Skip to content

Parlons d'une meilleure approche pour les soins de santé mentale

Bell: cause pour la cause
Share on facebook
Share on twitter
Share on email

Nous connaissons tous les dangers physiques de la COVID-19. Mais cette pandémie est également dangereuse pour notre santé mentale.

La perte, le chagrin. L’augmentation du stress à cause du travail et de la sécurité. L’isolement. Et les dures réalités des confinements qui ont un impact sur notre santé mentale avec des conséquences tragiques et déchirantes.

Selon le coroner en chef de l’Ontario, les décès liés à la consommation d’opioïdes ont augmenté de jusqu’à 40 pour cent depuis mars dernier. Et la demande de services dans les centres de santé mentale pour enfants et jeunes a augmenté de 20 à 100 pour cent.

Du fait que la moyenne des temps d’attente pour les services de santé mentale et de toxicomanie est de deux ans et demi, beaucoup de gens sont obligés d’aller chercher de l’aide au seul endroit où ils peuvent se rendre : nos salles d’urgence qui sont déjà très surchargées.

Il ne devrait pas y avoir de honte à être aux prises avec un problème de santé mentale ou de toxicomanie. Mais la province devrait avoir honte de la manière dont elle soutient et traite le million d’aînés, d’adultes et d’enfants qui sont en souffrance.

Le 28 janvier, à l’occasion de la Journée Bell Cause pour la cause, parlons d’une meilleure approche pour les soins de santé mentale.

Parlons des recommandations, précises et excellentes, que les membres de l’OPSEU/SEFPO ont faites au gouvernement l’automne dernier pour des services mieux adaptés à la diversité culturelle, plus de logements supervisés, plus d’équipes mobiles d’intervention d’urgence et plus de tribunaux de la santé mentale.

Parlons des consultations psychologiques de base qui ne sont pas couvertes par le régime d’assurance-maladie; on abandonne les gens au bord du chemin, à l’exception des personnes les plus riches et de celles dont l’emploi leur procure une bonne couverture santé.

Parlons du fait que les personnes qui sont aux prises avec des problèmes de maladie mentale ou de toxicomanie ne devraient pas avoir à compter sur la charité pour recevoir les traitements dont elles ont besoin; elles devraient être traitées comme si elles avaient une jambe cassée, sans avoir à payer, sans être stigmatisées.

La pandémie nous a appris que nous devons tous travailler ensemble pour protéger la santé de chacun d’entre nous. Il est temps de commencer à travailler ensemble pour protéger la santé mentale de chacun d’entre nous.

Le président de l’OPSEU/SEFPO, Warren (Smokey) Thomas
Le premier vice-président/trésorier de l’OPSEU/SEFPO, Eduardo (Eddy) Almeida