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C'est dans ma nature de prendre soin de vous : Soins de longue durée SEFPO, maisons de retraite et installations connexes Juin 2016

C'est dans ma nature de prendre soin de vous. Soins de longue duree SEFPO
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Nouvelles et information à l’intention des membres du secteur 8 du SEFPO, Soins de longue durée

Le côté sombre des maisons de retraite

Rhonda Ferguson

Lorsque nos parents ou grands-parents vieillissent, nous nous trouvons parfois face à une décision difficile à prendre : est-il temps de les placer dans un foyer de soins de longue durée? Autrefois, l’alternative agréable était d’envisager une maison de retraite où ils pourraient continuer de vivre pleinement, entourés d’amis de leur âge, à jouer aux cartes et à faire de petites excursions. Toutefois, cela ne se passe plus comme ça de nos jours.

Maintes et maintes fois, les maisons de retraite sont utilisées comme des hospices ou pour loger des personnes âgées en attente d’un lit dans un foyer de soins de longue durée (SLD), lorsque vivre seul présente trop de dangers. La période d'attente pour un lit dans un foyer de soins de longue durée peut varier de deux à trois ans. La plupart des résidents placés dans cette situation déclinent souvent au point que le déménagement à lui seul augmente leur risque de mortalité. Bon nombre d’entre eux meurent en attendant un lit.

Cette longue période d’attente présente également d'autres défis. Vu que les maisons de retraite manquent souvent de personnel, les soins qui y sont offerts sont minimes. Cela n’a aucun sens de placer une personne âgée qui a besoin de soins avancés dans une chambre de répit d’une maison de retraite qui manque de personnel et qui n’est pas équipée pour répondre à ses besoins. Le seul gagnant ici est la maison de retraite, qui facture les résidents pour les soins supplémentaires qu’ils reçoivent. Toutefois, ces soins supplémentaires sont donnés sans heures supplémentaires et sans compensation au personnel qui les prodigue. Une telle situation entraîne des difficultés indues pour le client et pour le personnel.

L’alternative consiste à utiliser des agences externes pour aider avec ce type de soins, mais c'est encore un autre service qu’il faut payer. Le coût de ces soins peut entraîner la faillite de n’importe quelle personne qui vit de revenus fixes. Vu que les maisons de retraite ne sont pas subventionnées par le gouvernement comme les foyers de SLD le sont, ces maisons « à but lucratif » établissent les taux. Étant donné qu’on n’envisage pas d’ouvrir de nouveaux foyers de SLD dans la plupart des régions, ce sont nos résidents qui souffrent.

Le sentiment commun est qu’en raison de la différence en matière de responsabilité entre les foyers de SLD et les maisons de retraite, le processus est systématiquement abusif pour nos résidents. Vu que les maisons de retraite ne sont pas subventionnées, plus une personne âgée reste longtemps dans un de ces établissements et plus le gouvernement économise de l’argent. Les compagnies à but lucratif et les organismes de soins privés regardent nos aînés et voient refléter les dollars. Plus les séjours sont longs et plus les résidents exigent de soins, et plus d’argent ces maisons empochent. 

C’est une véritable épidémie en Ontario. Le coût de l’exploitation d’une maison de retraite est bien inférieur compte tenu du soi-disant besoin de moins de personnel et d’une réglementation moins stricte. En outre, le personnel se sent impuissant lorsqu’il s’agit de défendre leurs droits et les droits des résidents.

Cet article aborde bien superficiellement ce qui se passe aujourd’hui entre les murs de nos maisons de retraite. Le système est en piteux état et il faudra l’engagement à la fois du gouvernement fédéral et du gouvernement provincial pour corriger la situation.

Rhonda Ferguson, vice-présidente du secteur 8 du SEFPO

Le SEFPO accueille les travailleurs du village-retraite Empire Crossing

Le secteur des soins de longue durée du SEFPO tient à souhaiter la bienvenue à nos nouveaux membres. Les travailleurs du village-retraite Empire Crossing, à Port Hope, ont voté en faveur d’une représentation du SEFPO, le 2 décembre 2015.

Voici ce que le président du SEFPO, Warren (Smokey) Thomas, avait à dire à nos nouveaux frères et sœurs au nom du Conseil exécutif :

« En vous joignant au SEFPO, vous vous donnez une voix puissante pour recevoir des salaires et avantages sociaux justes et équitables, la santé et la sécurité au travail et la sécurité d’emploi. Je sais que vous continuerez de faire un excellent travail pour améliorer la vie des personnes âgées en Ontario ».

Le SEFPO est fier de représenter ces travailleurs et environ 3 500 travailleurs des soins de longue durée à travers l’Ontario.

Un nombre minimum d’heures de soins 

L’avenir sera plus ensoleillé pour les résidents dont nous avons la tâche si nous parvenons à faire adopter le projet de loi 188 d’initiative parlementaire soumis par la députée provinciale France Gélinas, porte-parole du parti néo-démocrate. L’amendement proposé à la Loi sur les foyers de soins de longue durée, qui a été adopté en première lecture le 20 avril 2016, légiférerait en moyenne un minimum de quatre heures de soins directs par jour. 

Voici quelques extraits du projet de loi 188 :

« Programme fondé sur l’évaluation du résident

(2)  Le titulaire de permis veille à ce que les soins prévus dans le programme de soins soient fondés sur une évaluation du résident et de ses besoins et préférences, et tiennent compte de l’obligation du titulaire de permis de se conformer au paragraphe 8 (5).

2. L’article 8 de la Loi est modifié par adjonction des paragraphes suivants :

Norme minimale en matière de soins quotidiens

(5)  Le titulaire de permis d’un foyer de soins de longue durée veille à ce que le nombre moyen d’heures combinées de services infirmiers et de services de soutien personnel offertes chaque jour au foyer corresponde à au moins quatre heures par résident ou, si une moyenne minimale plus élevée est prescrite, au nombre d’heures ainsi prescrit.

Idem : calcul des heures

(6)  Pour l’application du présent article, le nombre moyen d’heures de services infirmiers et de services de soutien personnel est calculé comme le prescrivent les règlements. Il n’inclut pas les heures payées à l’égard des vacances, des jours fériés, des congés de maladie ou autres congés ou du temps de formation, ou pour toute autre fin ne comprenant pas la fourniture de soins directs aux patients. »

Nous encourageons tous nos membres, amis et familles à contacter leur député provincial pour appuyer cet amendement. Vous trouverez ici la liste des députés actuels et comment les contacter.

Le projet de loi d'initiative parlementaire n’a passé qu’une de quatre étapes. Il nous reste du chemin à faire avant qu’il reçoive la sanction royale.

Exécutif divisionnaire, Secteur 8, Soins de longue durée

Joan Corradetti, présidente

Je travaille actuellement dans l’unité de soins infirmiers d’un établissement de soins de longue durée à titre de préposée aux services de soutien à la personne, et ça fait 21 ans que je travaille. J’ai occupé plusieurs postes au Conseil exécutif local et ai co-présidé nos comités mixtes sur la santé et la sécurité au travail, des relations employeur-employés et de négociation. Le SEFPO m’a permis d’assister à la formation des instructeurs du Centre de santé et sécurité des travailleurs et travailleuses (CMSST). J’estime qu’en tant que travailleurs, nous devons militer en faveur des membres de notre section locale et de notre secteur, ainsi que de nos résidents. Il n’y a pas de « Je » dans une équipe, et c'est ensemble que nous pouvons faire en sorte de maintenir un environnement sain et sûr pour nos membres. La solidarité nous permet d'atteindre cet objectif.

À titre de présidente du secteur, mon engagement est d’apporter mon aide là où je peux. En adoptant un libellé contractuel plus vigoureux et en abordant les problèmes de sécurité, nous pouvons faciliter le changement afin d’améliorer le milieu de travail pour tous nos membres.

Rhonda Ferguson, vice-présidente

Je suis mère de trois enfants, épouse de Joe et infirmière auxiliaire autorisée dans le foyer municipal local. J’ai étudié les soins infirmiers pour faire exactement le travail que je fais. J’ai adhéré à un syndicat parce que je vois bien les défis auxquels le personnel est confronté et je veux faire partie de la solution. 

Au syndicat, je suis déléguée d’unité pour la section locale 494, je participe aux activités de mobilisation et de négociation, et je siège à différents conseils de district. Je suis représentante du comité des Statuts 2016-2017 pour la région 4 et représentante suppléante du Comité provincial des femmes. J’espère que cette expérience me sera utile dans mon travail au sein du secteur 8.

Je me réjouis de représenter le secteur 8 à titre de vice-présidente et je tiens à vous remercier, tous et toutes, de m’avoir donné l’occasion de le faire.

Terri-Lyn Long, trésorière

Je suis assistante en soins de santé. Je travaille dans ce secteur depuis 1986 et suis membre active du SEFPO depuis 1999. J’ai agi à titre de déléguée syndicale en chef à mon lieu de travail, de secrétaire/trésorière de la section locale et de vice-présidente du secteur des SLD. J’ai également participé à une campagne pour notre maison appelée « To Protect Residents Now » (Protéger les résidents maintenant). Nous avons réalisé notre objectif de fournir des soins appropriés à nos résidents et de sauver des emplois. J’ai été témoin de terribles changements au niveau de la qualité et de la quantité des soins prodigués à notre population vieillissante. Je veux continuer de contribuer à l’apport de changements positifs tant pour le personnel que pour les résidents.

Télécharger le pdf ici (en anglais pour le moment)