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Le manque d'inspecteurs qualifiés met en danger les résidents des foyers de soins

Selon le SEFPO, les inspecteurs que le ministère de la Santé et des Soins de longue durée envoie dans les foyers de soins ne sont pas qualifiés pour faire leur travail. On expose les résidents des foyers de soins à des risques juste pour économiser sur l"inspection.

Le SEFPO dit qu"avant le 20 juillet 2010, date à laquelle les nouvelles lois sont entrées en vigueur, les inspecteurs des foyers de soins enquêtaient sur les plaintes et les incidents critiques, y compris les questions d"abus ou d"activités de la vie quotidienne, telles que les soins aux incontinents, l"hygiène, la gestion des comportements, le traitement des plaies et les chutes. L"inspection des foyers de soins exigent un examen des dossiers cliniques, des notes d"évolution, des dossiers de médicaments et du diagnostic médical des résidents.

Les deux autres types d"inspecteur, qui s"occupent de l"alimentation et de l"environnement, ne devraient se concentrer que sur les questions liées à leur domaine de formation.

« Les inspecteurs de l"alimentation et de l"environnement sont désormais chargés d"évaluer les dossiers de soins des résidents – ce qui n"est pas du tout de leur ressort », nous dit Warren (Smokey) Thomas, le président du SEFPO. « Pire encore, ces inspecteurs n"ont pas reçu de formation sur les différents logiciels qu"utilisent les foyers de soins pour passer en revue les dossiers de santé des résidents. Ils n"ont aucune idée, ou très peu, de la pertinence de ce qu"ils examinent.

Les inspecteurs environnementaux sont des inspecteurs de la santé publique certifiés, spécialistes en matière de prévention et de contrôle des infections. Ils examinent des choses telles que l"entretien, les pratiques environnementales, le contrôle des infections, la sécurité, la sécurité des bâtiments et le contrôle des insectes nuisibles.

Les inspecteurs de l"alimentation sont des diététistes agréés, qui possèdent de l"expérience en soins de nutrition et en besoins d"hydratation, en production alimentaire, planification des menus et examen des dossiers cliniques liés au poids, ainsi qu"en consommation d"aliments et de liquides, par exemple.

Entre temps, on demande à des infirmières de s"occuper d"inspections qui incluent des choses comme le contrôle des insectes nuisibles, la sécurité aux portes, l"entretien et la prévention des infections environnementales – un domaine de spécialisation normalement couvert par les inspecteurs environnementaux.

Les inspecteurs disent qu"ils doivent souvent demander à leurs collègues spécialisés de les aider à remplir leurs rapports d"inspection, afin de s"assurer de ne rien oublier. Après tout, les inspecteurs finissent par être responsables de leurs rapports.

« Le gouvernement essaie d"épargner de l"argent en recourant à des inspecteurs qui ne sont pas qualifiés pour les inspections qu"on leur demande de faire », a ajouté Thomas. « Ça fragilise le processus. »

L"an dernier, on a compté près de 6 000 plaintes et incidents critiques sur lesquels les inspecteurs ont dû enquêter. Et ça, c"est en sus des inspections annuelles plus détaillées qu"ils doivent effectuer – que l"on appelle parfois inspections de la qualité de vie des résidents, lesquelles prennent plus de deux semaines. Avec le nombre limité d"inspecteurs disponibles, beaucoup de foyers de soins devront attendre des années avec d"être soumis à une telle inspection minutieuse. La plupart des foyers de soins en Ontario ont été soumis à leur dernière inspection complète avant 2010.

La semaine dernière, le SEFPO a rapporté que le manque d"inspecteurs suffisamment qualifiés avait contribué à de longs retards dans les enquêtes des rapports de plaintes et d"incidents critiques.

La nouvelle législation promulguée au mois de juillet 2010 exige des foyers de soins qu"ils signalent de nombreux types d"incident critique différents, comme les abus et les blessures – qui doivent tous faire l"objet d"une enquête. Avec l"augmentation du nombre de plaintes relatives aux problèmes de soins aux résidents, le nombre d"inspecteurs n"a pas suivi la charge de travail.