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12 juin : Défendre les intérêts des enfants

Child Labourer
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Le président du SEFPO, Warren (Smokey) Thomas, a publié la déclaration suivante pour marquer la Journée mondiale contre le travail des enfants.

Le 12 juin marque la Journée mondiale contre le travail des enfants et en ce jour, chacun et chacune d’entre nous devrait songer combien nous continuons de profiter du travail des enfants.

Le travail des enfants peut sembler si loin de nous et du Canada, mais la triste vérité est qu’il ne l’est pas. World Vision estime que plus de 12 000 entreprises canadiennes importent 34 milliards de dollars de marchandises potentiellement fabriquées par des enfants.

Les Nations Unies estiment qu’environ 168 millions d’enfants sont engagés dans une activité économique, certains dès l’âge de cinq ans. Bon nombre d’entre eux n’iront jamais à l’école. Ils viennent souvent de régions qui ont connu des conflits, où instabilité politique et violence règnent. Ils viennent souvent de régions affectées de façon disproportionnée par des catastrophes naturelles.

Ces enfants devraient être en train de jouer dehors avec leurs amis et aller à l’école. Au lieu de ça, ils sont assis devant des machines à coudre et travaillent sur des lignes de production ou dans les champs. Ils cousent les poches de votre marque de jeans favorite, posent le couvercle sur le tout dernier téléphone intelligent ou cueillent vos tomates. Et ils le font habituellement pour moins de 1 $ par jour.

La bonne nouvelle est que le travail des enfants a reculé d’environ un tiers depuis 2000. Les Nations Unies ont pour objectif de le voir complètement aboli d’ici 2030, même si un tel objectif demandera de vrais pressions politiques. Pour le moment, il est difficile pour nous, consommateurs, de dire si un produit a été fabriqué en recourant au travail des enfants parce que les compagnies ne sont pas obligées de partager cette information avec le public. Il est temps qu’on les y oblige.

C'est pourquoi le SEFPO se joint à World Vision en demandant aux gouvernements de promulguer des lois qui obligent les compagnies à démontrer publiquement qu’elles ne recourent ni au travail des enfants ni au travail forcé.

Il nous reste 12 années jusqu’à la date cible de 2030, et pendant ces douze années, des millions d’enfants travailleurs seront devenus adultes, entièrement privés de leur enfance.

Nous ne pouvons pas leur demander d’attendre si longtemps.

Crédit photographique : Organisation internationale du Travail (OIT) http://www.ilo.org