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Les mises à pied ne devraient être utilisées qu’ « en dernier recours », dit le président Thomas aux collèges

Les mises à pied ne devraient être utilisées qu’« en dernier recours », a dit le président du SEFPO, Warren (Smokey) Thomas, au chef de la direction du Conseil des employeurs des collèges (CEC).

« Les mises à pied ne devraient être utilisées qu’en dernier recours », a écrit le président Thomas dans sa lettre du 22 mai qu’il a envoyée au chef de la direction du CEC, M. Graham Lloyd. « On parle ici de personnes en chair et en os qui ont des familles et qui vivent dans nos communautés. Elles sont indissociables de l’histoire et de la réussite des collèges.  Elles font partie intégrante de votre présent et de votre futur.  Sans leur expertise, il n’y aurait pas de réseau collégial.  »

« Tous les employeurs doivent prendre des décisions importantes concernant leur main-d’œuvre. Le SEFPO ne déroge pas à cette règle. En tant qu’employeur, nous avons certainement enregistré une baisse de revenus. Tant que les choses ne seront pas revenues à la normale, nous nous attendons à ce que ça continue.  Mais en dépit de cela, nous sommes résolus à préserver notre main-d’œuvre aussi longtemps que nous le pourrons.   Nous vous demandons de suivre cet exemple. »

Ci-dessous le texte de la lettre en entier :

Monsieur Graham Lloyd
Chef de la direction
Conseil des employeurs des collèges
130, Queens Quay East, bureau 606
Toronto (Ontario)  M5A 0P6

Monsieur le Chef de la direction,

Nous traversons une période difficile et préoccupante.  L’incertitude et l’anxiété sont aujourd’hui bien plus que des mots en vogue,  mais des préoccupations qui sont véritablement au premier plan.  Et cette incertitude touche les deux parties. Mais tout n’est pas totalement sombre et ce n’est pas le moment de réagir de manière excessive face à l’inconnu.

Tous les employeurs doivent prendre des décisions importantes concernant leur main-d’œuvre. Le SEFPO ne déroge pas à cette règle. En tant qu’employeur, nous avons certainement enregistré une baisse de revenus. Tant que les choses ne seront pas revenues à la normale, nous nous attendons à ce que ça continue. Mais en dépit de cela, nous sommes résolus à préserver notre main-d’œuvre aussi longtemps que nous le pourrons. Nous vous demandons de suivre cet exemple.

Nous comprenons que les collèges sont inquiets pour les flux de rentrées. À juste titre.  Il y a des incertitudes en ce qui concerne les inscriptions et le retour des étudiants internationaux à l’automne.  Encore une fois, l’inconnu n’est pas forcément négatif. Ce n’est pas impossible que les inscriptions augmentent, surtout si les travailleurs déplacés par la pandémie cherchent des opportunités de formation pour entrer dans la nouvelle économie émergente.

Il existe des moyens et des possibilités d’attirer les étudiants internationaux, même si cela signifie d’étudier à distance pour un temps. 

En d’autres mots, les revenus liés au trimestre d’automne sont véritablement inconnus pour le moment.

C’est la raison pour laquelle nous vous demandons de préserver la pierre angulaire de vos collèges : vos travailleurs de première ligne qui sont qualifiés et dévoués.

Les mises à pied ne devraient être utilisées qu’en dernier recours. On parle ici de personnes en chair et en os qui ont des familles et qui vivent dans nos communautés. Elles sont indissociables de l’histoire et de la réussite des collèges. Elles font partie intégrante de votre présent et votre futur. Sans leur expertise, il n’y aurait pas de réseau collégial.

Comme vous le savez, nous exerçons actuellement des pressions sur les deux paliers de gouvernement afin qu’ils travaillent ensemble et appliquent une solution pour préserver l’intégrité de l’éducation postsecondaire. Nos établissements jouent un rôle vital pour former une main-d’œuvre hautement qualifiée et maintenir notre économie à flot.

Je vous demande de travailler avec nous – les dirigeants de section locale, les exécutifs divisionnaires, le syndicat central – pour exercer des pressions fortes afin que les mécanismes de soutien adéquats soient mis en place non seulement pour préserver, mais également pour étendre le rôle du réseau collégial afin qu’il réponde aux besoins de la prochaine économie.  Pour atteindre cet objectif, aucun travailleur ne doit être abandonné au bord du chemin. 

Entre-temps, je vous demande de suspendre toutes les mises à pied planifiées jusqu’à ce que nous ayons une vision plus claire de ce que l’avenir nous réserve. Ne détruisez pas ce que nous avons bâti ensemble. Comme le dirait tout arbitre qui se respecte : « Lorsque le dentifrice est sorti du tube, il est impossible de le remettre dedans ».  Si vous avez des questions ou des commentaires, n’hésitez surtout pas à communiquer avec moi.

Veuillez agréer, Monsieur le Chef de la direction, l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Warren (Smokey) Thomas
Président du SEFPO