Skip to content
news_announcements_french.jpg

Les coupures à l'aide juridique sont une atteinte aux plus vulnérables en Ontario

OPSEU President Warren (Smokey) Thomas
Share on facebook
Share on twitter
Share on email

Le SEFPO demande au gouvernement Ford de revenir sur sa décision de réduire le financement accordé à Aide juridique Ontario (AJO). Les compressions annoncées dans le budget sont une atteinte à certaines des personnes parmi les plus pauvres et les plus vulnérables de l’Ontario. La réduction de 40 % du budget d’Aide juridique Ontario sur deux ans aura un impact dévastateur.

Grâce à ses programmes menant à un certificat légal et au système de clinique juridique, AJO fournit des services directs aux personnes qui ont besoin d’aide pour préserver leurs besoins les plus élémentaires, notamment :

  • locataires confrontés à des expulsions illégales;
  • femmes fuyant la violence domestique;
  • familles et enfants accédant à des services juridiques, y compris dans le réseau judiciaire pénal;
  • nouveaux arrivants à des emplois précaires, exploités par leurs employeurs;
  • demandeurs d’asile menacés d’expulsion vers des pays dangereux;
  • personnes vivant avec un handicap et des troubles mentaux, à qui l’on a refusé l’aide sociale;
  • accès en temps opportun à des conseils et à une représentation juridiques au tribunal;
  • accidentés du travail à qui l’on a injustement refusé une indemnisation;
  • et bien d’autres.

Les compressions contribuent également à éliminer les services liés au droit de l’immigration et à la protection des réfugiés financés par la province, mettant probablement des vies en danger. Toute réduction de ces services se traduira par une augmentation du sans-abrisme, des déportations et de la pauvreté.

L’accès à la justice n’est pas simplement un mot à la mode, c’est un principe fondamental de la démocratie. Mais en supprimant des services qui aident les personnes marginalisées à défendre leurs droits, on diminue l’accès à la justice pour les personnes qui en ont le plus besoin.

Des compressions de cette ampleur ne peuvent être faites sans l’élimination d’emplois de première ligne à AJO et dans les cliniques juridiques, ce qui signifie que le premier ministre Doug Ford manque à sa promesse qu’aucun emploi ne serait perdu.

Le SEFPO demande à M. Ford de revenir sur sa décision de réduire le financement à l’aide juridique. Nos membres s’engagent envers les communautés qu’ils servent, et nous nous organiserons à travers l’Ontario pour repousser cette attaque.

Warren (Smokey) Thomas, président du SEFPO