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Parlons Prisons 10 : L'employeur réclame des concessions

Pour cette ronde, votre équipe de négociation a décidé de ne pas inclure de questions monétaires dans les propositions initiales. Les questions monétaires seront abordées une fois que les autres questions auront été réglées.

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En conséquence, lorsque l’équipe a rencontré l’employeur, le 5 décembre dernier, nous avons échangé des propositions non monétaires. Chris Jackel, président de l’équipe de négociation des Services correctionnels, a ouvert la réunion en lisant une déclaration liminaire.

Votre équipe de négociation a présenté ses revendications non monétaires, telles qu’établies dans le cadre du processus d’établissement des revendications des sections locales, les comités des relations avec les employés du ministère (CREM), les agents des griefs et les spécialistes des pensions et des prestations. Les enjeux comprennent:

  • amélioration du langage en général
  • amélioration aux horaires à durée déterminée
  • répartition des heures supplémentaires
  • procédure de règlement des griefs et divulgation
  • amélioration et simplification de l’accès aux prestations/droits
  • charge de travail
  • dotation

Vous pouvez lire la liste complète de nos revendications ici (en anglais).

L’équipe s’est dite déçue de la proposition initiale de l’employeur, laquelle révèle un manque de sérieux en ce qui concerne les enjeux déposés par les membres de l’Unité de négociation des Services correctionnels. Nous estimons que notre proposition non monétaire initiale est raisonnable et nécessaire. Toutefois, l’employeur semble avoir quelque chose d’autre dans la tête.

L’employeur a fait une déclaration liminaire puis déposé une proposition bourrée de concessions, ne correspondant clairement pas à ses promesses réitérées à maintes reprises de « transformation des services correctionnels ». Cette proposition indique clairement que le gouvernement n’a pas l’intention de mettre fin à la crise correctionnelle.

L’employeur a également donné avis écrit sur les points suivants :

Programme de soutien à l'assiduité au travail

L’employeur a informé par écrit le président du SEFPO, Warren (Smokey) Thomas, de son intention « d’envisager de remplacer ou réviser le programme d’assiduité actuel. »

À date, les programmes de soutien à l’assiduité ne sont pas quelque chose que l’on négocie. Ces programmes entrent essentiellement dans le cadre des politiques du ministère. Le SEFPO, le CREM et votre équipe de négociation continueront de suivre tout cela de près et vous tiendront au courant au fur et à mesure des événements.

Administration externe du régime d'assurance-maladie de courte durée de l’unité de négociation des Services correctionnels

L’employeur a également informé le président Thomas par écrit de son intention « d’envisager une éventuelle administration externe du régime d'assurance-maladie de courte durée de l’Unité de négociation des Services correctionnels et éventuellement de le faire pendant la durée de la convention collective ». Bref, il semblerait bien que l’employeur veuille sous-traiter l’administration de notre régime d'assurance-maladie de courte durée (congés de maladie) à un fournisseur externe indépendant.

Congés administratifs compensatoires (CAC)

L’employeur nous a fait savoir par écrit que « les CAC accumulés mais non utilisés d’ici au 31 mars 2018 seraient payés au taux d’origine.  En d’autres termes, l’employeur a l’intention de mettre fin aux CAC à l’expiration de la convention collective courante.

Congés compensatoires

L’employeur a informé l’équipe de négociation, par écrit, que « à la date de ratification de la convention collective de l’unité de négociation des Services correctionnels, et jusqu’à nouvel avis, l’employeur n’acceptera plus de repousser la date du 31 mars 2017 pour le paiement des jours de remplacement accumulé en vertu des dispositions sur les heures supplémentaires de la convention collective. D’autre part, l’employeur n’acceptera plus d’autoriser les employés qui suivent les horaires 3.7 ou 4.7 de recevoir des congés compensatoires au lieu de la rémunération pour les heures supplémentaires travaillées ».

Cela signifie que tous les membres suivant ces horaires ne pourront plus mettre d’heures supplémentaires en banque.

Examen de certains postes dans les établissements correctionnels

L’employeur a fait savoir à l’équipe de négociation par écrit que « pendant la durée de la convention collective, le MSCSC passera en revue un certain nombre de postes dans les établissements correctionnels habituellement occupés par des agents correctionnels… et que cet exercice pourra entraîner la reclassification de certains postes ».

Nous n’avons pas d’information sur la façon dont cela peut affecter l’effectif ou sur les zones qui seront étudiées.

Il est évident que l’employeur n’a pas laissé tomber sa mentalité de l’ère des concessions. Nous ne sommes pas surpris de voir l’employeur mépriser, ignorer et prendre à la légère les conditions négatives dans nos milieux de travail. L’employeur n’est pas prêt à investir dans les premières lignes pour mettre fin à la crise correctionnelle.

Toutefois, nous restons déterminés à transformer les services correctionnels. Nous dirons à l’employeur que la véritable transformation commence avec des négociations constructives et productives et prend fin avec une solide convention collective.

C’est notre tour! Il est temps de mettre fin à la crise correctionnelle.

Solidairement,
Votre équipe de négociation des Services correctionnels