Skip to content
news_press_releases_french.jpg

Vol à la LCBO : une mise en garde concernant la privatisation de l'alcool, selon le SEFPO

Notre LCBO: gardons-la publique!
Share on facebook
Share on twitter
Share on email

Toronto – Le président du SEFPO, Warren (Smokey) Thomas, tire la sonnette d’alarme au sujet de la privatisation de l’alcool après le vol qui a eu lieu à la LCBO de Thunder Bay, cette semaine, durant lequel un agent de sécurité a été blessé.

« Les employés de la LCBO contribuent à la sécurité de nos collectivités », a déclaré le président Thomas. « Ce sont des professionnels qui prennent au sérieux la responsabilité sociale. Si les gens pensent que les vols d’alcool sont un problème à l’heure actuelle, imaginez un peu lorsque l’alcool sera en vente libre au dépanneur du coin, sans aucune sécurité, avec seulement un employé sans formation derrière le comptoir. »  

Après avoir confronté deux individus soupçonnés d’avoir volé de l’alcool, l’agent de sécurité blessé a été transporté à l’hôpital avec des coupures à la joue et au cou.

« La vente de substances contrôlées est une activité dangereuse », a déclaré le président Thomas. « C’est la raison pour laquelle le gouvernement devrait surtout investir pour procurer une formation appropriée au personnel de sécurité. Cet agent de sécurité a fait son travail, mais aucun employé ne devrait avoir à mettre sa santé et sa sécurité – ou même sa vie – en jeu sans avoir les ressources appropriées. »

Le SEFPO – qui représente 8 500 travailleuses et travailleurs de la LCBO – réclame une formation continue et permanente pour le personnel et les agents de sécurité, y compris une formation en désescalade de la violence. Afin de veiller à ce qu’aucun employé ne travaille seul, le président Thomas dit qu’il devrait y avoir au moins deux agents de sécurité sur place qui pourraient arrêter immédiatement les auteurs dans les succursales de la LCBO.

« C’est une question de vie ou de mort », a déclaré Eduardo (Eddy) Almeida, premier vice-président/trésorier du SEFPO. « Nous avons besoin d’investir dans du personnel permanent et hautement qualifié au sein de la LCBO, et non de déléguer ce grave problème de sécurité au secteur privé, car les employeurs prennent souvent des raccourcis pour réduire les coûts. »

« Les dépanneurs fonctionnent avec un minimum de personnel », a ajouté Eduardo (Eddy) Almeida. « On ne peut pas demander à ces employés d’assumer de tels risques. Et on ne doit pas s’attendre à ce que les employeurs privés investissent dans la formation de leurs employés pour lutter contre les vols dans les dépanneurs ou les grandes épiceries. »

En ce qui concerne les vols d’alcool, le président Thomas a souligné le fait que l’expansion de la vente d’alcool aux détaillants privés équivaut à laisser entrer le loup dans la bergerie.

« C’est une recette pour provoquer un désastre de sécurité et de santé publique », a ajouté le président Thomas. « Le premier ministre semble avoir oublié que le “C” de LCBO signifie contrôle. Les architectes de la société d’État savaient ce qu’ils faisaient lorsqu’ils lui ont donné son nom. »

« Là où la sécurité de la LCBO a été augmentée, nous avons vu des résultats positifs », a conclu le président Thomas. « Il est temps de mettre l’accent sur les solutions qui contribuent à la sécurité de nos enfants et collectivités en investissant dans notre système public. » 

Renseignements : Warren (Smokey) Thomas, 613-329-1931