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Le ministère du Procureur général se moque des jugements et sous-traite 650 emplois

Se bornant à refuser de se conformer aux ordres de la Commission de règlement des griefs de l'Ontario (CRG), le ministère du Procureur général a annoncé aujourd'hui même son intention de sous-traiter le travail de transcription d'environ 650 sténographes judiciaires.

« Où tout cela va-t-il donc se terminer? », a demandé Jim Jurens, un porte-parole des sténographes judiciaires de l'Ontario représentés par le Syndicat des employés de la fonction publique de l'Ontario (SEFPO). « Ces emplois finiront-ils un jour en Inde ou dans le sud des États-Unis? »

Ça fait près de 15 ans que le ministère essaie de supprimer de sa feuille de paie le travail de transcription des sténographes judiciaires, et ce, en dépit des jugements de la CRG, qui estime que le travail extrêmement délicat qu'effectuent les sténographes judiciaires dans le système de justice pénale de la province appartient légitimement et légalement aux membres de l'unité de négociation du SEFPO.

En 2006, Randi Abramsky, vice-présidente de la CRG, avait décrété que le travail de transcription des sténographes judiciaires appartenait à l'unité de négociation et qu'il était protégé par la convention collective négociée par le SEFPO avec l'employeur. Le Ministère a fait fi de sa décision en imposant des tactiques juridiques et autres manœuvres dilatoires.

En mars 2013, le vice-président Nimal Dissanayake a ordonné le ministère de mettre terme à ses violations de la convention collective et d'arrêter de traiter les sténographes judiciaires comme des travailleurs indépendants.

Suite au jugement de Dissanayake, le SEFPO a porté l'affaire devant la cour supérieure de justice, lui demandant d'ordonner au ministère de respecter la décision de la CRG.

Jurens a dit que si le Ministère parvenait à imposer sa volonté en ce qui concerne les sténographes judiciaires, leur revenu pourrait être réduit de plus de la moitié. « Si cela arrive, l'employeur verra ses propres employés perdre leurs maisons. »

Warren (Smokey) Thomas, le président du SEFPO, a dit que les actions du ministère du Procureur général ne font que servir d'exemple supplémentaire de l'arrogance affichée par le gouvernement actuel.

« Éthiquement, moralement et légalement, c'est une honte que le ministère choisisse de se moquer des jugements de la CRG impunément », a dit Thomas. « Cela ne devrait toutefois pas nous surprendre. Ce genre de comportement est typique d'un gouvernement dont l'objectif primordial est de se débarrasser des services publics. »

Renseignements :

Jim Jurens SEFPO 647-222-3855