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Il est honteux qu’Honeywell, une entreprise Fortune 100, utilise les finances comme une excuse pour mettre à pied des travailleurs essentiels, selon le SEFPO

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Toronto – Le président du SEFPO, Warren (Smokey) Thomas, dit qu’il est honteux que la multinationale géante Honeywell ait émis des avis de mise à pied à des travailleurs en charge de la maintenance hospitalière dans deux établissements de l’Ontario.

« Alors que le PDG d’Honeywell, Darius Adamczyk, a empoché des rémunérations d’une valeur de plus de 20 millions de dollars en 2019, il laisse tomber ses travailleurs de première ligne au milieu de la pire pandémie des temps modernes », a déclaré le président Thomas.  « L’homme aux 20 millions de dollars a-t-il accepté de réduire son salaire? »

L’entreprise Fortune 100 a prétendu que ces mises à pied étaient nécessaires en raison des incidences financières de la pandémie de COVID-19. Le président Thomas dit que c’est un exemple qui montre parfaitement que les partenariats public-privé (P3) ne servent en rien les intérêts du public.  Il souligne le fait que les contrats d’Honeywell pour les travaux d’entretien à l’Hôpital Waypoint à Penetanguishene, ainsi qu’aux hôpitaux de London et de Saint Thomas ont été payés en totalité.

« Honeywell ne perdrait pas un sou en gardant ces travailleurs à l’emploi. S’il n’y avait pas un accord de P3, ces travailleurs procureraient encore des services sans interruption de travail. »

Les avis ont été envoyés la semaine dernière informant les employés qu’ils sont tenus de prendre un congé non rémunéré d’une semaine « pour aider l’entreprise à traverser cette période difficile ».

« Comme tous les autres Canadiens touchés par la perte d’un emploi ou une interruption de travail durant cette période, ces employés doivent se tourner vers le gouvernement pour obtenir de l’aide », a déclaré le président Thomas. « Les contribuables doivent payer l’addition pendant que l’homme aux 20 millions de dollars se détend probablement sur son yacht. »

Ces travailleurs, qui sont essentiels pour la santé et la sécurité des Ontariens, ne devraient pas être traités de cette façon, a ajouté Smokey Thomas.

« En fait, nos membres ont effectué du travail supplémentaire ces dernières semaines pour construire une unité spéciale pour la COVID-19 à Waypoint afin de se préparer pour la pandémie », a-t-il ajouté. « Dans son récent bulletin, l’hôpital leur a même fait des éloges pour souligner leur travail. Nous avons besoin de ces travailleurs en première ligne pour aider à arrêter la propagation du coronavirus. »

Le président Thomas demande à la ministre de la Santé, Christine Elliott, que le gouvernement traite Honeywell de la même manière qu’il a dénoncé les actions sans scrupules d’autres entreprises cupides.

« Le premier ministre a vilipendé Pusateri’s qui faisait payer 30 $ une boîte de lingettes désinfectantes Lysol, s’est dit « dégoûté » par un tel comportement et a promis de protéger la population de la province », a conclu le président Thomas. « La ministre de la Santé devrait dire à Honeywell que sa façon de faire est inacceptable et qu’elle a le devoir d’agir de manière responsable. »

Renseignements : Warren (Smokey) Thomas – 613-329-1931