Skip to content
news_notices_french.jpg

Le système judiciaire attire l'attention sur la crise due au sous-financement des organismes de santé mentale

We the North
Share on facebook
Share on twitter
Share on email

Toronto – L'Ontario ne répond désespérément pas à sa responsabilité de protéger et de réhabiliter les patients en santé mentale pris dans le système de justice pénale, selon le Syndicat des employés de la fonction publique de l'Ontario.

Pour faire face à cette crise, le SEFPO demande au gouvernement provincial d'assurer un financement immédiat, affecté à des fins précises et durable pour permettre aux patients en santé mentale d'accéder aux services dont ils ont besoin – loin des cellules de postes de police et organismes de correction.

Le problème auquel cette catégorie de patients en santé mentale fait face a été mis en lumière dans un article du Globe and Mail daté du 16 novembre dernier, qui rapportait comment les juges de la province avaient ordonné aux dirigeants des hôpitaux d'arrêter de renvoyer les délinquants inaptes dans les prisons provinciales, où il leur est impossible de recevoir un traitement approprié.

Les juges exigent désormais que les dirigeants d'hôpitaux cessent de forcer les patients qui ont besoin de soins à retourner dans les organismes de correction provinciaux.  Les juges ont accordé des frais juridiques contre la Couronne pour un « grave affront à l'autorité des tribunaux et une grave obstruction à l'administration de la justice » (traduction libre), selon ce que raconte le Globe. 

Le gouvernement provincial coupe les coûts dans les établissements psychiatriques depuis des années, promettant des solutions de rechange au sein de la communauté, mais ne mettant pas ces plans en œuvre, et laissant plutôt les délinquants atteints de maladie mentale croupir dans les organismes de correction.   Selon le ministère de la Sécurité communautaire et des Services correctionnels, plus d'un tiers des personnes en détention en Ontario souffrent d'une maladie mentale quelconque.

Les avocats et les intervenants pour les délinquants atteints de maladie mentale espèrent que cette bagarre entre les tribunaux et les hôpitaux donnera lieu à des modifications législatives qui abordent ces questions.  Tandis que l'hospitalisation des délinquants inaptes ordonnée par les tribunaux constitue un pas dans la bonne direction, les lits vides n'apparaissent pas comme par magie. Tant qu'on ne restaurera pas le financement dans les établissements psychiatriques, les patients et les délinquants ne recevront pas les traitements et la protection dont ils ont besoin.