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Lettre au premier ministre concernant la protection des travailleurs de première ligne contre la transmission par aérosols de la COVID-19

COVID-19
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Le président de l’OPSEU/SEFPO, Warren (Smokey) Thomas, a envoyé aujourd’hui la lettre suivante au premier ministre de l’Ontario, Doug Ford, concernant la transmission par aérosols de la COVID-19 et la nécessité de protéger les travailleurs de première ligne.

Le 14 janvier 2021

L’honorable Doug Ford, premier ministre de l’Ontario
Salle 281
Édifice de l’Assemblée législative, Queen’s Park
Toronto (Ontario)  M7A 1A1

Objet : Protection des travailleurs de première ligne contre la transmission par aérosols de la COVID-19

Monsieur le Premier ministre,

En tant que syndicat représentant plus de 170 000 travailleurs, y compris ceux qui sont en première ligne de la crise actuelle dans les services de santé, je tiens à exprimer ma profonde préoccupation concernant la transmission par aérosols de la COVID-19 et la nécessité de procurer la meilleure protection possible aux travailleurs de l’Ontario.

La preuve est évidente : la COVID-19 peut se propager par de très fines particules. Malgré les avertissements de nombreux scientifiques, experts et organismes de premier plan comme l’Organisation mondiale de la santé (OMS), les centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CCPM) et l’Agence de la santé publique du Canada (ASPC), qui nous ont mis en garde contre ce risque, le gouvernement et les autorités sanitaires de l’Ontario continuent de faire appliquer des lignes directrices et des directives désuètes en matière de santé publique.

Les employés qui travaillent dans des environnements de travail à haut risque ont besoin d’une meilleure protection.

Comme vous l’avez fait remarquer publiquement cette semaine, nous sommes à présent confrontés à des chiffres sans précédent. Nous savons que les éclosions en milieux de travail sont un facteur important, en particulier le travail effectué dans des lieux bondés, avec des contacts étroits et dans des espaces fermés – qu’on appelle les « trois risques ». C’est pourquoi l’accès à un ÉPI approprié demeure un motif de préoccupation.

L’OPSEU/SEFPO vous demande de reconnaître la gravité de la transmission par aérosols dans la propagation de la COVID-19 et de mettre immédiatement à niveau les exigences concernant l’ÉPI dans tous les « environnements de travail trois risques », y compris, mais sans s’y limiter, dans les foyers de soins de longue durée et les écoles. Il faut au minimum un respirateur N95 pour assurer une protection contre la transmission par aérosols.

Comme vous le savez, l’Ontario avait initialement prévu des mesures de protection contre les particules en suspension dans l’air. Ces précautions ont été retirées, en mars dernier, en raison de la pénurie nationale d’ÉPI. Malgré l’incertitude et les tâtonnements scientifiques de l’époque, l’OPSEU/SEFPO avait pourtant exhorté le gouvernement provincial à la prudence. C’était, après tout, la principale leçon de la crise du SRAS. La vie de nos membres est en jeu et c’est la raison pour laquelle nous avons adopté notre propre position concernant l’ÉPI.

Cela fait maintenant un an que nous vivons avec la pandémie et nous disposons de plus d’informations et de preuves scientifiques plus solides. Il n’y a plus aucune raison pour ne pas agir. Il est temps de tenir compte de l’appel des experts (voir la lettre du 4 janvier aux autorités de la santé publique du Canada) et de mettre à jour immédiatement les lignes directrices et directives de la santé publique de l’Ontario.

L’OMS, les CCPM et l’ASPC ont tous reconnu que la transmission par aérosols de la COVID-19 est une réalité. Pourtant, à ce jour, la province n’a toujours pas mis en place de mesures de protection contre les aérosols pour les travailleurs de la santé et essentiels dans les « environnements de travail trois risques ».

Au début de la pandémie, la Chine a réduit l’exposition des travailleurs de la santé au virus en renforçant les niveaux de protection d’ÉPI, y compris l’utilisation de masques N95. Il n’y a aucune raison que l’Ontario ne fasse pas la même chose. Avec la présence du nouveau variant de la COVID-19 qui semble être plus contagieux, il est encore plus important de mettre en œuvre des précautions contre la transmission par aérosols.

Monsieur le Premier ministre, je sais que vous vous souciez des travailleurs de première ligne et que vous êtes d’accord avec le fait qu’ils méritent la meilleure protection possible. L’Ontario doit reconnaître que les « environnements de travail trois risques » sont des facteurs importants dans la propagation par aérosols de la COVID-19. Nous devons prendre toutes les précautions supplémentaires pour protéger nos héros de première ligne.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Premier ministre, l’assurance de ma haute considération.

Warren (Smokey) Thomas
Président de l’OPSEU/SEFPO

c. c.
L’honorable Christine Elliott, vice-première ministre et ministre de la Santé
L’honorable Merrilee Fullerton, ministre des Soins de longue durée
Dr David Williams, médecin hygiéniste en chef