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Les mises à pied aux Services à l'enfance de Chatham-Kent sont une erreur judiciaire, selon le président Thomas

Societes d'aide a l'enfance
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Chatham – La section locale 148 du Syndicat des employés de la fonction publique de l’Ontario (SEFPO), qui représente les travailleurs des Services à l’enfance de Chatham-Kent, se bat contre les plans de l’employeur de mettre à pied quelque 30 membres du personnel à temps plein et à temps partiel, soit environ 20 pour cent de ses 150 employés.

« Ces mises à pied sont complètement inutiles et tout à fait arbitraires », a déclaré la vice-présidente de la section locale 148, Candice Copeland. « Certains de ces travailleurs ont 30 ans d’expérience ou plus. La seule raison que l’employeur leur donne est qu’ils ne possèdent pas de diplôme de travailleur auprès des enfants et des jeunes. »

L’employeur a annoncé qu’à partir du 27 octobre prochain, il éliminerait le soutien du placement familial, le soutien aux familles et les classifications d’accès supervisé et créerait une nouvelle classification de travailleurs du bien-être de l’enfance et de la famille, lesquels auraient besoin d’un diplôme de travailleur auprès des enfants et des jeunes. Seuls les préposés aux services de soutien à la famille seront transférés dans la nouvelle classification, avec un seul aux Services à l’enfance de Chatham-Kent ayant un diplôme de travailleur auprès des enfants et des jeunes.

Les mises à pied coïncident avec la perte de neuf postes à temps plein et d’au moins 12 postes à temps partiel dans les services de prévention suite au transfert du financement des services de la petite enfance de l'Ontario à la municipalité. Madame Copeland a qualifié les mises à pied de « double coup dur ».

« Nous savions que des changements arrivaient en ce qui concernait le financement », a-t-elle dit, « mais l’employeur nous a coupé l’herbe sous les pieds avec cette histoire de reclassification. Il ne nous a jamais dit qu’un diplôme de travailleur auprès des enfants et des jeunes serait une condition préalable à l’emploi, même pour ceux et celles qui occupent déjà les postes. Ces mises à pied, dues à l’exigence d’un diplôme spécifique après coup, sont sans précédent en Ontario. »

Madame Copeland a expliqué que les familles seraient celles qui en paieraient le plus gros prix. « L’employeur se débarrasse d’un personnel hautement qualifié et engagé, des experts dans le domaine, qui connaissent leurs clients et la communauté. Il est inévitable que cette mesure ait un impact négatif sur les enfants et les parents que nous servons. »

« Je n’ai aucune idée de ce qui a pris à cet employeur », a déclaré Warren (Smokey) Thomas, président du SEFPO. « Dire aux employés qu’ils ont besoin de qualifications supplémentaires est une chose, mais ne leur offrir aucune occasion de les obtenir en est une autre. En ce qui me concerne, c’est une erreur judiciaire honteuse. »

« L’employeur refuse d'avoir une discussion franche sur la raison véritable de cette reclassification, et sur ce qui peut être fait pour éviter ces pertes d’emploi complètement inutiles. Il a contribué à une situation traumatique et à un véritable chaos, sans raison apparente. Je demande à la première ministre de mettre un terme à ces mises à pied insensées. »

Pour plus d’information : Candice Copeland, 519-809-0656