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Parlons Prisons 7 : Pause dans les négociations

Les négociations sont suspendues

En raison de l’« émission du décret d’élection », les négociations directes entre votre équipe des services correctionnels et celle de l’employeur ont été suspendues pour la deuxième fois consécutive. En d’autres mots, le gouvernement a dissout l’assemblée législative et convoqué des élections.

Pour être clair, votre équipe de négociation n’a pas choisi de suspendre les négociations. L’employeur a plutôt choisi de geler les pourparlers jusqu’à l’élection d’un gouvernement doté d’un nouveau mandat.

En conséquence, les membres de l’équipe de négociation retournent dans leurs établissements et bureaux d’origine jusqu’à la reprise des négociations, probablement à l’automne, lorsqu’un nouveau gouvernement sera en place.  Le système de courriel de l’équipe de négociation des services correctionnels est désactivé jusqu’à la reprise des négociations.

L’employeur refuse de transiger

Jusqu’à présent, les négociations ont été lentes et frustrantes. L’employeur n’a que très peu changé sa position quant à ses propositions d’ouverture, qui contiennent des concessions et des limitations concernant les droits et les acquis des membres. Malgré la réticence de l’employeur à transiger, l’équipe a continué de défendre les revendications que vous, les membres, avez formulées durant le processus d’établissement des revendications.

Dans les semaines précédant les élections, l’équipe a préparé et soumis ses revendications monétaires à l’employeur et a reçu les propositions monétaires de l’employeur.  Nos revendications et leurs propositions ne pourraient pas être plus éloignées les unes des autres. Les propositions de l’employeur comprennent des attaques et des concessions sur vos congés de maladie, vos congés compensatoires, les horaires des employés à durée déterminée, la capacité de prendre un congé légal, les avantages sociaux et plus encore.

Les Ontariennes et Ontariens vont aux urnes

Entre-temps, les membres de la Division des services correctionnels, et la population de l’Ontario, devront prendre une décision très importante : quel parti choisirons-nous pour former le prochain gouvernement? Doug Ford et le Parti conservateur sont responsables du projet de loi 124, la loi qui limite toutes les augmentations de salaire, qu’elles soient négociées ou arbitrées, à un pour cent (1 %) par année. Malgré des pressions importantes, tant dans les tribunaux que dans la rue, de la part de plusieurs syndicats, dont l’OPSEU/SEFPO, l’Association des infirmières et infirmiers de l’Ontario et le SCFP, le gouvernement Ford a refusé d’abroger ce projet de loi inconstitutionnel.

Les libéraux et le NPD ont tous deux déclaré qu’ils abrogeraient le projet de loi 124 s’ils étaient élus. Votre équipe de négociation encourage fortement tous les membres à communiquer avec leurs candidats locaux afin de déterminer leur position sur le projet de loi 124 – et de s’en souvenir au moment de voter.

Et après?

Indépendamment  de qui remportera les élections, les parties reprendront les négociations à l’automne.  Si l’employeur continue à faire de l’obstruction et à présenter des demandes déraisonnables à notre division, votre équipe est prête à soumettre nos revendications à l’arbitrage et à demander une décision juste, qui reconnaît le travail acharné que nous faisons pour la population de l’Ontario.

Solidairement,
Votre équipe de négociation des services correctionnels

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