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Les mises à pied à la Société des loteries et des jeux de l'Ontario sont une honte; la privatisation est un obstacle à l’aide

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Toronto – Non seulement les avis de mise à pied qui ont été envoyés aux travailleurs du secteur des loisirs et des jeux durant la crise de la COVID-19 constituent un nouvel exemple d’avidité, mais ils mettent également en évidence la façon dont la privatisation érode les filets de sécurité sociale qui servent à protéger les gens de la ruine financière ou pire, déclare le président du SEFPO, Warren (Smokey) Thomas.

« Tout ce que je peux faire est de hocher la tête », a déclaré le président Thomas, qui soulignait l’exemple des employés du sous-traitant privé de la Société des loteries et des jeux de l’Ontario (OLG), à Ottawa, auxquels on a montré la porte.

« À un moment où les gens ont le plus besoin d’aide, nous constatons que des travailleurs sont laissés à eux-mêmes. Les employeurs devraient faire une chose honorable durant cette crise : continuer à payer le salaire de leurs employés et maintenir la couverture de tous leurs avantages sociaux au lieu de les mettre à pied. »

La Société des loteries et des jeux de l’Ontario, avec ses bénéfices massifs, a les moyens de venir en aide à ses employés, ajoute Smokey Thomas. Au lieu de cela, elle empoche ses gains dans le seul intérêt de protéger ses bénéfices nets.

« C’est un excellent exemple qui illustre le fait que la privatisation ne fonctionne pas », explique le président Thomas. « Ces profits ont été siphonnés au détriment du public, ce qui diminue considérablement la capacité du gouvernement à venir en aide à ses citoyens. Et on se retrouve aujourd’hui avec des employeurs qui ne prennent pas soin de leurs employés et un gouvernement qui, bien que louable dans certains de ses efforts pour gérer la crise de la COVID-19, ne peut pas procurer aux Ontariens et Ontariennes l’appui dont ils ont besoin. »

Ce qui en est encore plus révoltant, c’est le fait que la Société des loteries et des jeux de l’Ontario n’a pas de problème à offrir d’énormes protections à ses gestionnaires, a ajouté le président Thomas.

« On parle d’une organisation qui vient de verser une indemnité forfaitaire de 847 000 $ à son ancien président et chef de la direction, Stephen Rigby, mais qui ne fera rien pour les travailleurs de première ligne qui sont le moteur qui fait fonctionner la machine », explique le président Thomas. « Maintenant, ces travailleurs n’ont pas d’autre choix que de dépendre de l’argent des contribuables pour recevoir du soutien – de l’argent qui n’est pas aussi abondant à cause des privatisations. »