Les travailleurs de LifeLabs déclenchent la grève

Toronto – Quelque 150 coursiers et membres du personnel de la salle de courrier de LifeLabs RGT représentés par l’OPSEU/SEFPO sont en grève ce matin après une rupture des négociations.

« LifeLabs est l’une des entreprises les plus rentables au Canada, mais elle refuse toutefois de verser un salaire de subsistance à son personnel », a déclaré le président de l’OPSEU/SEFPO, Warren (Smokey) Thomas. « Même après le dur labeur et les sacrifices de la pandémie, LifeLabs ne voit aucune raison de donner à ses travailleurs plus qu’une poignée de haricots. »

Les travailleurs de la section locale 5119 ont voté pour devenir membres de l’OPSEU/SEFPO en 2020 et cherchent à conclure une première convention collective avec LifeLabs. Les coursiers ramassent les échantillons des bureaux et les livrent au laboratoire pour analyse. Les discussions ont porté sur l’amélioration des salaires et des avantages sociaux, les congés de maladie, le statut à temps plein, le kilométrage et les vacances.

« Nous ne demandons pas la lune », a déclaré Mahmood Alawneh, président de l’équipe de négociation.

« Nous cherchons juste une rémunération décente qui nous permet de prendre bien soin de nos familles. Pour mettre du pain sur leur table, beaucoup d’entre nous sont obligés d’avoir deux ou trois emplois. Il est temps que LifeLabs partage une partie de ses profits avec les personnes qui contribuent au succès de l’entreprise. »

LifeLabs génère un chiffre d’affaires annuel d’environ 1 milliard de dollars, pendant que ses coursiers et le personnel de sa salle de courrier de Toronto doivent se contenter d’un salaire moyen de 35 000 $.

« C’est l’histoire de David et Goliath qui se répète ici », a fait remarquer le premier vice-président/trésorier de l’OPSEU/SEFPO, Eduardo (Eddy) Almeida. « D’un côté, on a un géant du diagnostic extrêmement lucratif. Et de l’autre, un petit groupe de travailleurs qui ne demandent qu’à se faire payer équitablement. Ils vivent dans la ville la plus chère du Canada, mais gagnent des salaires de famine.

« LifeLabs devrait comprendre que s’enrichir sur le dos d’une main-d’œuvre à bon marché relève de l’ère victorienne d’Angleterre, pas du 21e siècle au Canada », a ajouté M. Almeida. « Ils doivent commencer à partager les richesses avec leurs employés. »

Monsieur Thomas prévoit rejoindre le piquet ce matin à 10 h, au siège social de Lifelabs (100, boul. International, Toronto). Monsieur Thomas a demandé à Charles Brown, PDG de LifeLabs, de revenir à la table avec une offre sérieuse.

« Les travailleurs ne sont pas là, Charlie Brown, parce que vous ne voulez pas leur donner de quoi vivre décemment », a-t-il ajouté. « Diriger une entreprise de nos jours, c’est plus que veiller aux profits les plus gras possibles. Faites la bonne chose et mettez fin à cette grève ».

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