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Investir maintenant dans les collèges pour reconstruire l'Ontario après la COVID-19 : SEFPO

Toronto – L’annonce récente du gouvernement de l’Ontario concernant le financement de 25 millions de dollars qui doit aider les collèges publics de l’Ontario à faire face à la crise sanitaire de la COVID-19 est un début, mais ne sera pas suffisant, selon le SEFPO.

« Nous traversons la plus grande crise sanitaire depuis plus d’un siècle », a déclaré le président du SEFPO, Warren (Smokey) Thomas. « Le gouvernement doit injecter davantage de fonds dans le réseau collégial pour préserver son intégrité et garantir son avenir. »

Le gouvernement a annoncé que les étudiants ne seront pas tenus de rembourser leurs prêts jusqu’au 30 septembre 2020 et que les intérêts ne s’accumuleront pas durant cette période.

« Nous nous réjouissons du fait que le gouvernement vienne en aide à nos étudiants », a déclaré RM Kennedy, président de la Division du personnel scolaire des collèges du SEFPO. « Mais si l’éducation postsecondaire était plus abordable et l’aide financière plus généreuse, les étudiants ne seraient pas accablés par des dettes aussi exorbitantes en premier lieu. »

« Et ces 25 millions de dollars, qui seront répartis entre 24 collèges et 22 universités, ne sont qu’un début », a-t-il poursuivi. « Dans trois semaines, 5 000 contrats à charge partielle prendront fin et ne seront peut-être pas renouvelés. Les collèges ont vraiment besoin d’une aide importante, substantielle même. Le gouvernement doit répondre de façon durable et significative. »

Janice Hagan, la présidente de la Division du personnel de soutien des collèges, qui est du même avis, a souligné le fait que certains membres du personnel de soutien à temps partiel risquent de perdre leur emploi dès lundi prochain. « La province traverse une grave crise sanitaire, mais les collèges affrontent quant à eux une grave crise financière. Si le gouvernement n’adopte pas une vision à plus long terme et ne procure pas aux collèges un financement d’urgence, il compromettra vraisemblablement le redressement de l’Ontario. Comme le premier ministre l’a dit, ce n’est tout simplement pas le temps des demi-mesures. »

Duncan McFarlane, président de la Division du personnel de soutien à temps partiel des collèges, a déclaré que cela laisse de nombreux membres à temps partiel dans une position vulnérable.

« L’insuffisance du financement du gouvernement ne réglera pas les besoins pressants de milliers de travailleurs à temps partiel dans le réseau collégial », a déclaré Duncan McFarlane. « Ça ne changera pas les répercussions de cette pandémie sur eux : un grand nombre de ces travailleurs précaires seront confrontés à une perte d’emploi et à l’insécurité financière. »

« Il faut 4,7 milliards de dollars pour faire fonctionner les collèges de l’Ontario », a déclaré le premier vice-président/trésorier du SEFPO, Eduardo (Eddy) Almeida. « Environ 1,1 milliard de dollars – près d’un quart – provient des frais de scolarité des étudiants étrangers. Depuis que le gouvernement a réduit le financement, les collèges comptent de plus en plus sur les étudiants étrangers pour combler l’écart. En raison de la COVID-19 et sans résolution conjointe des problèmes, ces revenus vont se tarir – et les recettes des collèges aussi.  C’est une catastrophe dans l’éducation postsecondaire qui est en train de couver. »

« Après la crise de la COVID-19, nous aurons besoin de tout le monde sur le pont pour reconstruire l’Ontario, à commencer par nos diplômés, qui ont les compétences spéciales, la créativité et la capacité nécessaire pour affronter la nouvelle réalité économique mondiale », a conclu le président Thomas. « Le gouvernement doit investir de manière substantielle dans nos collèges afin que l’Ontario soit fin prêt lorsque le signal de départ retentira. Ce n’est pas le moment de compter les sous. »

Renseignements : Warren (Smokey) Thomas, 613-329-1931; RM Kennedy, 416-346-8382; Janice Hagan, jrhagan64@gmail.com; Duncan McFarlane, duncan.m.mcfarlane@gmail.com