmonter. Il y a des moments où nous aimerions aider d’autres personnes. Il y a des moments où nous aimerions simplement pouvoir parler à quelqu’un et lui raconter notre histoire. Si vous avez la chance de pouvoir faire ça, vous possédez un trésor – votre capital social.

Quand on dispose des ressources pour partager ses idées avec quelqu’un, pour conseiller quelqu’un ou recevoir les conseils de quelqu’un, on mène une vie plus enrichissante qui nous permet d’acquérir des informations et des connaissances.

Cela ne veut pas dire qu’on doit suivre tous les conseils ni influencer les autres au point où ils doivent faire ce qu’on leur conseille de faire. Mais c’est une bonne occasion d’évaluer son trésor, son réseau de relations, de le laisser en l’état ou d’y investir encore davantage.

Ainsi, la prochaine fois que vous devez prendre une décision difficile, mobilisez l’ensemble des ressources que constitue votre capital social.

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