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Les compressions dans l'aide juridique frapperont surtout les plus démunis, selon le SEFPO

Legal Aid Ontario Office
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Toronto – Les compressions brutales qui sont prévues dans les organismes d'Aide juridique Ontario (AJO) frapperont surtout les Ontariennes et Ontariens les plus pauvres, selon le Syndicat des employés de la fonction publique de l’Ontario.

Les compressions, annoncées par David Field, PDG d'Aide juridique Ontario, pourraient concerner plusieurs milliers d'Ontariennes et d’Ontariens à faible revenu qui ont besoin de services juridiques – en particulier la couverture de la représentation juridique au tribunal. À cause d’un déficit de 26 millions de dollars, M. Field a déclaré qu'il entend réduire les coûts en fournissant des services presque exclusivement aux personnes qui font face « à un fort risque d’incarcération » Selon M. Fiel, 8 000 personnes de moins qu'en 2016 ne bénéficieront pas de la couverture à cause de ces réductions de service. On ne connaît toujours pas les conséquences de ces compressions sur les travailleurs de première ligne et nombre d’entre eux craignent le pire.

« Si l’on procède à ces compressions, des milliers de personnes devront se représenter elles-mêmes », a déclaré le président du SEFPO, Warren (Smokey) Thomas. « Elles ne courront peut-être pas un risque d'incarcération, mais elles risquent de faire face à d'autres conséquences en cas de condamnation, comme une déportation ou des amendes qu'elles n’auront pas les moyens de payer. »

« C'est inacceptable, a-t-il ajouté. Nous sommes en Ontario. Tout le monde a le droit à une représentation juridique, qu’il soit riche ou pauvre. Nous demandons à Aide juridique Ontario de suspendre les compressions jusqu'à l’obtention des résultats de la vérification externe. »

« Les employés d’Aide juridique Ontario effectuent un travail crucial pour la communauté », a conclu le président Thomas. « Nous espérons que la direction fera preuve d’une grande diligence pour soutenir le personnel qui traverse une période de stress et d’incertitude en raison des conséquences imprévisibles. Et si la direction estime qu'elle peut faire des économies en réduisant le personnel, elle devra répondre de ses actes devant les 130 000 membres du SEFPO. »

Le procureur général de l’Ontario, Yasir Naqvi, a ordonné une vérification externe lorsque l’AJO a été incapable d’expliquer un tel déficit alors qu’elle avait obtenu un financement additionnel de 86 millions de dollars au cours des deux dernières années.

Le SEFPO représente plus de 200 membres à Aide juridique Ontario qui travaillent dans les services de soutien juridique, des technologies de l’information et des finances, ainsi que des employés de première ligne qui procurent de l’aide juridique aux personnes dans le besoin.

Renseignements : Warren (Smokey) Thomas, 613-329-1931