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1er juin : Une journée pour lutter pour les travailleurs blessés

Workers' comp is a right! Injured Workers' Day Rally and March, June 1, at Queen's Park
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Le président du SEFPO, Warren (Smokey) Thomas, a publié la déclaration suivante aujourd’hui pour marquer le Jour des travailleurs blessés en Ontario.

Le 1er juin marque le Jour des travailleurs blessés en Ontario, une date réservée chaque année pour défendre les intérêts des dizaines de milliers de travailleurs dans notre province qui sont blessés au travail.

Cette journée nous donne l’occasion de réitérer notre engagement à améliorer les lois sur la santé et la sécurité au travail; à exiger des gouvernements qu’ils punissent les employeurs qui négligent le bien-être de leurs employés; et à réclamer des changements au niveau de la Commission de la sécurité professionnelle et de l'assurance contre les accidents du travail (CSPAAT), de façon que l’indemnisation des travailleurs blessés compte davantage que la réduction des primes des employeurs.

Veiller à la sécurité des lieux de travail est une lutte sans fin – en partie parce que les employeurs essaieront toujours de réduire les coûts et en partie parce que notre compréhension de la sécurité au travail change avec le temps. Les travailleurs ont toujours fait face, à des degrés divers, au risque de danger physique au travail. Toutefois, au cours des dernières décennies, les militants dans les milieux de travail ont attiré l’attention des gens sur les effets insidieux de l'intimidation et du harcèlement au travail, dont le harcèlement sexuel. Je suis fier de dire que le SEFPO a joué un rôle de chef de file en ce qui concerne les amendements apportés à la Loi sur la santé et la sécurité au travail de l'Ontario (LSST), afin de faire en sorte qu’elle inclue des mesures de protection contre ces dangers.

Changer les lois est une chose; les appliquer en est une autre. Et les membres du SEFPO sont eux-mêmes des chefs de file lorsqu'il s'agit de faire en sorte que les lois fonctionnent pour les travailleurs. Nous ne faisons pas que défendre nos propres membres dans nos propres lieux de travail; notre syndicat représente aussi les inspecteurs en santé et sécurité du travail du ministère du Travail qui mettent en application les lois sur la santé et la sécurité de tous les travailleurs de l’Ontario.

Malheureusement, notre gouvernement ne fait pas tout ce qu’il peut pour soutenir ces membres du SEFPO. En dépit d’une économie croissante et d’une main-d'œuvre considérablement agrandie, le nombre d’inspecteurs en santé et sécurité du travail (ils sont actuellement 400) est demeuré virtuellement inchangé depuis 2004. Et l’an dernier, la province a amendé la LSST pour permettre à certains employeurs d’éviter entièrement d’avoir à se prêter à ces inspections sanitaires et de sécurité proactives.

Notre syndicat s'est prononcé contre ces changements et nous l’avons fait chaque jour, dans les milieux de travail et ailleurs, afin d’améliorer les protections et de prévenir les accidents.

Nous aidons également nos membres à veiller à la sécurité de leurs lieux de travail. La formation sur la santé et la sécurité fait partie intégrante des activités de formation du SEFPO; et, soutenus par notre Conseil exécutif, les membres du SEFPO au sein de notre Division de la santé mentale sont désormais dans la deuxième année d’une campagne de longue durée visant à améliorer de façon permanente les conditions de travail dans les établissements de santé mentale.

En tant que syndicalistes, nous nous engageons à travailler sur tous les fronts pour faire en sorte que tous les travailleurs de l’Ontario soient en sécurité. Prenez la situation des ouvriers agricoles, par exemple. Des études ont démontré que les ouvriers agricoles signalent un plus grand nombre de décès et de blessures au travail que les travailleurs de presque n’importe quel autre secteur professionnel. Selon les données de 2016 du Programme canadien de surveillance des blessures en milieu agricole, près de deux ouvriers agricoles sont tués au travail chaque semaine au Canada et des milliers d’autres sont blessés chaque année.

C’est pourquoi il est décevant de voir que le gouvernement provincial ait ignoré la recommandation de son examen portant sur l'évolution des milieux de travail de permettre aux travailleurs agricoles et horticoles de se syndiquer.. Le mouvement syndical est aux premières lignes des efforts d’amélioration de la santé et de la sécurité au travail, et pourtant, dans une industrie si vulnérable aux blessures et aux décès, on nous interdit encore d'aider à protéger les travailleurs agricoles.

À l’occasion de ce Jour des travailleurs blessés en Ontario, les syndicats peuvent s’attribuer le mérite de ce rôle visant à rendre les milieux de travail plus sûrs et plus sains pour tout le monde, syndiqués ou pas. Mais quand on sait que près d’un quart de millions de Canadiens sont blessés chaque jour au travail, on sait aussi que notre lutte est loin d'être terminée. Aujourd’hui, engageons-nous à redoubler d’efforts pour réduire considérablement ce nombre.