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Il est temps d’instaurer un système universel de garde d'enfants

Young boy in a blue shirt smiles as (faded) children look on behind
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En ce 22 octobre, alors que le Canada célèbre la Journée de reconnaissance des travailleuses des services à l’enfance et des éducatrices de la petite enfance (EPE), nos pensées vont aux travailleuses des services à l’enfance, aux éducatrices agréées de la petite enfance (ÉAPE), ainsi qu’aux ÉPE qui travaillent dans les communautés, les écoles et les collèges communautaires. 

Durant une période où des millions d’Ontariennes et d’Ontariens doivent travailler à la maison, nous tenons à témoigner toute notre gratitude à toutes les personnes qui travaillent sans relâche pour prendre soin de nos jeunes enfants, afin qu’ils puissent apprendre et s’épanouir dans un environnement accueillant et stimulant. 

Les services de garde d’enfants ont rencontré des difficultés à cause de la COVID-19. En plein milieu d’une pandémie meurtrière, nombre d’entre eux ont de la difficulté à faire revenir le personnel dans un milieu de travail où les salaires sont notoirement bas, ce qui ne fait qu’aggraver la pénurie de places en garderie. 

La COVID-19 a également mis en évidence la persistance des inégalités socio-économiques entre les femmes et les hommes. Quand les services de garde d’enfants et les écoles ont fermé leurs portes, beaucoup de femmes ont dû quitter leur emploi pour s’occuper de leurs enfants. Afin d’encourager une forte relance économique, le Canada a besoin de tout le monde sur le pont et, conséquemment, de services de garde d’enfants accessibles et abordables. 

C’est la raison pour laquelle nous sommes plus convaincus que jamais que l’Ontario a besoin d’un système de garde d’enfants universel et financé par des fonds publics. L’expérience très réussie du Québec, où le coût est de 8 $ par jour pour les familles ayant des revenus inférieurs à 51 000 $, prouve que ce n’est pas seulement faisable, mais que c’est également bon pour l’économie. 

Nous saluons nos membres ÉAPE, ÉPE et des services à l’enfance, qui déploient tous les efforts possibles pour protéger la santé et la sécurité des enfants qui sont sous leur responsabilité. Vous méritez nos sincères remerciements pour vos efforts héroïques – et une reconnaissance attendue depuis longtemps en ce qui concerne vos conditions de travail, y compris votre salaire et vos avantages sociaux. 

À l’occasion de cette Journée de reconnaissance des travailleuses des services à l’enfance et des éducatrices de la petite enfance, nous sommes à vos côtés. Nous continuerons la lutte tant que vous ne bénéficierez pas d’une rémunération qui reflète vos compétences et vos contributions au sein d’un système public. 

Le 22 octobre, remercions et encourageons chaleureusement les travailleuses et les éducatrices de la petite enfance, car elles travaillent quotidiennement d’arrache-pied pour que le reste d’entre nous puisse aller travailler. 

En toute solidarité, 

Warren (Smokey) Thomas, président de l’OPSEU/SEFPO
Eduardo (Eddy) Almeida, premier vice-président/trésorier de l’OPSEU/SEFPO