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La présidente de la section locale 604 défend les mineurs

We the North
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Janice Martell, présidente de la section locale 604 du SEFPO, se bat pour faire en sorte que les mineurs de la région de Timmins soient indemnisés pour les maladies neurodégénératives qui, à son avis, ont été causées par la poudre McIntyre qu’on leur a fait inhaler dans le cadre de leur travail.

Entre 1943 et 1979, on utilisait cette poudre d’aluminium pour protéger les mineurs contre la poussière de silice. On croyait que cette poudre, une fois inhalée, servirait de revêtement protecteur dans les poumons. La pratique était obligatoire et la poudre était donnée sans surveillance médicale et sans le consentement éclairé des mineurs. Des milliers de mineurs ont été exposés.

Aujourd’hui, de nombreuses personnes font le lien entre la poussière d’aluminium inhalée et des maladies comme la maladie de Parkinson, l’Alzheimer et la sclérose latérale amyotrophique (maladie de Lou Gehrig).

Madame Martell enquête sur ce lien potentiel depuis que son père, un mineur à Elliott Lake, a reçu un diagnostic de maladie de Parkinson. La CSPAAT a rejeté ses demandes d’indemnisation fondées sur l’inhalation de poudre McIntyre, et depuis, Madame Martell se bat pour faire reconnaître la poudre comme une cause de maladie professionnelle.

Un reportage de l’émission Fifth Estate, diffusé en janvier dernier, a mis en valeur ses efforts. Madame Martell a créé un registre volontaire appelé le Projet de la poudre McIntyre et organise une clinique d’inscription les 11 et 12 mai prochains à Timmins.

Le SEFPO couvre le coût d’un autobus pour conduire les mineurs d’Elliot Lake à Timmins pour la clinique.

Le président du syndicat, Warren (Smokey) Thomas, s’est dit extrêmement fier de Madame Martell. « Janice est une porte-parole courageuse pour les victimes de graves injustices. Elle défend sans relâche toute une génération de mineurs qui ont développé des maladies débilitantes après des décennies de labeur dans des tunnels obscurs et poussiéreux. »

« Il est grand temps que la CSPAAT reconnaisse les terribles souffrances causées par l’inhalation de poudre McIntyre et indemnise ces mineurs comme il se doit, avant que d’autres continuent de payer le prix ultime, juste pour faire leur travail. »

Lisez l’article du Northern Ontario Business pour en savoir plus sur ce que Janice Martell et le SEFPO font pour faire reconnaître les droits à indemnisation de ces mineurs.

Connexe : Le SEFPO dans les nouvelles